29 mars 2018

Les Lisières - Olivier Adam

Si j'apprécie les lectures communes c'est parce qu'elles me permettent de faire baisser ma pile à lire. Quand un livre qui est resté quelques années dans ma bibliothèque s'avère un coup de cœur, je me réjouis d'autant plus. C'est ce qui s'est passé avec Les lisières d'Olivier Adam.

Paul Steiner, le double littéraire d'Olivier Adam, jouit d'une certaine notoriété en tant qu'écrivain. Il vit en Bretagne à proximité de son ex-compagne et de ses deux enfants et souffre beaucoup de cette séparation. Il retourne chez ses parents en banlieue parisienne pour aider son père vivant seul depuis l'hospitalisation de son épouse. Pour Paul c'est l'occasion de rencontrer ses anciennes connaissances mais aussi de dresser le bilan de ces années adolescentes dont il ne garde pas un très bon souvenir.

J'ai retrouvé dans ce roman les thèmes chers à Olivier Adam; un homme solitaire et fragile rattrapé par son passé, la banlieue parisienne qu'il a fuie, les côtes bretonnes et le Japon à la fois inspirants et apaisants.

D'aucuns qualifieraient ce roman de très sombre et pessimiste alors qu'il décrit la vie telle quelle est sans l'enjoliver. Certes, le portrait de la France d'aujourd'hui dressé par l'auteur n'est pas très réjouissant mais il est tellement authentique et son analyse de l'actualité et de la société françaises est si juste.

Je me suis bien sentie en compagnie de Paul Steiner, j'ai aimé son histoire et celle de sa famille, j'ai aimé sa vision du monde qui l'entoure, sa sensibilité et sa franchise. Si j'ai énormément apprécié cette lecture c'est aussi grâce au style direct de l'auteur, si reconnaissable à sa cadence et son rythme soutenus. 

Décidément, je ne me lasse pas des romans d'Olivier Adam et ça tombe bien, j'en ai encore trois dans ma bibliothèque.

J'ai partagé cette lecture avec Jostein

Flammarion - 2012 - 458 pages




24 mars 2018

Kaprysik - Mariusz Szczygieł

Nie żebym jakoś specjalnie stroniła od krótkich form literackich ale muszę przyznać, że bardzo rzadko sięgam po opowiadania, nowele czy reportaże. Te, które ostatnimi czasy przeczytałam trafiły do mnie przypadkiem, tak też było i z Kaprysikiem. Na książkę pewnie nawet nie rzuciłabym okiem, gdybym nie dostała jej w urodzinowym prezencie, który okazał się miłą, trafioną w dziesiatkę niespodzianką.

Kaprysik to zbiór krótkich sympatycznych reportaży z kobietami w rolach głównych. Te nietuzinkowe historie często anonimowych lub zapomnianych nieco bohaterek, które Mariusz Szczygieł wydobywa na światło dzienne, czytało mi się wyśmienicie. I tak możemy  między innymi poczytać o pewnej sekretarce, która wszystko skrzętnie notowała i w ciągu 50 ciu lat zapisała ponad 700 zeszytów, o dwóch przyjaciółkach, które latami ze sobą korespondowały bardzo rzadko się ze sobą widując, o pewnej znalezionej w kawiarni kartce z tajemniczą listą nazwisk. Każda z tych historii ma w sobie coś oryginalnego, frywolnego, nieprzeciętnego i wszystkie są niezwykle interesujące a opisane portrety dotatkowo wzbogaca spora ilość zdjęć. 

Do tej pory Mariusza Szczygła znalam tylko z nazwiska, choć należy on do tych nielicznych polskich pisarzy, którego książki zostały przetłumaczone na francuski. Po Kaprysiku, który zrobił na mnie bardzo pozytywne wrażenie, na pewno sięgnę po Gottland czy Zrób sobie raj.

Wydawnictwo Agora - 2017 - 208 stron

✮✮✮✮✮

18 mars 2018

Et soudain, la liberté - Evelyne Pisier ~ Caroline Laurent

Que d'éloges sur ce livre un peu particulier qui aurait pu ne jamais voir le jour. Evelyne Pisier meurt avant qu'il soit terminé et c'est son éditrice, Caroline Laurent, qui décide d'y apporter la touche finale comme elle l'a promis à celle qui était devenue son amie. J'ai moi aussi succombé à cette extraordinaire histoire de femmes, sa beauté et son originalité.

"Et soudain, la liberté" est l'histoire romancée d'Evelyne Pisier et de sa mère. Elles donnent vie aux personnages de Lucie et Mona et j'ai été fascinée par leurs destins hors du commun. On suit ces deux femmes d'exception pendant des années à travers les continents; l'Indochine, la Nouvelle Calédonie, Cuba juste après la révolution et la France des années soixante. J'ai été emportée par leur histoire; l'éveil de Mona aux idées féministes, sa soif de liberté et d'indépendance, son engagement militant, valeurs qu'elle a transmises à sa fille, tout aussi libre et engagée. J'ai adoré suivre leurs parcours marqués par des événements importants et des rencontres avec des gens remarquables.

Le récit est d'une telle fluidité qu'on a du mal à lâcher le roman auquel les interventions de Caroline Laurent apportent de la fraîcheur. J'ai apprécié ces petites parenthèses, souvent très personnelles, où elle fait part de son expérience d'éditrice devenue écrivaine. Cependant, quand elle donne quelques précisions en démêlant la réalité de la fiction, j'aurais préféré rester dans l'ignorance. 

Le roman a été élu second par les blogueurs du premier Grand Prix des Blogueurs Littéraires et si je l'avais lu avant, j'aurais certainement voté pour ce magnifique livre. J'ai eu le plaisir de le découvrir en commun avec Daphné.

Les Escales - 2017 - 448 pages





10 mars 2018

Le Roi de fer (Król z żelaza) - Maurice Druon

La nuit des béguines d'Alice Kiner, mon coup de cœur de l'année dernière, qui fait écho au procès des Templiers m'a donné envie de relire le premier volet des Rois maudits, "Le Roi de fer". Quand Ariane m'a proposé cette lecture commune, je n'ai pas hésité longtemps. J'avais découvert Les Rois maudits en version polonaise quand j’étais au lycée, il y a plus de 20 ans  déjà, et m'y plonger à nouveau des années plus tard a été un véritable plaisir.

Je ne me rappelais pratiquement plus rien des détails de l'histoire mais j'ai gardé le souvenir d'une lecture captivante se passant au Moyen-Âge, une période que j'aime beaucoup. Cette phrase décrit parfaitement bien ces temps obscurs:
"...en ces siècles où la moitié des femmes mouraient en couches, et les deux tiers des enfants au berceau, où les épidémies ravageaient l'âge adulte, où l'enseignement de l'Eglise préparait surtout à quitter la vie, et où les œuvres d'art, crucifixions, martyrs, mises au tombeau, jugements derniers offraient constamment la représentation du trépas, l'idée de la mort était familière aux esprits, et seule une manière exceptionnelle de mourir pouvait, un moment les émouvoir." 
Avec "Le Roi de fer" on pénètre dans les coulisses du pouvoir durant la dernière année du règne de Philippe le Bel: le procès des Templiers, la malédiction de Jacques de Molay, le sort des princesses adultères, la querelle d'héritage entre Robert d'Artois et sa tante Mahaut et la tentative de spoliation des banquiers lombards. Ces faits historiques et ces grandes figures du Moyen-Âge sont la trame d'une mise en scène passionnante que j'ai tout simplement adorée. 

J'apprécie beaucoup cette façon très romanesque de nous parler de la grande histoire où le vrai est enrichi par l'imaginaire. Je vais certainement poursuivre avec les tomes suivants de cette fameuse série historique dont je n'ai lu que les quatre premiers en polonais.

Je suis sûre qu'Ariane a partagé mon enthousiasme.

Le Livre de Poche - édition 46 - 2016 - 318 pages

✮✮✮✮✮

Król z żelaza. Królowie przeklęci

"Króla z żelaza" po raz pierwszy przeczytałam gdy byłam jeszcze w liceum i pamiętam, że pierwsze tomy "Królów przeklętych" pochłonęłam z wypiekami na twarzy. Z przyjemnością więc sięgnęłam po francuską wersję tego pasjonującego cyklu historycznego ponad dwadzieścia lat później, tym bardziej że większość detali umknęła mojej pamięci.

Średniowiecze to moja ulubiona epoka i Maurice Druon niezwykle barwnie opisuje te czasy wprowadzając nas na dwór Filipa Pięknego, który przyczynił się między innymi do upadku Zakonu Templariuszy. Jego ostatni mistrz po siedmiu latach niewoli ginie w 1314 spalony na stosie  rzucając klątwę na swoich trzech najbardziej znienawidzonych wrogów. Tak zaczyna się "Król z żelaza", którego lektura, podobnie jak przed laty, dostarczyła mi wielu wrażen.

Intryga goni intrygę, jest okrutnie bo autor nie stroni od szczegółowych opisów tortur ale też i namiętnie bo wątków miłosnych nie brakuje. Śledząc losy autentycznych i fikcyjnych bohaterów poznajemy prawdziwą historię Francji, którą Maurice Druon przekazał w bardzo efektowny sposób bo od książki naprawdę trudno się oderwać. Polecam nie tylko miłośnikom powieści historycznych.

Wydawnictwo Literackie - 1991 - 277 stron
Tłumaczenie Anna Jędrychowska



4 mars 2018

Les étoiles s'éteignent à l'aube - Richard Wagamese

Récemment j'ai eu l'occasion de lire en peu de temps deux livres sur les Indiens Ojibwé alors que jusqu'à présent je n'avais jamais entendu parler de ce peuple. Après LaRose, le très beau roman de Louise Erdrich, je découvre enfin "Les étoiles s'éteignent à l'aube" qui me tentait depuis pas mal de temps, j'ignorais pourtant que son auteur est lui même un Indien Ojibwé tout comme les personnages de ce roman.

A 16 ans Frank vit dans une ferme avec un vieil homme qui l'a élevé seul. Son père Eldon dont il ne sait pas grand chose est mourant et demande à Frank de l'emmener dans la montagne sauvage où il veut être enterré. Pendant ces quelques jours qu'ils passeront ensemble au milieu de la nature, Frank va apprendre qu'Eldon n'a pas toujours été cet alcoolique instable qui l'a déçu plus d'une fois. Il saura aussi qui était sa mère ainsi que ce vieil homme à qui il doit tant.

Ce périple m'a rappelé celui de L'homme de l'hiver qui a permis le rapprochement entre un père et un fils, seuls au milieu de la nature sauvage. J'ai beaucoup aimé cette histoire qui souligne l'importance de connaître ses racines familiales pour s'accomplir. Je me suis vite liée d'affection pour Frank, un garçon si mature et sensible et pourtant privé d'amour maternel, un manque qui lui a pesé beaucoup. Je me suis attachée aussi à l'homme qui l'a éduqué et ensuite à son père qui, submergé par son chagrin, a sombré dans l'alcool. Il y a beaucoup de pudeur dans ce roman au style enlevé sans bavardages inutiles ce qui fait tout son charme. 

Un roman à la fois rude et émouvant qui a séduit plus d'un lecteur. Alex, Kathel et krol l'ont beaucoup aimé aussi.

Editions Zoe - 2015 - 288 pages
Traduit de l'anglais par Christine Raguet

✮✮✮✮✮



25 février 2018

Pays provisoire - Fanny Tonnelier

Le résumé et les premières critiques de ce roman promettaient une jolie histoire et j'ai été très contente de pouvoir le découvrir grâce à l'opération Masse critique de Babelio.

Amélie Servoz est une jeune modiste qui, après avoir passé quelques années à Saint-Pétersbourg, est obligée de quitter précipitamment la Russie, en raison des troubles précédant la prise de pouvoir des bolcheviques. Le cœur lourd, elle abandonne son atelier et décide de retourner en France en contournant les pays ennemis car la guerre fait rage depuis trois ans déjà et ce périple ne sera pas des plus faciles. 

Amélie quitte la capitale russe en train en passant par la Finlande, la Suède et la Norvège, elle s'embarque sur un bateau pour l'Ecosse où elle fait escale. Ensuite, elle emprunte un caboteur jusqu'à Folkestone avant l'ultime traversée pour rejoindre les côtes françaises. 

J'ai aimé cette fuite en compagnie d'Amélie, une femme déterminée, indépendante et passionnée par son métier. Le récit de cette aventure périlleuse est entrecoupé par les souvenirs d'Amélie, son enfance à Paris auprès de parents plumassiers, ses premiers pas en tant que modiste, ses heureuses années à Saint-Pétersbourg et ses amours. 

Malgré quelques reproches que je pourrais faire; une histoire un peu trop convenue parfois cousue de fil blanc et une image stéréotypée de la Russie, ce fut une lecture assez sympathique. C'est très romanesque, l'héroïne est très attachante, les descriptions de son métier sont intéressantes et l'écriture est plaisante. Finalement, j'ai bien aimé ce premier roman en dépit de quelques imperfections.

Alma Éditeur - 2018 - 256 pages
✮✮✮✰✰



23 février 2018

Les mots qu'on ne me dit pas - Véronique Poulain

Ce petit livre déniché dans notre mini bibliothèque au travail m'a été conseillé par ma collègue qui l'a trouvé drôle et touchant. Et c'est exactement ce que je me suis dit après la lecture de cet étonnant témoignage.

C'est l'histoire d'une famille atypique. Les parents de Véronique Poulain sont sourds-muets mais elle ne l'est pas. Ce n'est pas toujours facile quand ses propres parents ne peuvent pas vous entendre mais ce n'est pas la fin du monde non plus, on peut être très heureux et on peut grandir normalement dans une famille de sourds. 

Véronique Poulain partage son quotidien, décrit son enfance et son adolescence et elle le fait avec beaucoup d'humour et de sincérité. "Les mots qu'on ne me dit pas" regorge de petites anecdotes familiales, souvent très drôles. Ses parents l'agacent parfois mais elle en est aussi extrêmement fière et ce livre en est la preuve.

J'ai adoré suivre cette famille qui me rappelle un peu la mienne. J'ai une grande tante qui est sourde-muette, ma mère et elle ont grandi ensemble et elles communiquent facilement par signes. Leurs gesticulations quotidiennes ont accompagné mon enfance polonaise mais je n'ai malheureusement jamais appris le langage des signes. Une sœur de ma grande tante, sourde-muette également, s'est mariée avec un sourd et tous les deux ont immigré en Allemagne de l'Ouest. Je ne les ai jamais connus mais ils ont eu une fille qui s'appelle Eva, comme la cousine de Véronique Poulain. Eva a épousé un français et nous nous sommes retrouvées en France à l'âge adulte. Je suis sûre que ce livre, que je ne manquerai pas de lui offrir, lui fera beaucoup de plaisir car elle aussi a grandi avec des parents sourds.

Stock - 2014 - 144 pages

18 février 2018

Bieguni (Les Pérégrins) - Olga Tokarczuk

Olga Tokarczuk jeszcze mnie nigdy nie zawiodła i byłam pewna, że "Bieguni" to będzie kolejna literacka uczta. Lekturę zaplanowałam wspólnie z Sentinelle z zaprzyjaźnionego francuskojęzycznego blogu by tego samego dnia podzielić się wrażeniami po przeczytaniu tej wyróżnionej nagrodą Nike książki, która doczekała się również francuskiego przekładu.

O ile wspaniała proza tej jednej z moich ulubionych polskich pisarek nie była dla mnie zaskoczeniem, to temat  no i przede wszystkim jego ujęcie byly dla mnie sporą niespodzianką. "Biegunów" trudno określić czy zakwalifikować. To nie jest jedna historia, to zbiór wielu dłuższych i krótszych opowieści, anegdot, przemyśleń mających wspólny mianownik. Wszystkie bowiem łączy podróżowanie a Olga Tokarczuk zafascynowana tym fenomenem pokazała nam różne jego oblicza bo człowiek niesiony najprzeróżniejszymi motywacjami podróżuje od zawsze i nic nie jest w stanie go zatrzymać. Podróżować można na wiele sposobów; w dosłownym tego słowa znaczeniu przemieszczając sie z jednego punktu do drugiego, z jednej półkuli na drugą, z wyspy na stały ląd, piechotą, statkiem czy samolotem. Podróżować też można w czasie cofając się w przeszłość czy wnikając w głąb ludzkiego ciała by odkryć jego tajemnice.

To niezwykle bogate w treść literackie spoiwo łączące osobiste przeżycia, fikcję i historię, zmyślonych bohaterów i autentyczne postaci zadziwia swą oryginalnością, erudycją ale przede wszystkim mistrzowskim przekazem. Książka do wielokrotnego czytania, uniwersalna, ponadczasowa, do której na pewno jeszcze kiedyś wrócę.

Wydawnictwo Literackie - 2007 - 460 stron



✮✮✮✮✮

Les Pérégrins

Olga Tokarczuk est l'écrivaine polonaise la plus primée et sans aucun doute ma préférée, elle ne m'a encore jamais déçue. Voici l'un de ses romans les plus connus qui a reçu le prix Nike (équivalent polonais du Goncourt) et l'un des six traduits en français. Je voulais le découvrir depuis longtemps et j'étais ravie de partager cette lecture avec Sentinelle.

Rien à voir avec Sur les ossements des morts qui a été pour moi un coup de cœur. "Les Pérégrins" est un livre inclassable qui m'a éblouie par son érudition sans parler de l'écriture qui m'a encore une fois épatée. C'est un étonnant mélange de récits, d'anecdotes et de réflexions sur le voyage. Un phénomène qui fascine l'auteure et dont elle nous livre les différentes facettes. On peut se déplacer d'un endroit à un autre, d'un continent à un autre, à pied, en avion, en bateau mais on peut aussi voyager dans le temps ou à l'intérieur du corps humain pour découvrir ses secrets. 

Depuis son origine l'homme est en perpétuel mouvement et Olga Tokarczuk nous décrit ses motivations dans un patchwork d'images, d'apparitions et de souvenirs. De courtes histoires tenant sur quelques pages, parfois seulement quelques lignes, des personnages fictifs ou réels forment un ensemble riche et original. J'ai beaucoup aimé ce livre, si différent de mes lectures habituelles. Sans début ni fin, on peut y piocher à volonté pour se régaler de l'imagination de l'auteure, de son intelligence et de son talent à nous livrer un texte à la fois profond et accessible. 

Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas à vous rendre sur le site des Editions Noir sur Blanc et le blog de  Sentinelle dont le billet est précédé de très intéressants carnets de lecture.

Editions Noir sur Blanc - 2010 - 390 pages 
traduit du polonais par Isabelle Jannès Kalinowski 






11 février 2018

LaRose - Louise Erdrich

Ne connaissant Louise Erdrich que de nom, je me réjouissais de pouvoir découvrir son dernier roman dont le résumé m'a plus qu'intriguée. J'ai reçu ce livre grâce au partenariat du Picabo River Book Club, un club de lecture sur Facebook qui met en avant la littérature nord-américaine, et je suis partie en voyage dans une Amérique qui m'était inconnue, celle des Indiens Ojibwé.

Nous sommes dans le Dakota du Nord en 1999. L'histoire débute par un terrible accident qui emporte Dusty, un petit garçon de 5 ans, tué au cours d'une chasse. C'est Landreaux, un Indien Ojibwé qui a tiré par erreur sur Dusty, le fils de son ami et voisin, Peter Ravich. Pour consoler les parents effondrés, Landreaux et sa femme Emmaline décident de leur donner leur propre fils, LaRose, comme le voulait une vieille coutume indienne.

Avec ce beau roman Louise Erdrich nous plonge non seulement dans le quotidien de deux familles indiennes touchées par un drame mais aussi au cœur de l'histoire d'un peuple en voie de disparition. Nous accompagnons LaRose aux côtés de ses quatre parents, ses frères et sœurs mais nous remontons aussi plus d'un siècle et demi dans le temps pour connaître l'histoire de la première LaRose, un prénom qui sera transmis ensuite de génération en génération.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance un peu particulière de ce roman, un mélange d'histoire, de rêves, de traditions et de banalités de la vie. J'ai aimé suivre les personnages dans leurs peines, leurs questionnements, leurs doutes, leur joies et voir comment ils évoluent. L'écriture de Louise Erdrich est puissante mais aussi pleine de grâce et je ne manquerai pas de découvrir les autres romans de cette grande écrivaine américaine.

Albin Michel - 2018 - 528 pages
traduit de l'américain par Isabelle Reinharez


✮✮✮✮✰


 chez Enna
Picabo River Book Club


4 février 2018

L'homme de l'hiver - Peter Geye

Je pense que ce roman ne se serait jamais retrouvé entre mes mains, s'il n'avait pas été mis en avant par le Picabo River Book Club, un club de lecture sur Facebook consacré à la littérature nord-américaine. "L'homme de l'hiver" fait partie de ces livres "discrets" noyés dans l'avalanche de titres de chaque rentrée littéraire et je suis très contente de l'avoir découvert.

L'histoire commence avec la disparition de Harry Eide qui a fugué et ne sera jamais retrouvé. Il est atteint probablement de la maladie d'Alzheimer, même si ce terme n'est jamais utilisé. Nous sommes dans le Minnesota, à Gunflint une petite ville perdue entre quelques milliers de lacs, près de la frontière canadienne. On fait connaissance avec Gus, le fils de Harry et Berit, celle qui l'a toujours aimé. C'est grâce aux échanges entre Gus et Berit que nous connaîtrons l'histoire de la famille Eide. Berit se remémore son arrivée dans le Minnesota où elle a été envoyée par son père pour travailler dans un bureau de poste et s'occuper de la mère de Harry. Gus se rapelle l'hiver 1963, l'année où son père a décidé de l'emmener dans une longue excursion à la découverte de la nature sauvage.

J'avoue que je n'ai pas été conquise dès le début. Il m'aura fallu un peu de temps pour entrer dans cette histoire entrecoupée de nombreuses descriptions de la nature tout aussi belle et majestueuse que hostile et impitoyable. En semaine où je n'ai pas beaucoup de temps pour lire ma lecture a été souvent interrompue ce qui m'a probablement empêchée de l'apprécier dès les premières pages, d'autant plus que le rythme est plutôt lent. Le roman m'a vraiment captivée au moment où cette escapade dans les contrées sauvages a pris son sens. A partir de ce moment-là je suis allée au bout d'une seule traite ce que l'arrivée du weekend a rendu possible. 

J'ai aimé Berit, son dévouement et son amour infaillible pour Harry, j'ai aimé son histoire et celle de la famille Eide, étroitement liée à l'arrivée des immigrés norvégiens au XIX siècle. J'ai été prise d'affection pour Gus, son courage et son admiration pour son père. J'ai finalement pris goût à pénétrer dans une Amérique qui m'est peu connue et que l'auteur, originaire du Minnesota, décrit à merveille. 

J'ai eu le plaisir de découvrir ce roman en commun avec Kathel


Actes Sud - 2017 - 367 pages 
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Rabinovitch


✮✮✮✰✰

                                                    chez Enna

28 janvier 2018

Drugi koniec świata - Małgorzata Sobieszczańska

Po raz kolejny właściwie przypadkowo wybrana książka, która najpierw przyciagnęła mnie swoją okładką, okazała się bardzo przyjemną lekturą. Lubię takie niespodzianki. Tym samym literacki początek roku mogę uznać za bardzo udany.

Małgorzata Sobieszczańska zabiera nas do przedwojennego Nowogródka, a dokładniej do Mirabilli, malutkiej osady, gdzie  kilka rodzin tworzy zadziwiającą wielowyznaniową wspólnotę żyjąc w zgodzie i przyjaźni i modląc się do swojego Boga w wybudowanej własnymi siłami malutkiej wiejskiej kaplicy

Joanka i jej starsza siostra Olga wychowują się w katolickiej rodzinie, Olga jest młodą urzedniczką, Joanka marzy by zostać aktorką. Wojenna zawierucha pokrzyżuje plany nastolatki zafascynowanej Juliuszem Osterwą a Olgę zmusi do opuszczenia w pośpiechu ukochanej Mirabilli. W powojennej Polsce kilkuletnią a później kilkunastoletnią Olę samotnie wychowuje oddana jej całym sercem ciocia. Współcześnie, Joasia jest początkujacą, z trudem wiążącą koniec z końcem aktorką. Naprzemiennie śledzimy ciekawe losy babki, mamy i wnuczki, stopniowo odkrywając skomplikowane rodzinne relacje.

Bardzo szybko się wciągnęłam w lekturę tej kilkupokoleniowej sagi, której głównymi bohaterkami są kobiety. Ich wplecione w historyczne dzieje perypetie są niezwykle pasjonujące i za każdym razem z ciekawością do nich powracałam. Poza troche idyllicznym obrazem przedwojennej Mirabilli, autorka nie koloryzuje nie szczędząc nieszczęść naszym bohaterkom. Życie je nie rozpieszcza wciąż kładąc kłody pod nogi i zmuszając do niełatwych decyzji.

Podsumowując, poruszająca i naprawde dobrze napisana rodzinna historia, którą oczywiście bardzo polecam.

Wydawnictwo Literackie - 2017 - 512 stron

✮✮✮✮✮



26 janvier 2018

Challenge Petit Bac


Pour la 3ème année consécutive je me suis inscrite au challenge Petit Bac organisé par Enna. Le but de ce challenge est de trouver des titres qui comportent un mot correspondant à une des 11 catégories. Pour le réussir il faut remplir au moins une ligne et cette année je vais essayer d'en finir au moins 2. 

Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas à aller sur le blog d'Enna. Si vous voulez vous inscrire vous n'avez que quelques jours pour le faire, les inscriptions seront closes le 1er février. Voici les catégories de 2018 et mes propositions de titres:

PRÉNOM 
Luz ou le temps sauvage (Luz jak światło)
Le Mystère Henri Pick
LIEU
Les lisières
Les délices de Tokyo

ANIMAL
Les filles au lion
D'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds

OBJET
L'amour de pierre


COULEUR
Sucre noir
La servante écarlate

DÉPLACEMENT/ MOYEN DE TRANSPORT
Eleanor Oliphant va très bien


PASSAGE DU TEMPS
L'homme de l'hiver
En attendant demain

TITRE MOT UNIQUE
Abigaël
Constellation

MOT POSITIF 
Et soudain, la liberté
Le gang des rêves

ART
La valse des arbres et du ciel
Le chant du rossignol

GROS MOT (facultatif)
Attachement féroce