12 novembre 2017

Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer

Je n'avais pas du tout prévu de lire ce roman mais de passage à ma médiathèque il était exposé avec d'autres nouveautés de la rentrée littéraire. Il a eu d'excellentes critiques et après avoir lu la quatrième de couverture, je n'ai pas résisté à la tentation. 

L'auteur se glisse dans la peau de Magda Goebels et imagine ses derniers jours dans le bunker avant l'issue que tout le monde connaît. Il revient sur son enfance, sa jeunesse et sa gloire en tant que première dame du Reich comme s'il cherchait dans son passé l'origine de ses actes. Le passé d'une mère qui empoisonne ses six enfants avant de se donner la mort et d'une fille qui laisse mourir son beau-père dans un camp de concentration.

Ce roman n'est pas que l'histoire de Magda Goebels, c'est aussi celle des marches de la mort, de tous ces prisonniers des camps évacués de force devant l'avancée de l'armée russe. On fait connaissance avec  Judah, un jeune hongrois, Fela, une jeune polonaise et sa petite fille Ava. Tous les trois échappent au massacre de Gardelegen où plus de 1000 rescapés des camps sont brûlés vifs dans une grange. J'ignorais cette terrible histoire à laquelle le roman fait écho, tout comme l’existence du block A 24 à Auschwitz, la baraque des prostituées de force et le courage d'une sage-femme, Stanisława Leszczyńska, qui a pu éviter la mort à de nombreux bébés, nés dans le camp.

Ces deux récits sont entrecoupés de lettres d'un père à sa fille qui lui raconte son terrible quotidien en captivité et qui ne comprend pas son silence.

Un peu sceptique au début, surtout à cause de l'écriture un peu hachée et de ses phrases courtes, mon intérêt grandissait au fil des pages. L'histoire des rescapés des camps est bouleversante, la petite Ava qui découvre la vie en liberté est très attachante. Le roman est une fiction vraisemblable à partir de faits historiques avérés et l'angle choisi par l'auteur pour raconter ces événements est très original. Au final, une belle découverte.

Les Editions de l'Observatoire - 2017 - 304 pages

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7 novembre 2017

Un funambule sur le sable - Gilles Marchand

Quand j'ai vu que ce roman figurait parmi la sélection des Matchs de la Rentrée de Price Minister, je n'ai pas hésité longtemps à faire mon choix. J'ai voulu le lire parce qu'il a enthousiasmé de nombreux lecteurs mais aussi parce qu'il parle du handicap. Sujet qui me concerne en tant que mère d'un enfant pas tout à fait comme les autres.

Stradi est un petit garçon un peu différent, il est né avec un violon dans la tête. Un handicap qui ne se voit pas trop de premier abord mais qui le met à la marge de la société. Dès son plus jeune âge il est obligé de faire des efforts pour s'intégrer. Avec l'aide de ses parents et grâce à sa persévérance il réussit à être scolarisé. Il se lie d'amitié avec Max qui souffre comme lui du rejet des autres à cause de son boitement.

J'avoue que j'appréhendais un peu cette lecture, je craignais que cet aspect loufoque du roman me déplaise. Quand l'absurde est poussé trop loin je décroche mais Gilles Marchand a su garder un équilibre entre le réel et l'imaginaire et j'ai finalement passé un agréable moment en compagnie de Stradi.

C'est un joli conte moderne sur le handicap et le regard des autres dans cette société faite de règles et de normes qui n'aime pas trop la différence. Une belle illustration de tous les efforts de la part des handicapés et de leur entourage pour se faire une place et faire évoluer le regard des autres. C'est enfin une touchante histoire d'amour et d'amitié, pleine de tendresse et de douceur, bien mise en valeur par l'écriture de Gilles Marchand, particulièrement agréable à lire.

Aux forges de Vulcain - 2017 - 354 pages


31 octobre 2017

Hotel Varsovie. Klątwa lutnisty - Sylwia Zientek

"Hotel Varsovie" jest świetnym przykładem na to co w literaturze lubię chyba najbardziej; saga w połączeniu z historią czyli fikcyjne losy pewnej rodziny na tle burzliwej przeszłości. Sylwii Zientek udało się to zrobić po mistrzowsku. Naprawdę miałam problem żeby książkę odłożyć na bok, co w tygodniu jest koniecznością i z utęsknieniem czekałam na weekend by na nowo pogrążyć się w lekturze.

Dzieje warszawskich hotelarzy na przestrzeni trzech epok pochłonęly mnie bez reszty. Losy królewskiego lutnisty na dworze Wazów i świeżo przybyłej do siedemnastowiecznej Warszawy młodej Kaliny sa równie pasjonujące jak perypetie rodziny Żmijewskich u schyłku bankructwa dwieście lat później. Stworzone przez autorkę postaci są niezwykle barwne a jednocześnie bardzo wiarygodne. Z ciekawością przewracałam każdą stronę śledząc świetnie przemyślaną intrygę ale też i zapoznając się z interesującymi szczegółami z historii Polski i Warszawy.

Sylwia Zientek barwnie odtworzyła obraz stolicy sprzed szwedzkiego potopu czy pod rosyjskim zaborem. Sporo w niej błota ale i też pięknych, nie istniejących juz niestety, magnackich posiadłości, jest o biedocie ale też i o życiu na królewskim dworze. Powieść jest napisana w bardzo zgrabnym i plastycznym stylu,  z rozmachem a zarazem z dbałością o szczegóły. Trudno mi było się od niej oderwać i z niecierpliwością czekam na kolejne tomy tej bardzo obiecującej rodzimej sagi.

WAB - 2017 - 608 stron

28 octobre 2017

Kolej podziemna (Underground Railroad) - Colson Whitehead

Z licznych recenzji i po przeczytaniu pierwszych stron "Kolei Podziemnej" spodziewałam się poruszającej powieści, która wywrze na mnie niemałe wrażenie. Tak się jednak nie stało, z jednej strony ciekawy i oryginalnie potraktowany temat nawiązujący do okresu niewolnictwa i sieci przerzutowej niewolników, z drugiej główna bohaterka i styl pisarski, do których nie mogłam się przekonać.

Cora rodzi się jako niewolnica i wychowuje na plantacji bawełny w Giorgi, do której po wieloletniej niewolniczej tułaczce trafia babka młodej dziewczyny. Porzucona przez zbiegłą z farmy matkę, może liczyć tylko na siebie i jak większość niewolników marzy o wolności. Gdy jeden ze współtowarzyszy niedoli proponuje jej wspólną ucieczkę na północ, Cora nie zastanawia się zbyt długo, doskonale zdając sobie sprawę, na jakie naraża się ryzyko. 

Opisując losy Cory, której jedynym celem jest pozostawienie jak najdalej za sobą znienawidzonego południa, autor zabiera nas w ryzykowną i pełną cierpień przeprawę, nie szczędząc nam drastycznych scen opisujących okrucieństwa z czasów niewolnictwa. Fikcyjna kolej podziemna, symbolizująca utworzony przez abolicjonistów szlak przerzutowy z południa na północ, początkowo mnie nieco zdezorientowała. Przewracając kolejne strony książki stopniowo się przekonałam do takiego, muszę przyznać oryginalnego, potraktowania tematu. Kolej podziemna jako parabola usianej cierpieniem ale też i pełnej determinacji drogi do wolności. Biały człowiek przedstawiony jako żądny krwi zdobywca Ameryki, ciemiężca Indian i Afrykańczyków ale też i ten, który kolej podziemną stworzył i napędzał.

Mimo cierpień, których doznała Cora, trudno mi było się do niej przywiązać. Oprócz nienawiści, do własnej matki, tak naprawdę niewiele dowiadujemy się co czuje. Nie sposób jej nie współczuć ale miałam problem, zeby wykrzesać choć odrobinę do niej sympatii. Zapewne takie było założenie pisarza by nie popaść w przesadny melodramat ale trochę mi to przeszkodziło w odbiorze. Nie zachwycił mnie też zwyczajny i niczym się nie wyróżniający według mnie język pisarza. Podsumowując, ciekawa, dająca do myślenia i wbrew pozorom bardzo aktualna lektura ale po nagrodzonej Pulitzerem powieści, spodziewałam się naprawdę czegoś więcej.

Albatros - 2017 - 387 stron - tłumaczenie Rafał Lisowski


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Underground Railroad

Ce roman de la rentrée littéraire est paru pratiquement en même temps en Pologne, je l'ai d'ailleurs acheté à l'aéroport en rentrant des mes vacances, c'est donc dans sa version polonaise que je l'ai découvert. Au vu de nombreuses critiques élogieuses que j'ai pu lire avant, je m'attendais à un coup de cœur, sinon une lecture bouleversante qui me resterait longtemps en mémoire. 

Cora est née esclave dans une plantation de coton dans le sud des Etats-Unis. Abandonnée par sa mère qui a réussi à s'enfuir, la fillette est obligée de se débrouiller toute seule dès son plus jeune âge. Elle rêve de liberté et quand Caesar, un des esclaves, lui propose de s'évader avec lui, elle n'hésite pas très longtemps tout en sachant qu'elle risque sa vie si elle est capturée.

"Underground Railroad" est un long voyage périlleux à travers l'Amérique esclavagiste et l'histoire de Cora est un enchaînement de souffrances et de faux espoirs. L'auteur ne fait aucune concession à la réalité et il dépeint toute sorte d'atrocités infligées aux esclaves. Cette accumulation d’horreurs m'a beaucoup marquée. 

Pour symboliser le réseau clandestin d'aide aux esclaves en fuite, l'auteur a eu l'idée d'utiliser un chemin de fer souterrain. Une sorte de parabole d'un long chemin vers la liberté, plein de souffrances mais aussi d'espérance comme la lumière aperçue au bout du tunnel. Ce concept m'a un peu déstabilisée au début mais finalement j'y ai adhéré en le trouvant assez original. 

Par contre, j'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Cora. Difficile de rester indifférente à son sort, j'ai bien sûr éprouvé de la compassion mais sans plus. C'est peut-être intentionnel de la part de l'auteur qui ne voulait pas tomber dans le mélodrame mais je trouve que les personnages manquent d'épaisseur. Un autre reproche concerne le style du roman qui manque selon moi de fluidité, en tout cas il ne m'a pas convaincue.

En somme, une lecture assez mitigée, certes bouleversante, non dénuée d'intérêt et faisant écho aux activités actuelles des suprématistes blancs mais je m'attendais à davantage de ce roman récompensé par le Prix Pulitzer.

Albin Michel - 2017 - 416 pages - traduit de l'américain par Serge Chauvin

14 octobre 2017

Charlotte - David Foenkinos

J'ai aimé "Les souvenirs", le seul roman de David Foenkinos que j'ai lu avant de découvrir "Charlotte". J'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'auteur l'année dernière au salon du livre de poche de Saint Maur. A cette occasion il m'a dédicacé un exemplaire de son roman pour lequel il a obtenu le Prix Renaudot en 2014. 

Avec "Charlotte" on plonge dans l'intimité de Charlotte Salomon, une jeune peintre berlinoise d'origine juive, déportée et disparue à Auschwitz en 1943. Une enfance et une adolescence stigmatisées par une série de suicides dans sa famille, dont celui de sa mère, et plus tard par la montée en force du nazisme. David Foenkinos nous relate ses études aux Beaux Arts puis sa fuite dans le sud de la France ce qui n'a pas pu la protéger d'une mort tragique. Une vie et une oeuvre marquées par la souffrance qui ont fasciné l'auteur au point qu'il a suivi les traces de la jeune femme en se rendant dans les endroits qu'elle avait fréquentés.

Une forme particulière et un style épuré font que les phrases résonnent plus longtemps en nous. Un bel hommage à une jeune artiste talentueuse au destin tragique auquel je ne suis pas restée insensible. Un très beau texte, poignant et empreint de tendresse, d'admiration et de compassion.

Folio - 2016 - 256 pages


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Charlotte

David Foenkinos jest jednym z najpopularniejszych francuskich pisarzy. W Polsce zostało przetłumaczonych kilka jego powieści, i chyba najbardziej znaną jest sfilmowana "Delikatność". Za "Charlotte" autor otrzymał w 2014 roku jedną z najbardziej prestiżowych francuskich nagród literackich "Prix Renaudot", według mnie jak najbardziej zasłużoną.

"Charlotte" to opowieść o Charlotte Salomon, młodej niemieckiej malarce pochodzenia żydowskiego, która w wieku 26 lat zginęła w Auschwitz. Autor opisuje jej niełatwe dzieciństwo i młodzieńcze lata naznaczone piętnem samobójczych śmierci, które dotknęły jej rodzinę, w tym również jej własną matkę. To także trudny okres ze względu na zataczający coraz większe kręgi faszyzm, co zmusza tę jedną z najbardziej utalentowanych studentek Akademii Sztuk Pięknych do przerwania studiów i późniejszej ucieczki na południe Francji. 


"Charlotte" nie jest typową biografią o życiu i dziele Charlotte Salomon. Książka jest swoistym hołdem dla wielkiego talentu i wyrazem, w zasadzie trudnej do wytłumaczenia, fascynacji pisarza dla młodej artystki. który wyruszył jej śladami by odwiedzić miejsca, w których przebywała. Ciekawa jest również forma jaką David Foenkinos wybrał by podzielić się swoją wręcz adoracją dla artystki. Każde zdanie, napisane od nowej linii, nadaje im większy wydźwięk, a sam tekst robi tym sposobem niemałe wrażenie. Bulwersująca, budząca wiele emocji lektura.

Wydawnictwo Sonia Draga - 2015 - 260 stron - tłumaczenie Bożena Sęk


8 octobre 2017

La nuit des béguines - Aline Kiner

J'aime le Moyen-Âge et sans être une experte, c'est ma période préférée de l'histoire. C'est peut-être pour cette raison que ce roman a attiré mon attention parmi l'avalanche de nouveautés de la rentrée littéraire. J'ai eu la chance d'assister à une séance de dédicaces précédée d'une petite présentation du livre par l'auteure. Aline Kiner a parlé de son dernier roman avec beaucoup de passion et m'a donné encore plus envie de le découvrir.

Je suis assez sensible à tout ce qui touche à la liberté de la femme. Des béguines je ne savais pas grand chose, c'est donc avec beaucoup d'intérêt que je me suis plongée dans l'univers de cette communauté laïque créée par le roi Saint Louis qui lui accordait des libertés et des privilèges plutôt rares pour cette époque.

Aline Kiner construit son histoire autour de personnages fictifs et réels au moment où cette liberté est menacée par le pouvoir grandissant de l'Inquisition et des clercs qui "n'acceptent pas qu'il y ait parmi les béguines des personnalités cultivées, lesquelles s'emparent des écritures et de la prédication." C'est pour avoir écrit "Le miroir des âmes simples et anéantis" que Marguerite Porete, une des béguines, est brûlée vive sur la place de Grève à Paris en 1310, l'année où cette histoire débute. Le béguinage parisien prospère plutôt bien, on fait connaissance avec nos héroïnes auxquelles forcément on s'attache. On aime Ysabel pour sa sagesse et son érudition d'herboriste, la dame Ade pour sa discrétion et sa délicatesse et enfin Maheut la Rousse pour sa fougue et son indépendance.

J'ai adoré cette promenade littéraire sur les traces des béguines parisiennes au temps de Philippe le Bel. L'intrigue est prenante, le contexte historique est très bien dépeint et l'écriture d'Aline Kiner est subtile et soignée. C'est plein de saveurs et de parfums de l'époque, on y trouve du raffinement et de la barbarie, du savoir et de l'obscurantisme. C'est un très beau roman sur la condition de la femme au Moyen-Âge et cette communauté libre. Il existe très peu de sources sur les béguines mais l'auteure a su très bien les exploiter pour écrire une histoire à la fois passionnante et enrichissante.

Liana Levi - 2017 - 336 pages
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4 octobre 2017

Mes livres voyageurs

Il y a peu de romans polonais qui ont eu la chance d'être traduits en français. A part Zygmunt Miłoszewski, auteur des polars à succès, la littérature polonaise contemporaine est peu ou pas du tout connue du grand public. Faire découvrir les auteurs polonais a été l'une de mes motivations pour créer ce blog. 

Quand je tombe sur la traduction française d'un roman polonais, c'est plus fort que moi, je l'achète mais c'est en original que je les lis. Souvent j'en possède donc deux exemplaires et je vous propose de découvrir à votre tour trois romans polonais que j'ai beaucoup aimés.

La version française de chaque roman est à votre disposition. Il suffit qu'après votre lecture vous partagiez vos impressions sur votre blog (si vous en avez un) ou sur l'un des réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram). J'aimerais beaucoup que ces livres voyagent entre les lecteurs passionnés, qu'ils soient lus et commentés.

Il s'agit de trois romans dont j'ai parlé sur le blog récemment pour les deux premiers:

La fiancée de Bruno Schulz d'Agata Tuszyńska,

Sonia d'Ignacy Karpowicz et

Sur les ossements des morts d'Olga Tokarczuk, une des écrivaines polonaises les plus connues et les plus primées. Ce roman qui a été un de mes coups de cœur de l'année dernière, a été récemment porté à l'écran par la réalisatrice Agnieszka Holland et le film a été sélectionné candidat polonais aux Oscars. J'ai eu l'occasion de le voir l'été dernier et je l'ai beaucoup aimé. En attendant la version française, vous pouvez visionner la bande annonce en anglais.




Si un de ces trois romans vous tente, n'hésitez surtout pas à me le demander. "Sonia" a déjà fait son premier voyage et attend son prochain lecteur, "La fiancée de Bruno Schulz" et "Sur les ossements des morts" sont impatients de partir.

1 octobre 2017

Concours - tirage au sort

Vous étiez 9 participants au jeu. Pour chaque partage sur un des réseaux sociaux, une chance supplémentaire d'où 13 tickets dans ma petite corbeille.

Bravo à lireetcourir qui a été tiré au sort et merci à tous pour votre participation.




30 septembre 2017

Nos années sauvages (Nie posiadamy się ze szczęścia) - Karen Joy Fowler

Tous ceux qui ont lu ce roman et qui ont partagé leurs impressions de lecture savent qu'il est n'est pas facile d'en parler et le résumer est quasiment impossible. Je me rappelle avoir lu pas mal de chroniques le concernant et je félicite tous ceux qui m'ont donné envie de l'acheter.  "Stupéfiant", "bizarre" ou "déroutant" ont été les adjectifs le plus souvent employés. Il est vrai que la surprise a été totale et je répéterai après les autres que c'est un roman assez insolite et je suis très contente de cette découverte.

C'est l'histoire d'une jeune femme pas tout à fait comme les autres, de sa famille un peu particulière et de l'intensité des liens familiaux. Il y est question des souvenirs d'enfance et de la perception des événements passés, différente pour chaque individu. Le roman n'est pas dénué d'humour ni de personnages un peu cocasses ce qui ne nuit pas à sa profondeur. Je l'ai aimé pour l'originalité de l'histoire et de la forme. 

C'est un livre plein de charme dont je ne parlerai pas davantage pour préserver le plaisir de sa lecture à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Quelques citations:
Le coucher de soleil qu'on voit sera toujours plus beau que celui qu'on ne voit pas. 
La parole est un moyen de communication si imprécis que je me demande parfois pourquoi nous nous donnons tant de mal.
Les mots prononcés transformaient le savoir individuel en savoir commun, et une fois qu'on avait sauté le pas, il n'y avait pas de retour en arrière possible.
Il y a des moment pour se plaindre de nos parents et il y a des moments pour les remercier.
Presses de la Cité - 2016 - 368 pages  - traduit de l'américain par Karine Lalechère.

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NIE posiadamy SIĘ ZE SZCZĘŚCIA


Ci, którzy książkę już przeczytali wiedzą, że niełatwo cokolwiek o niej napisać by nie zdradzić o czym i o kim opowiada. Przeczytałam sporo opinii na jej temat i "zaskakująca", "dziwna", "niespotykana "to były słowa, które powracały w nich najczęściej. Dziś, gdy poznałam historię "Nie posiadamy się ze szczęścia" mogę tylko potwierdzić, że książka jest rzeczywiście osobliwa a jej lektura była dla mnie sporym zaskoczeniem.

Jest to historia Rosemary, która tylko z pozoru wydaje się być zwyczajną młodą kobietą, historia pewnej rodziny, nietypowej i niepodobnej do innych. Powieść o tym jak wielką rolę odgrywają wczesne lata dzieciństwa, o tym jak różnie odbieramy te same słowa czy wydarzenia i jak mogą one zaważyć na naszym życiu. Sporo w niej humoru, niecodziennych sytuacji, nieszablonowych postaci ale też i głębokich refleksji na temat rodzinnych więzów i postrzegania świata. Książka, którą polubiłam za oryginalność treści i formy i która na pewno jest warta przeczytania.

Wydawnictwo Poradnia K - 2016 - 352 strony - tłumaczenie Kamila Sławińska


24 septembre 2017

2 ans du blog et concours - Drugie urodziny i konkurs

C'est en septembre 2015 que je publiais mon premier court billet. A l'origine, ce blog créé dans l'intention de laisser une trace de mes lectures, il est devenu petit à petit un véritable lieu d'échanges franco-polonais. Vos commentaires que j'apprécie tant me motivent à continuer l'aventure, chronophage mais tellement enrichissante. 

Pour fêter les 2 ans de mon blog je vous propose un petit concours qui vous permettra de gagner peut-être le dernier roman de Zygmunt Miłoszewski dédicacé par l'auteur que j'ai eu la chance de rencontrer récemment. Pour cela il vous suffit juste de me dire dans le commentaire pourquoi vous aimeriez lire Inavouable. N'hésitez pas à partager ce concours sur les réseaux sociaux, vous augmenterez vos chances. Le gagnant sera tiré au sort dimanche prochain. C'est à vous!




Pierwszy wpis na blogu pojawił się dwa lata temu. Utworzony z zamiarem spisania wrażeń z moich lektur, tak naprawdę nie miałam sprecyzowanego pomysłu jak blog ma wyglądać. Z czasem wszystko się jakoś samo dotarło. Dwujęzycznych wpisów coraz więcej, polskich czytelników też, co mnie bardzo cieszy, podobnie jak każdy komentarz w rodzimym języku. Mam nadzieję, że starczy mi motywacji by kontynuować tę czasochłonną ale jakże satysfakcjonującą literacką przygodę. 

By jakoś uczcić te drugie urodziny proponuję wam mały konkurs, w którym będziecie mieli okazję wygrać jedną z trzech proponowanych przeze mnie książek. Oto one:

Czwarta ściana - Sorj Chalandon
Nie moje życie - Emmanuel Carrère
Vernon Subutex 1 - Virginie Despentes


O książkach autorstwa znanych francuskich pisarzy pisałam na blogu i szczerze je wam polecam. By spróbować szansy, wystarczy gdy napiszecie w komentarzu, którą powieść chcielibyście przeczytać i dlaczego właśnie tą. Szczęśliwego zwycięzcę wylosuję w niedzielę 1 go pazdziernika. Książkę wysyłam wyłącznie na terenie Polski. Będzie mi miło gdy podzielicie się konkursem z waszymi znajomymi na facebooku, instagramie czy twitterze.



20 septembre 2017

Bezcenny (Inavouable) - Zygmunt Miłoszewski

Zygmunt Miłoszewski jest bez wątpienia najczęściej ostatnio tłumaczonym na francuski polskim pisarzem. Jego trylogia z prokuratorem Szackim cieszyła się tu sporym powodzeniem. Jak będzie z "Bezcennym", tego jeszcze nie wiem, bo książka ukazała się zaledwie parę dni temu ale pierwsze recenzje są obiecujące. Sam pan Zygmunt właśnie odbywa promocyjną kilkudniową trasę po Francji, jak zawsze w towarzystwie swego równie utalentowanego tłumacza Kamila Barbarskiego i tym razem udało mi się zamienić z nimi parę słów podczas jednego z paryskich spotkań.

"Bezcenny" zabiera nas w karkołomną podróż po Europie i za ocean i co jak co ale pisarzowi na pewno nie można odmówić rozmachu. Umiejętnie skonstruowana intryga wokół zaginionych podczas wojny obrazów i handlu dziełami sztuki, rodzinne sekrety, wartka akcja, szaleńcze gonitwy, nowoczesne technologie to na pewno duże zalety tej porywającej powieści sensacyjno szpiegowskiej. "Bezcenny" to takie skrzyżowanie Kodu Leonarda Da Vinci z Panem Samochodzikiem. Jest światowo, czasami nawet aż za bardzo ale są też i prowincjalne klimaty. Są superbohaterowie i czarne charaktery ale też i zwyczajni mieszkańcy Przemyśla.

Byłoby idalnie bo książka jest napisana w polubionym z trylogii o prokuratorze stylu i czyta się ją wyśmienicie ale według mnie autor racząc nas mało prawdopodobnymi sytuacjami momentami trochę przesadził, że o końcówce nie wspomnę. Naprawdę nie wiem co o niej myśleć, może trzeba ją potraktować z przymrużeniem oka albo odebrać jako swego rodzaju parodię powieści sensacyjno szpiegowskiej? Książka spodoba się amatorom gatunku, ja też mimo wszystko przeczytałam ją z przyjemnością choć brakowało mi trochę ponurej olsztyńsko sandomierskiej atmosfery z kryminalnej trylogii, którą wspominam z dużą nostalgią.

WAB - 2013 - 496 stron
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INAVOUABLE

Ces derniers temps Zygmunt Miłoszewski est sûrement l'auteur polonais le plus traduit en français. J'ai beaucoup aimé sa trilogie avec le procureur Szacki et j'ai profité de mon séjour en Pologne pour me procurer son dernier roman en version originale alors que la traduction française vient tout juste de paraître. 

Dans "Inavouable" l'auteur a choisi de nous emmener dans un périlleux voyage en Europe et en Amérique même s'il n'abandonne pas complètement la province polonaise. L'intrigue autour des tableaux disparus pendant la dernière guerre est très intéressante. Je ne me suis pas ennuyée en compagnie de nos (super) héros plutôt attachants, entre les trafics des œuvres d'art, les courses poursuites et les secrets de famille. Le talent de l'auteur à nous tenir en haleine et à rendre cette lecture addictive est indéniable, son style teinté d'humour et légèrement moqueur est facilement reconnaissable.

J'avoue tout de même que certaines situations m'ont paru un peu trop rocambolesques, y compris le dénouement qui est tellement improbable que je me suis demandée pourquoi l'auteur est allé si loin. En imaginant cette fin c'est comme s'il voulait, en quelque sorte, parodier le roman d'espionnage. Malgré ces quelques reproches, je trouve ce livre plutôt distrayant et j'ai passé un très bon moment de lecture, même si le côté bougon du procureur et la morosité de la province polonaise des romans précédents m'ont un peu manqué.

Fleuve Editions - 2017 - 608 pages - traduit du polonais par Kamil Barbarski





14 septembre 2017

Narzeczona Schulza (La fiancée de Bruno Schulz) - Agata Tuszyńska

Po raz pierwszy o książce usłyszałam, gdy pojawiła się wzmianka o jej nominacji do dwóch prestiżowych francuskich nagród literackich. Choć powieść Agaty Tuszyńskiej nie została nagrodzona, sama nominacja była juz sporym wyróżnieniem. I to była w zasadzie moja jedyna motywacja do jej przeczytania. O Brunonie Schulzu mało co wiedziałam, poza tym że jest autorem "Sklepów cynamonowych" i Sanatorium pod Klepsydrą", tytułów znanych mi zresztą tylko ze słyszenia. Było to też moje pierwsze spotkanie z prozą Agaty Tuszyńskiej, mimo że to jej nie pierwsza przetłumaczona pozycja na francuski.

Mało kto słyszal o Józefinie Szelińskiej i jej czteroletnim związku z drohobyckim artystą i pisarzem i ujęcie tematu z tej perspektywy jest niezwykle interesujące i oryginalne. Agata Tuszyńska zręcznie snuje opowieść o Brunonie Schulzu przez pryzmat tego krótkiego narzeczeństwa stawiając na pierwszym planie tę, która żyła w cieniu zamordowanego przez hitlerowców pisarza. 

Choć sporo możemy się z książki dowiedzieć o życiu i twórczości artysty, najwiekszą jej zaletą jest sposób w jaki autorka połączyla fakty z fikcją literacką. Lubię gdy wyobraźnia pisarska uzupełnia i wzbogaca trudną do zweryfikowania rzeczywistość. Agacie Tyszyńskiej wyszło to po mistrzowsku bo wiarygodnie wciela się w postać i intymny świat zagadkowej Juny. Niezwykle ciekawe są fragmenty nawiązujące do życia literackiego przedwojennej Polski. Trudno też pozostać obojętnym na tragiczne losy polskich Żydow podczas okupacji czy szerzący się antysemityzm w komunistycznej Polsce. Tę niezwykle poruszającą i naładowaną emocjami historię o miłości, straconych złudzeniach, samotności i tworzeniu dodatkowo wzbogacają wplecione w tekst zdjęcia i rysynki Brunona Schulza. Niezapomniana lektura.

Wydawnictwo Literackie - 2015 - 324 strony
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La fiancée de Bruno Schulz

Ce n'est pas le premier roman d'Agata Tuszyńska traduit en français mais c'est le premier à être nommé au Prix Femina et Prix Médicis 2015 ce qui m'a motivée à le découvrir. Je savais très peu de choses sur Bruno Schulz, auteur des fameux recueils de nouvelles "Les Boutiques de cannelle" et "Le sanatorium au croque-mort". J'ignorais l'existence de Józefina Szelińska qui pendant quatre ans a fréquenté l'artiste. 

C'est par le prisme de cette liaison que l’auteure aborde la vie et l'oeuvre de cet écrivain et dessinateur polonais d'origine juive. J'ai appris pas mal de choses sur Bruno Schulz, la vie littéraire de la Pologne d'avant guerre, ses contacts avec Witold Gombrowicz, Stanisław Witkiewicz, Zofia Nałkowska, les grandes figures de la vie artistique polonaise de l'époque. L'auteure aborde également le sort tragique des Juifs polonais pendant l'occupation et l'antisémitisme dans la Pologne communiste. 

Ce qui est tout de même le plus intéressant dans cette biographie romancée c'est l'aisance avec laquelle Agata Tuszyńska s’immisce dans la vie intime de Juna (Józefina) dont on sait très peu de choses. J'aime bien quand la fiction s’entremêle avec les faits connus, quand l'imagination littéraire comble les lacunes de l'histoire. Agata Tuszyńska le fait à merveille ce qui rend ce roman vraiment passionnant. 

Un roman enrichissant et chargé d'émotions que je suis contente d'avoir découvert. Dommage que la version française soit dépourvue de photos et de dessins de Bruno Schulz présents dans l'édition originale.

Si ce livre vous intéresse il peut voyager jusqu'à chez vous. Il suffit juste que vous le commentiez sur votre blog (si vous en avez un) et/ou sur les réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram etc).

Grasset - 2015 - 400 pages - traduit du polonais par Isabelle Jannès-Kalinowski
Quatrième de couverture:« Józefina Szelinska, dite Juna, fut entre 1933 et 1937 la fiancée de Bruno Schulz, peintre et écrivain de génie, âme tourmentée, assassiné en 1942 dans sa ville natale de Drohobycz, en Pologne. Elle fut sa compagne et sa muse. Mais Bruno Schulz était incapable d’aimer, sinon de vivre. Accaparé par sa seule véritable passion – son œuvre –, il devait inexorablement s’éloigner de Juna, et du monde. Elle ne l’oublia jamais, et continua de vivre avec son fantôme jusqu’à sa propre disparition, en 1991. De cette histoire, elle ne dit rien, à personne, pendant près d’un demi-siècle. Après guerre, à la rubrique “état-civil” des formulaires, elle écrivait : “seule”. Voilà pour les faits. Tout le reste n’est que le jeu de l’histoire, de la mémoire et de l’imagination. » – A. T.





10 septembre 2017

Sońka (Sonia) - Ignacy Karpowicz

Myślęże gdybym przypadkiem nie trafiła na "Sońkę" przetłumaczoną na francuski, pewnie nigdy książki Ignacego Karpowicza bym nie przeczytała. Często do moich rąk trafiają powieści polskich pisarzy, które doczekały się francuskiego przekładu. Skoro tak się stało, zapewne mają w sobie coś co sprawia, że warto się nimi zainteresować. Staram się je zawsze czytać w oryginale i z "Sońką" było podobnie. Nie mogłam się powstrzymać od zakupu francuskiej wersji ale cierpliwie poczekałam aż w moje ręce wpadnie pięknie wydany polski egzemplarz powieści.

Książkę czytałam nieśpiesznie delektując sie prozą Karpowicza podczas dwóch wakacyjnych dni. Jeszcze teraz od czasu do czasu ją sobie podczytuję, na przemian po polsku i po francusku. Nie sposób nie wzruszyć się tą przejmującą historią o miłości z góry skazanej na porażkęTrudno pozostać obojętnym na tragiczne losy Sońki w niełatwych wojennych czasach i w miejscu, gdzie kobiece życie niewiele było warte. Zachwyca jej szczerość, prostolinijność, mądrość życiowa i siła przeżycia. 

"Sońka" to pięknie wymalowany portret kobiecy, oryginalnie przekazany bo autor umiejętnie lawiruje pomiędzy deskami teatralnymi a małą wioską na Podlasiu. Ta narracyjna płynność czasowo-przestrzenna mnie bardzo pozytywnie zaskoczyła i dopełniła zachwytu nad opowieścią o zadziwiającej Sońce.

Wydawnictwo Literackie - 2014 - 208 stron


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Sonia

Cet auteur polonais, je ne le connaissais que de nom et un jour je suis tombée par hasard sur la traduction française de "Sonia". Depuis, ce livre était en attente de lecture dans ma bibliothèque. Cet été, en Pologne, je me suis procuré la version originale. D'ailleurs, c'est souvent comme cela que je fais de belles découvertes en littérature polonaise. Si un livre a la chance d'être traduit en français, je me dis qu'il s'agit d'un bon roman et en général c'est la cas.

"Sonia" est l'histoire d'un amour tragique aux temps de guerre, court, intense et sans avenir. Difficile de rester indifférent au triste sort de cette vieille femme qui se confie à Igor, un metteur en scène, dont la voiture tombe en panne dans un coin perdu de la Pologne. Sonia n'a pas échappé à la misère, la violence et les horreurs de la dernière guerre. Elle se croit pourtant chanceuse d'avoir vécu l'amour de sa vie. C'est un beau portrait d'une femme passionnée, forte et courageuse qui m'a beaucoup touchée. 

La narration d'Ignacy Karpowicz nous balade tout en finesse d'un village perdu jusqu'aux planches d'un théâtre de la capitale polonaise où l'histoire suit son cours. J'ai beaucoup apprécié la fluidité avec laquelle on passe d'un lieu à l'autre, parfois même sans s'en rendre compte. C'est un petit bijou qui se déguste tout en douceur le temps d'une journée.

Ce livre vous tente? Vous avez envie de découvrir Ignacy Kasprowicz, un jeune écrivain polonais? C'est très simple. Si vous vous engagez à lire et commenter ce roman sur votre blog (si vous en avez un) et/ou sur les réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram), il peut voyager jusqu'à chez vous. Si vous êtes plusieurs à vouloir le lire et en parler (j'espère en bien), j'en serai ravie. J'aurais un peu de mal à m'en séparer mais il sera sûrement mieux entre les mains de lecteurs passionnés que dans ma bibliothèque où je vais ranger mon exemplaire polonais.

Noir sur Blanc - 2017 - traduit du polonais par Caroline Raszka-Dewez - 192 pages
Quatrième de couverture: 
« L’invité prit tout son temps pour déplier le petit paquet. D’abord, un peu étonné, et curieux aussi, il le soupesa. Il n’était pas bien lourd, sauf que ce qui est important ne pèse jamais bien lourd. »
Un chiffon ensanglanté et un vieux chien au collier marqué de lettres gothiques, une histoire perdue dans la plus terrible des guerres, une histoire de haine et d’humiliation, mais avant tout une histoire de désir et d’amour interdit, puissant, inconcevable, qui fait fi de tout le reste.La Mercedes d’un jeune metteur en scène de Varsovie, Igor Grycowski, tombe en panne à l’entrée d’un hameau de Podlachie. Sonia, une petite vieille dont l’unique fortune est une vache, invite l’étranger dans sa chaumière, lui verse du lait et se met à lui raconter sa vie. Igor saisit en un éclair que le destin de Sonia offre la matière d’une pièce sur le grand, l’impossible amour. Sonia a grandi sans sa mère, elle a été battue et violée par son père, forcée comme une bête aux travaux domestiques. De la sueur, des larmes et du sang, jusqu’à l’arrivée des Allemands dans son village en juin 1941… Mais il apparaît peu à peu que l’histoire de cette passion ne nous parvient pas directement : Igor la traduit à mesure, et surtout il lui applique le langage et les formes du théâtre à la mode. Le lecteur se méfie – c’est bien ce qu’attend de lui Ignacy Karpowicz.