11 novembre 2018

Aleja Niepodległości (Allée de l'Indépendance) - Krzysztof Varga

"Aleja Niepodległości" ukazała się po francusku w 2015 roku a więc kilka lat po polskiej premierze. Jakiś rok później książka znalazła sie w mojej bibliotece gdy przypadkiem trafiłam na nią w księgarni. Polską wersję zakupiłam w zeszłym roku i znów upłynęło kilka miesięcy zanim w końcu zabrałam się za jej lekturę i muszę przyznać, że tę napisaną 8 lat temu satyrę na polską post komunistyczną rzeczywistość czytało mi się wyśmienicie.

Nie spoileruję treści gdy zdradzę, że główny bohater książki Krystian Apostata ginie w katastrofie lotniczej bo autor uśmiercił go już na pierwszej stronie. Ciąg dalszy to historia jego czterdziestoparoletniego życia przed feralnym lotem. To także opowieść o zawartej w dzieciństwie przyjaźni między tym niedoszłym artystą, alkoholikiem samotnie spędzającym noce przy filmach porno i wykreowanym przez media królem parkietu Jakubem Fidelisem. Te dwa skrajnie różne życiorysy, osadzone w Polsce sprzed i po upadku komunizmu, są potraktowane z dużą dozą ironii, którą autor posługuje się po mistrzowsku.

Kipiąca z każdej strony i zaserwowana w najlepszym stylu drwina jest na pewno dużym atutem powieści. Pisarzowi uda o się w niej także umiejętnie połączyć nostalgię i czarny humor; beznadzieję i szarą rzeczywistość równoważy parodia i komizm sytuacji.

Książka o straconych złudzeniach i o kruchości ludzkiej egzystencji, która ma zawsze ten sam koniec; jakkolwiek potoczy się nasze życie śmierć jest nieunikniona i w większości przypadków to nie my decydujemy o tym kiedy i w jaki sposób nas dopada. A gdy nadchodzi koniec zapada "dziwna, niekończąca się cisza". Trudno nie zgodzić się z Andrzejem Stasiukiem, dla którego "Aleja Niepodległości" jest "straszna i zarazem bardzo śmieszna. Melancholijna i bezlitosna."

Moje pierwsze i na pewno nie ostatnie spotkanie z prozą Krzysztofa Vargi.

Wydawnictwo Czarne - 2010 - 270 stron









Allée de l'Indépendance

Comme cela m'arrive assez souvent, je découvre un auteur polonais en tombant sur la traduction française de son livre. J'ai mis un certain temps à me procurer sa version originale qui est parue en Pologne en 2010. Quand je l'ai ouvert je ne savais pas du tout à quoi je devais m'attendre et cela commençait plutôt bien:

 " Lorsque le Boeing 767 de la compagnie aérienne polonaise LOT explosa en plein vol au dessus de l'Atlantique, Krystian Aposta était déjà complètement soûl. Et même, il était bourré comme une pute, totalement niqué par l'alcool, sérieusement déchiré ou encore raide défoncé. Son état juste avant l'explosion de l'avion était digne de toutes les expressions vulgaires ayant trait à l'ébriété dont est capable la langue polonaise, au reste peu inventive".

Je ne vais pas spoiler si je vous révèle que le personnage principal Krystian Aposta périt dans cette catastrophe aérienne, on le sait depuis le début. La suite de ce roman est l'histoire de sa vie et de son ancienne amitié avec Jakub Fidelis, une star des médias alors que Krystian n'est qu'un artiste raté alcoolique. Une enfance et une adolescence semblables dans la Pologne communiste deviennent deux existences différentes dans la Pologne d'aujourd'hui. Si on ressent une certaine nostalgie quand l'auteur remonte dans le temps, il n'en est rien quand il décrit les années suivant l'effondrement du régime communiste en 1989.

J'ai adoré cette satire de la réalité polonaise post communiste dont l'écrivain se moque ouvertement. L'ironie dont il se sert à merveille est présente dans chaque page de ce roman à la fois drôle et tragique. Cette histoire bien ancrée dans le paysage polonais est beaucoup plus profonde et universelle qu'elle en a l'air. Un livre sur les illusions perdues, le sens de la vie et sa fragilité. Quoi qu'on fasse sur cette terre, la mort est inévitable et dans la plupart des cas ce n'est pas nous qui choisissons le moment et la façon dont nous quittons le monde des vivants. Un livre intelligent, bien écrit et une fin surprenante. Un nom que j'ajoute volontiers à ma liste des auteurs polonais préférés.

J'ai quitté ma Pologne natale à l'âge de 25 ans, mon avis est forcément très subjectif. J'aimerais beaucoup connaître le vôtre. Si la lecture de ce roman vous tente, mon exemplaire français est à votre disposition si vous voulez bien publier votre avis sur votre blog et/ou les réseaux sociaux. 

Les Editions Noir sur Blanc - 2015 - 264 pages - traduit du polonais par Agnieszka Żuk


Résumé de l'éditeur:

L’allée de l’Indépendance est l’artère qui relie le centre-ville de Varsovie à ses banlieues sud. Elle traverse Mokotów, un quartier que Krystian Aposta quitte rarement. Il y est né en 1968 et il y est resté. En secondaire, à l’école catholique Saint-Augustin, il s’est lié avec Jakub Fidelis, un garçon du quartier qui lui ressemblait tant qu’on pouvait les confondre. Mais bien vite leurs destins divergent. Fidelis connaît une célébrité fulgurante, il est le danseur que les télés s’arrachent, il fait la une des magazines, tandis qu’Aposta s’enfonce dans l’échec et doit bientôt admettre qu’il est un peintre raté, un de ces artistes conceptuels dont le talent a fait long feu : il passe désormais ses jours à boire et à traîner sur les sites pornos. Entre les deux hommes, il y a Kasia, une éternelle jeune fille à la recherche du grand amour. D’abord ensorcelée par la noirceur d’Aposta, elle finit par rejoindre Fidelis, dont le visage, comme celui de Dorian Gray, échappe aux ravages du temps.
L’allée de l’Indépendance : ce nom sonne amèrement pour la génération de l’auteur et de ses personnages, ceux qui ont eu vingt ans lors de l’émancipation de la Pologne en 1989. Cette liberté tant attendue, qu’en ont-ils retiré ? Qu’ont-ils été capables d’en faire ? Quelles autres chaînes ont remplacé celles de l’idéologie ? Les noms évocateurs des protagonistes, leurs illusions et leurs épreuves, tout nous porte à considérer cette histoire comme une parabole moderne et cruelle sur le sens de la vie.

28 octobre 2018

Miss Sarajevo - Ingrid Thobois #MRL18

Voici un roman de la rentrée littéraire dont on a très peu parlé et c'est bien dommage. Sélectionné par Antigone, une des cinq marraines des Matchs de la Rentrée Littéraire de Rakuten, je ne regrette pas du tout de l'avoir choisi parmi les quinze romans proposés.

Joaquim est un reporter de guerre qui vit dans un petit appartement parisien entre deux voyages, où rien n'a changé depuis des années. Appelé par un notaire qui lui apprend la mort de son père avec lequel il n'a plus de contact, il se rend à Rouen, sa ville natale. Il n'y est pas retourné depuis l'enterrement de sa mère il y a plus de vingt ans. Dans le train les souvenirs, souvent douloureux, resurgissent: son enfance, le suicide de sa sœur Viviane, la maladie de sa mère, l'absence de son père, son amour pour Ludmila et son séjour à Sarajevo en guerre. Grâce à l'alternance d'images et d'événements qui ont marqué et façonné sa vie d'adulte on plonge dans le passé intime de Joaquim.

Beaucoup de non dits et de souffrances dans ce petit roman qui n'est pas certes des plus joyeux mais qui m'a beaucoup plu. Une multitude de thèmes abordés: des relations familiales compliquées, la mort, la maladie, l'absurdité de la guerre. J'ai beaucoup aimé cette succession de tableaux, d'un chapitre à l'autre on passe de la perte de sa sœur après un suicide à son amour pour Ludmila, une réfugiée bosniaque, de l'enfance de Joaquim au vécu du siège de Sarajevo où se prépare un concours de beauté. De courts chapitres comme les flashs d'un appareil photo, d'ailleurs on y trouve pas mal de références à la photographie.

Malgré la cruauté de la vie qu'il décrit et la tristesse qui s'en dégage, ce roman est empreint d'une certaine douceur, la beauté de l'écriture y est sûrement pour quelque chose:
Photographier, ce n'est pas raconter la vérité. C'est délimiter par un champ  l'opération d'exister, et la fixer. C'est inventer un monde de gestes dépourvus de leurs conséquences: un éclair sans la foudre, une chute sans impact...
On ne peut pas cesser d'être photographe, de même qu'un écrivain ne peut rien opposer à sa porosité au monde, ni à ce double foyer qui lui sert de regard. Mais il arrive, pour toute sorte de raisons, que l'on choisisse, momentanément ou définitivement, de ne plus écrire, de ne plus photographier.
On ne conserve jamais que des traces de nos expériences fondatrices, des clichés flous, des images en apesanteur, si fragiles qu'à s'en saisir on risquerait de les pulvériser. Faute d'étalonnage au moment de les vivre, elles dérivent dans la mémoire et peinent à s'y fixer.
Le voyage, à vingt ans, est une éblouissante leçon d'humilité et l'école la plus formatrice. L'âge venant, il amène à poser sur le monde le constat de sa finitude.
Le temps n'est qu'un drap jeté sur les souvenirs, qu'une saut de vent suffit à découvrir.
Ce n'est ni le courage ni la détermination qui auront guidé ses pas de pays en pays, de ville en ville, de conflit en conflit, de risques en risques, mais l'impossibilité de demeurer immobile avec le souvenir de Viviane et la nécessité de la rechercher de corps en visage, de terre en mer, de bruit en silence.
Le père de Joaquim et Viviane était cet homme à l'affût, posté en lisière d'une famille qu'il avait construite comme malgré lui, ou bien par accident, et qu'il regardait souvent comme un corps étranger, une greffe à sa vie.
Buchet - Chastel - 2018 - 222 pages


21 octobre 2018

Kolonia Marusia - Sylwia Zientek

Między pierwszym a drugim tomem sagi o warszawskich hotelarzach, która mnie zachwyciła postanowiłam sięgnąć po jedną z wcześniejszych powieści Sylwii Zientek. Wybór padł na Kolonię Marusię, która nawiązuje do mordów dokonanych na Polakach przez Ukraińców na Wołyniu w 1943 roku.

Dopiero w trakcie lektury zorientowałam się, że autorka w książce opisuje własną rodzinną historię. Przeczytawszy raz jeszcze opis z okładki dotarło do mnie, że Sylwia, pisarka a wcześniej prawniczka, matka trójki dzieci to nie kto inny ale Sylwia Zientek. W tym momencie lekka konsternacja bo zawsze z rezerwą podchodzę do osobistych zwierzeń autorów. Ciekawość wzięła jednak górę i książkę od tego momentu dokończyłam jednym tchem.

Sylwia Zientek umiejętnie wplotła dzieje własnej rodziny w tragiczną wołyńską historię. Opisując na przemian krwawe wydarzenia sprzed ponad siedemdziesięciu lat, swe wspomnienia w komunistycznej Polsce i całkiem współczesne czasy, autorka pozwala czytelnikowi odetchnąć od bestialstwa i okrucieństwa tamtych zbrodni. Nielicznym udało się uciec, do tych wybranych przez los należeli dziadkowie Sylwii Zientek, którzy na czas umknęli ukraińskim prześladowcom. Te tragiczne losy odcisnęły swoje piętno na psychice matki autorki, którą obrazy z przeszłości prześladowaly przez całe życie i które na zawsze ją naznaczyły. Tę traumę sprzed lat swoim zachowaniem i opowieściami w jakims też stopniu przekazała własnym córkom.

Ta bardzo osobista książka, pełna bolesnych wspomnień jest swego rodzaju zdystansowanym spojrzeniem na własną rodzinę, na stosunki łączące autorkę z matką i na własne życie. Wszystko to wpisane w tragiczną historię Polaków na Wołyniu, o której nie możemy zapomnieć w hołdzie dla tysięcy pomordowanych. Gorąco polecam.

WAB - 2016 - 240 stron



19 octobre 2018

Nos souvenirs sont des fragments de rêves - Kjell Westö


J'ai eu la chance de gagner ce roman dans un concours, ainsi j'ai eu l'occasion de lire pour la première fois un auteur finlandais. J'aime beaucoup les sagas et la quatrième de couverture qui parlait d'une histoire portée par "un souffle irrésistible" était plus qu'alléchante.

Le narrateur, un écrivain quinquagénaire nous confie son histoire. Enfant, il se lie d'amitié avec Stella et Alex Rabbell, une fratrie issue d'une riche famille d'entrepreneurs, il ne se doute pas alors que sa vie entière sera marquée par cette relation. 

Nous suivons les différentes étapes de la vie des personnages, une enfance pas toujours tendre, une adolescence parfois tumultueuse jusqu'à l'âge adulte un peu plus sage. Des années soixante-dix jusqu'à nos jours c'est le portrait de toute une génération et de toute une époque qui nous est merveilleusement dépeint.

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui m'a fait penser au roman de Jens Christian Grondahl "Les portes de fer" où le narrateur, arrivé à l'âge mûr, dresse le bilan de sa vie et des amours qui l'ont enrichie.

A la fois un roman d'apprentissage et une histoire d'amour cette saga a été aussi la découverte d'un pays que je connaissais mal, ses paysages et son climat, ses mœurs et ses deux langues (suédois et finlandais). Riche et romanesque à souhait ce pavé se dévore, j'ai eu vraiment du mal à le lâcher et à chaque fois je m'y replongeais avec plaisir. Une très très belle découverte.

Editions Autrement - 2018 - 600 pages 
Traduit du suédois par Jean-Baptiste Coursaud





7 octobre 2018

Żeby nie było śladów - Cezary Łazarewicz

Co mogłabym dodać od siebie na temat szeroko komentowanego i nagrodzonego Nike reportażu Cezarego Łazarewicza? Na pewno fakt, że od tej pory rok 1983 nie będzie mi się już tylko kojarzyl z pierwszą w moim dziesięcioletnim życiu podrożą do stolicy i to, że lektura ta obok podziwu dla rzetelności reporterskiej pracy pozostawiła mi duży niesmak, osłupienie i smutek.

Książka po raz kolejny uświadomiła mi jak ważna w komunistycznej Polsce była gra pozorów i do jakiego stopnia była posunięta inwigilacja. Chyba mało kto miał pojęcie jakich użyto środków i ile zaangażowano osób by zatuszować krępującą dla władzy sprawę.

Nie sposób pozostać obojętnym na tragiczne losy bestialsko zamordowanego maturzysty i jego matki, która umiera trzy lata później. Nie mam wątpliwości, że silny szok emocjonalny w jakimś stopniu przyczynił się do rozwoju śmiertelnej choroby.

I na koniec refleksja, która nasunęła mi się podczas lektury a mianowicie to jak w tamtych czasach kościół katolicki potrafił jednoczyć a w jakim stopniu dziś dzieli polskie społeczeństwo.

Lektura obowiązkowa.


Wydawnictwo Czarne - 2017 - 320 stron



30 septembre 2018

Tenir jusqu'à l'aube - Carole Fives

J'avais envie de lire cette auteure depuis son passage à la Grande Librairie pour présenter "C'est dimanche et je n'y suis pour rien". C'était il y a 3 ans, entre temps Carole Fives a écrit "Une femme au téléphone" qui a eu de bonnes critiques mais c'est avec son dernier roman que je découvre enfin son écriture. 

J'ai emprunté "Tenir jusqu'à l'aube" sans vraiment savoir de quoi il parlait et j'ai bien fait car en connaissant le sujet du roman je pense que j'aurais hésité. Une mère célibataire et isolée qui élève un petit garçon de 2 ans et qui, pour souffler un peu, s'accorde certains soirs de petites escapades en ville en laissant le petit seul à la maison. Franchement pas très tentant comme sujet. J'ai donc entamé ma lecture avec une certaine méfiance mais très vite j'ai été happée par une écriture vive, un propos direct et une tension qui monte tout au long du récit. Tout cela ne m'a pas permis de lâcher le roman jusqu'à la dernière page. 

La vie n'est pas facile quand le père de l'enfant ne donne plus aucun signe de vie, quand on est loin de sa famille et de ses amis, sans emploi fixe et quand l'enfant est plutôt du genre capricieux. J'ai eu beaucoup de peine pour cette mère qui essaie de joindre les deux bouts pour s'en sortir, son extrême solitude, son sentiment d'être abandonnée. On peut comprendre, sans pour autant l'approuver, ce besoin de souffler de temps à autre, de se libérer, de goûter à autre chose tout en étant consciente des risques encourus.

J'ai aimé le regard de l'auteure sur la société actuelle pour dénoncer la vulnérabilité des mères célibataires, leur solitude et leur précarité, le jugement des autres. Un court roman pas très réjouissant qui fait réfléchir et qui ébranle les certitudes du lecteur. Une histoire qui ne m'attirait pas de prime abord et que j'ai finalement trouvée très réussie.

Gallimard - 2018 - 192 pages




23 septembre 2018

Les Indésirables - Diane Ducret

Ce roman est l'histoire d'une amitié entre deux Allemandes, toutes les deux enfermées dans le camp de Gurs dès mai 1940. Un lien très fort va unir Eva, pianiste qui avait abandonné sa Bavière natale pour s'installer à Paris et Lise, une jeune juive qui avait fui l'Allemagne nazie avec sa mère. Toutes les deux entourées par d'autres femmes ont été regroupées au Vel d'Hiv avant d'être transférées au camp de Gurs dans les Pyrénées.

Créé à l'origine pour les réfugiés espagnols, ce camp d'internement va accueillir dès mai 1940 les Indésirables comme on appelait les ressortissantes allemandes résidant en France. Plus tard, il deviendra aussi un lieu d'emprisonnement pour les Juifs avant qu'ils soient envoyés dans des camps de concentration.

Pour écrire ce roman Diane Ducret s'est beaucoup documentée, a lu de nombreux témoignages. Elle s'en est inspirée pour imaginer ses personnages dont quelques-uns qui ont vraiment existé (commandant Davergne, Elsbeth Kasser, l'infirmière, Hannah Arendt). Si j'ai beaucoup apprécié son côté historique décrivant les conditions de vie dans le camp, je suis restée un peu à côté de cette histoire d'amitié. Je m'attendais à être plus émue, à éprouver plus de compassion, ce n'est que dans la dernière partie du roman que je commençais à m'attacher à ces femmes qui ont beaucoup souffert. 

Est-ce dû à une narration à la 3ème personne qui rend l'écriture un peu trop distante, à des passages par moments trop poétiques à mon goût, ou bien je ne l'ai tout simplement pas lu dans de bonnes conditions? J'en attendais peut-être un peu trop après avoir lu tant d'avis élogieux? Malgré ma petite déception, c'est un roman qui vaut le détour et que je recommande.

Flammarion - 2017 - 320 pages





2 septembre 2018

Un fils obéissant - Laurent Seksik

De cet auteur j'ai beaucoup aimé "L'exercice de la médecine" et j'ai entendu pas mal d'éloges sur ses autres romans ("Le cas Edouard Einstein" et "Les derniers jours de Stefan Zweig") qui me tentent aussi. Après avoir exploré dans ses précédents livres la relation père - fils, Laurent Seksik consacre son dernier roman à son propre père et les liens très forts entre eux. 

Je ne suis pas adepte de l'autofiction et avant d'entamer ma lecture je me suis demandée si ce roman allait me plaire mais très vite je me suis rendue compte que Laurent Seksik a des choses à raconter et il le fait d'une façon passionnante et avec une énorme délicatesse.

Dans l'avion pour Israël afin de se recueillir sur la tombe de son père un an après son décès, l'auteur confie à sa voisine de siège son histoire mais aussi celle de son père et de son grand oncle. Il évoque ses deux métiers de médecin et d'écrivain, le devoir et la passion. Il se dégage de ce texte très personnel beaucoup de respect et de pudeur mais aussi une certaine distance quand il parle de ses origines, de sa vie de famille et des métiers qu'il exerce. 

Ce roman sur l'amour filial est un très bel hommage à son père d'un fils sortant du deuil.

J'ai mis un certain temps à entamer cette lecture dans une période où j'avais perdu un peu l'envie de lire sans raison particulière. J'ai ainsi partagé le sentiment de l'auteur qui lui même avait perdu le goût de lire après le décès de son père. Petit à petit l'envie m'est revenue et j'ai repris mon activité favorite. "Un fils obéissant" y est peut-être pour quelque chose.

Quelques citations:
J'avais toujours pensé que le présent ne s'accordait pas avec mon écriture. Jusqu'à sa dernière heure, un être humain s'améliore ou régresse, il n'en a jamais fini avec lui-même. Le coucher sur le papier grave son caractère dans le marbre, lui ôte cette capacité d'évoluer. Ecrire son histoire avant qu'elle ne s'achève lui interdit toute possibilité de réconciliation avec les autres et avec lui-même, ravit sa part d'humanité à venir. 
Ce patient qui refuse de guérir malgré les moyens mis en oeuvre, déçoit les attentes, trompe les espoirs du médecin et trahit en quelque sorte l'essence de sa vocation. Il offense bien malgré lui la bonne volonté de l'équipe soignante. Au bout de quelque temps, las de se voir incompris, le médecin finira, inconsciemment, par se tourner vers d'autres patients compliants aux soins et dont l'état répondant au traitement flattera son ego.
L'esprit d'entreprise est comme l'âme des pionniers, il souffle à toute heure du jour et de la nuit. Nous devons être à son écoute pour concourir au bien-être et à la prospérité du monde libre.
Je le vois comme un puzzle qui, une fois la dernière pièce posée, résoudra une partie de l'énigme d'une vie, répondra peut-être aussi à la question de pourquoi j'écris. Peut-être que le mot "fin" viendra aussi clore cette période de deuil d'une année, m'aidera à tourner la page sans pour autant me conduire à l'oubli. Il y sera sans doute question de la façon dont j'ai accompagné mon père jusque dans ses derniers instants. 
Flammarion - 2018 - 256 pages


1 septembre 2018

Słowik (Le Chant du rossignol) - Kristin Hannah

O Słowiku juz sporo napisano ale dorzucę swoje trzy grosze. Zawsze z obawą podchodzę do tak zwanych bestsellerów bo nie jeden raz juz się rozczarowałam. Po rozreklamowanego "Słowika" sięgnęłam jednak z ciekawością bo rzecz dzieje się w Francji podczas drugiej wojny a ten okres w literaturze bardzo lubię no i opinie na temat powieści były więcej niz zachęcające.

Vianne Mauriac i Isabelle Rossignol są siostrami, które nie spędziły ze sobą wiele czasu. Po śmierci matki ojciec oddał je na wychowanie obcej kobiecie. Vianne odnalazła szczęście u boku ukochanego męża, młodsza Isabelle nie może sobie znaleźć miejsca i zmienia szkołę za szkołą. Po wybuchu wojny i mobilizacji męża Vianne zostaje sama z córeczką Sophie w rodzinnym domu w dolinie Loary. Po kapitulacji Francji, jest zmuszona przyjąć pod swój dach niemieckiego oficera. Z kolei Isabelle wybiera ryzykowną drogę konspiracji i zostaje jedną z liderek francuskiego ruchu oporu.

Początkowo nieco sceptycznie przewracałam kolejne strony mając trochę zastrzeżeń do raczej przeciętnego języka ale i ja w końcu dałam się ponieść dobrze skonstruowanej fabule. Trzeba przyznać, że scenariusz jest iście amerykański i historia dwóch sióstr bardzo wciąga. Książka aż się prosi o ekranizację i pewnie się jej doczekamy. Oprócz stylu, ktory trochę mnie rozczarował i kilku nieścisłości językowych to w zasadzie nie mam się do czego przyczepić. Dodatkowo dowiedziałam się też o istnieniu działaczki ruchu oporu Andrée de Jongh, której historią autorka się luźno zainspirowała. 

Książkę przeczytałam z przyjemnością i tym samym spełniła ona moje oczekiwania.


Świat Książki - 2017 - 560 stron 
Tłumaczenie Barbara Górecka



Le chant du rossignol

J'ai l'impression que ce livre qui a été un véritable bestseller aux Etats-Unis mais aussi en Pologne (il a même été élu le meilleur roman historique par l'équivalent de Babelio polonais) a été un peu moins populaire en France. Je me méfie toujours des livres qu'on voit partout sur les blogs (polonais) et les réseaux sociaux mais la 2ème guerre mondiale est une période que j'aime bien dans la littérature. Les critiques étaient plutôt élogieuses, je me suis donc laissée tenter par ce roman américain.

Vianne et Isabelle sont des sœurs qui n'ont pas passé beaucoup de temps ensemble. Après le décès de leur mère elles sont confiées par leur père à une étrangère dont elle ne gardent pas un bon souvenir. Si Vianne a vite retrouvé le bonheur auprès d'un mari aimant, Isabelle se sent rejetée et change souvent de pensionnat. En 1940 Vianne dit au revoir à son mari partant au front et après la défaite elle est obligée d'accueillir sous son toit un officier allemand. Quant à Isabelle elle fait le choix périlleux de s'impliquer dans la résistance.

Malgré ma méfiance du début je me suis laissée portée par l'histoire des deux sœurs qui prennent des voies différentes pour survivre et résister à l'occupant. Je pourrais émettre quelques remarques sur la qualité de l'écriture et/ou de la traduction (polonaise) mais le souffle romanesque du récit et sa construction effacent ces quelques imperfections. J'ai appris aussi que pour écrire ce roman Kristin Hannah s'est librement inspirée de la vie d'une résistante belge, Andrée de Jongh. En résumé, un roman agréable qui se lit vite et que je ne regrette pas d'avoir découvert.

Michel Laffon - 2016 - 525 pages
Le livre de poche - 2017 - 596 pages




10 juillet 2018

La saison des feux - Celeste Ng

Après avoir énormément aimé "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit", j'ai été impatiente de découvrir le deuxième roman de Celeste Ng. Je m'en réjouissais d'autant plus que toutes les chroniques que j'avais lues jusqu'à présent s'accordaient pour dire que "La saison des feux" était également une réussite.

Le roman commence par un drame. Un incendie ravage totalement la maison des Richardson, une famille modèle vivant à Shaker Hights, une ville paisible dans l'Ohio fondée par les Shakers, une branche de l'église protestante. Puis l'auteure déroule le fil des événements qui ont conduit à cette issue fatale. La tension monte petit à petit, un drame en cache un autre et le lecteur assiste à un enchaînement des situations conduisant à un dilemme qu'il est difficile de trancher.

Tout comme dans son premier roman Celeste Ng décortique la vie d'une famille américaine, qui sous son apparence irréprochable cache plus d'un vice. Elle nous dépeint ainsi une certaine Amérique conservatrice et hypocrite qui se veut pourtant ouverte et progressiste.  L'auteure qui est d'origine asiatique met l'accent sur l'importance de notre filiation dans la construction de notre personnalité et du milieu culturel dans lequel on grandit.

Je trouve ce deuxième roman encore plus maîtrisé, les portraits féminins finement ciselés sont encore plus convaincants et la critique de la société encore plus incisive. Tous ceux qui comme moi ont été séduits par "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit", sans aucun doute aimeront aussi "La saison des feux".

Merci aux Editions Sonatine qui m'ont envoyé ce superbe roman dans le cadre de leur partenariat avec #PicaboRiverBookClub.


Sonatine Editions - 2018 - 384 pages
Traduit par Fabrice Pointeau


24 juin 2018

Eugenia - Lionel Duroy

Le passage de l'auteur sur le plateau de la Grande Librairie m'a déjà donné envie de découvrir cette histoire mais ce sont surtout les avis très enthousiastes de Nicole et de Delphine qui m'ont finalement convaincue de lire ce roman. 

Dans la Roumanie des années trente Eugenia est étudiante à l’université de Jassy, une ville de l'est du pays. Un jour elle est témoin de l'agression par un groupuscule antisémite d'un jeune écrivain juif Mihail Sebastian, invité à un débat par sa professeure de français. Elle prend conscience à ce moment-là de ce qui se passe dans son pays: ce n'était pas la première fois qu'un juif se faisait frapper sur mon chemin, mais c'était la première fois que je ne détournais pas le regard et me retrouvais à le défendre. Cette première rencontre va à jamais changer sa vie.

C'est à travers le personnage fictif d'Eugenia que Lionel Duroy met en lumière l'écrivain roumain Mihail Sebastian. Il se glisse dans la peau de cette jeune femme, qui en tombe amoureuse, pour nous parler de son oeuvre mais surtout pour nous dépeindre la Roumanie des années avant et pendant la seconde guerre mondiale. Dans ce pays coincé entre l'Allemagne fasciste et la Russie communiste l'antisémitisme gagne en force. Le pogrom de Jassy est un des douloureux épisodes de cette période et ce roman en est un témoignage saisissant.

J'ai donc beaucoup apprécié cette leçon d'histoire sur un pays dont je ne savais pas grand chose tout comme ce joli portrait féminin que l'auteur a réussi à rendre convaincant. J'ai suivi avec bienveillance cette jeune femme amoureuse et audacieuse qui n'accepte pas ce qui se passe autour d'elle et n'hésite pas à s'opposer à sa propre famille, même si cela lui impose des sacrifices: Nous croyons aveuglément en la parole de nos parents, et plus tard nous la reprenons à notre compte pour la transmettre à nos enfants. Pourquoi est-il si difficile d'aller contre cette parole, de s'éveiller au doute, puis petit à petit à la conscience d'une "vérité" différente?

C'était ma première rencontre avec Lionel Duroy et j'ai été comblée par cette lecture. De la grande histoire, un personnage fortement attachant, une écriture de qualité, Eugenia est un roman enrichissant qui incite à la réflexion. Je ne peux que vous le recommander.

Editions Julliard - 2018 - 504 pages





16 juin 2018

Podpalacz (Pyromane) - Wojciech Chmielarz

Gdy po raz pierwszy zobaczyłam francuskie tłumaczenie "Podpalacza", zupełnie mi do tej pory nieznanego Wojciecha Chmielarza, pomyślałam sobie, że skoro książka trafiła na francuski rynek, musi ona oprócz ciekawej kryminalnej intrygi posiadać także inne zalety. I nie pomyliłam się bo, mimo że nie jestem wielką amatorką kryminałów, pierwsza częsć serii z komisarzem Mortką bardzo przypadła mi do gustu.

W mroźnej Warszawie grasuje niebezpieczny podpalacz. Gdy komisarz Mortka zostaje wezwany do podpalonego domu na Ursynowie dowiaduje się, że to trzeci taki przypadek. Tym razem w płomieniach ginie właściciel willi, biznesmen Jan Kameron, a jego żona z ciężkimi poparzeniami trafia do szpitala. Komisarza czeka niełatwe zadanie, tym bardziej, że jego poczynania nie zawsze spotykają się z aprobatą przełożonych. W śledztwie ma mu pomagać podkomisarz Dariusz Kochan, młody policjant z Ursynowa Skalski i policyjna psycholog Anna Brodka.

Książki nie przeczytałam ale wysłuchałam w świetnej interpretacji Andrzeja Mastalerza. Komisarz Mortka towarzyszył mi podczas joggingów przez ponad dwa tygodnie. Oprócz raczej nietypowego śledztwa, które bardzo mnie wciągnęło i zaskakującego zakończenia, przez te kilkanaście dni zdążyłam się też przywiązać do głównego bohatera z jego problemami, zaletami i wadami. Jako już dwudziestoletnią emigrantkę zaciekawił mnie też obyczajowy aspekt powieści i mala odsłona współczesnej Warszawy, jakiej nie znałam.

Książki słuchało mi się wyśmienicie i wybaczam komisarzowi Mortce jego nieznajomość Wyczółkowskiego czy niektóre prostackie odzywki Kochana.  "Farma lalek" już czeka w kolejce, tym razem w wersji papierowej.

Wydawnictwo Czarne - czyta Andrzej Mastalerz - 10 godzin 39 minut



Pyromane

J'avoue que je ne connaissais pas cet écrivain polonais avant qu'il soit traduit en français. Sans être une grande amatrice de polars j'avais envie de me plonger dans le premier opus avec le commissaire Mortka, d'autant plus que les critiques étaient plutôt élogieuses.

Un incendie suspect a ravagé une villa à Ursynow, un quartier de Varsovie. Quand le commissaire Mortka arrive sur place il apprend que c'est déjà la troisième maison incendiée dans le coin en peu de temps. En revanche c'est la première fois que quelqu'un trouve la mort dans les flammes. Il s'agit du propriétaire de la maison, Jan Kameron, un homme d'affaires au passé trouble. Sa femme,  une chanteuse populaire qui a connu son heure de gloire, se retrouve à l'hôpital gravement brûlée. Les constatations du capitaine des pompiers s'orientent vers l'acte d'un criminel ce que confirmera le rapport de la police scientifique. Un mystérieux pyromane sévit à Varsovie et l'enquête s'annonce difficile.

J'ai découvert ce roman en polonais dans sa version audio et le commissaire Mortka a accompagné mes joggings pendant plus de 15 jours. Cette enquête qui connaît de nombreux rebondissements m'a vraiment absorbée. Mortka finira par débusquer le pyromane mais le dénouement de l'affaire est tout à fait inattendu. Pendant ces deux semaines j'ai eu le temps de m'attacher au personnage principal, un flic intègre qui n'obéit pas toujours à sa hiérarchie. Je me suis intéressée à ses problèmes personnels, son récent divorce et les conflits avec ses colocataires. J'ai aimé me promener dans le rues de Varsovie en plein hiver et ce petit voyage littéraire en Pologne a été pour moi un véritable plaisir.


Le deuxième volume avec le commissaire Mortka "La ferme aux poupées" est déjà dans ma bibliothèque et j'espère que cette nouvelle enquête sera aussi passionnante que la première.


Agullo Editions - 2017 - 416 pages - traduit par Eric Veaux
Le Livre de Poche - 2018 - 448 pages









1 juin 2018

Testament à l'anglaise (Rodzinna afera) - Jonathan Coe

Après avoir lu "La Maison du sommeil" de Jonathan Coe que j'ai beaucoup aimé je me suis dit que je poursuivrais la découverte de cet auteur. L'occasion s'est présentée quand "Testament à l'anglaise" a été sélectionné par les membres du Blogoclub pour la lecture commune du 1er juin.

Dans ce pavé de plus de 600 pages on fait connaissance avec quelques membres d'une illustre famille de l'aristocratie anglaise. Les Winshaw aiment par dessus tout le pouvoir et l'argent. Tous les moyens sont utilisés pour parvenir à leurs fins. Seule Tabitha Winshaw, considérée comme folle, fait de l'ombre au parfait tableau familial. C'est elle qui est à l'initiative de la rédaction d'une véritable chronique sur sa famille qu'elle méprise profondément. Elle soupçonne que la mort d'un de ses frères n'est pas accidentelle et elle confie ce travail d'enquête à Michael Owen, un écrivain méconnu du grand public. Tout en pénétrant dans l'intimité du clan Winshaw c'est aussi son histoire qu'on découvre.

En dépeignant avec férocité une famille dont plusieurs membres occupent des postes stratégiques dans la finance, le gouvernement et les médias, Jonathan Coe s'attaque à tout le système d'un état moderne où seuls l'argent et la soif du pouvoir comptent véritablement. Dans chaque portrait plus cynique l'un que l'autre il dénonce l'immoralité, la brutalité et la cruauté de certains hauts responsables. Ecrit dans les années 90 ce roman fait écho à l'ascension de Saddam Hussein, l'invasion du Koweït par l'Irak et l'implication britannique dans la Guerre du Golfe, mais 30 ans plus tard le monde n'a pas tellement changé. Il y a donc beaucoup de politique, un peu trop à mon goût et certains passages m'ont un peu ennuyée mais l'intrigue est parfaitement ficelée, la manière dont l'auteur a lié l'histoire des Winshaw à celle de Michael est remarquable sans parler de la partie finale qui m'a bluffée. 

Oscillant entre polar captivant et satire décapante de la haute société britannique ce roman globalement m'a beaucoup plu mais j'ai été moins intéressée par certains développements politiques. Tout compte fait ma préférence va à ma précédente découverte de Jonathan Coe mais je ne m'arrêterai pas en si bon chemin.

Folio - 1997 - 688 pages
Traduit par Jean Pavans




30 mai 2018

Polska odwraca oczy - Justyna Kopińska

Zabierając sie za głośny juz zbiór reportaży Justyny Kopińskiej doskonale wiedziałam, ze nie będzie to lektura łatwa i przyjemna. Każdy z jej tekstów porusza i szokuje.

Justyna Kopińska podejmuje się trudnych tematów opisując nieludzkie traktowanie nieletnich w szpitalu psychiatrycznym i w ośrodku wychowaczym, śledztwa, w których ważniejsze są statystyki od ukarania winnych czy brutalną więzienną rzeczywistość. Autorka otwiera nam oczy na zaniedbania, luki w prawie, nierzadko absurdalne sytuacje, o których wolelibyśmy nie wiedzieć, a które dzieją się obok nas.

Rzeczowe, poparte faktami i opiniami specjalistów reportaże nikogo nie pozostawią obojętnym i co najważniejsze docierając do jak największej rzeszy czytelników odnoszą pozytywny skutek. Jak wynika z opisu nagłośnienie tych spraw poruszyło opinię publiczną a co za tym idzie doprowadziło do ukarania niektórych winnych, do wprowadzenia zmian w prawie i  do polepszenia warunków w zamkniętych instytucjach.

Książka, którą każdy powinien przeczytać.

Świat Książki - 2016 - 236 stron



27 mai 2018

Eleanor Oliphant va très bien (Eleanor Oliphant ma się całkiem dobrze) - Gail Honeyman

Habituellement ce genre d'histoires ne m'attire pas vraiment mais j'ai succombé à quelques bonnes critiques de ce roman écossais.

Eleanor Oliphant est une solitaire plutôt excentrique. Sa vie est rythmée par les journées d'un travail peu passionnant, les weekends arrosés de vodka et les sempiternelles conversations téléphoniques du mercredi avec sa mère. Quand un jour elle s'éprend d'un chanteur elle décide d'élaborer tout un plan pour le conquérir. Au même moment un de ses collègues de travail commence à lui manifester de l'intérêt et son existence, jusqu'à présent plutôt monotone, devient un peu plus excitante quand en sortant du travail ils sauvent la vie d'un sympathique papy.

Le plus grand atout de ce roman est bien évidemment le personnage d'Eleanor qui est une sorte de Bridget Jones mais en version plus tragique. Dès le début on sent qu'il y a une raison à son malaise et à son isolement. Difficile de résister au charme de cette trentenaire hors du commun; son franc parler, sa curiosité, sa naïveté et même ses bizarreries ont gagné ma sympathie. On ne peut pas s'empêcher de sourire à ses bévues mais cette histoire est finalement moins drôle qu'on aurait pu croire de prime abord.

Une lecture assez sympathique et un premier roman plutôt réussi.

Fleuve Editions - 2017 - 432 pages
Traduit par Aline Azoulay-Pacvon






Eleanor Oliphant ma się całkiem dobrze

Ta powieść chodziła za mną już do jakiegoś czasu, sama nie wiem dlaczego bo raczej stronię od tego typu lektur. Zaciekawił mnie opis, zaintrygował tytuł a ostatecznie do jej przeczytania zachęciło mnie kilka dobrych opinii na jej temat.

Eleanor Oliphant wiedzie samotne i raczej monotonne życie. W tygodniu mało pasjonująca praca, co środę rozmowa telefoniczna z mamą a w weekendy telewizor i butelka wódki. Gdy pewnego dnia Eleanor zadurza się w przystojnym piosenkarzu postanawia zrobić wszystko by podbić serce obiektu swoich westchnień. Nieoczekiwanie też zaczyna się nią interesować kolega z pracy i gdy ktoregoś wieczoru ratują życie spotkanego przypadkiem staruszka, szara do tej pory egzystencja nieco ekscentrycznej Eleanor zaczyna nabierać kolorów.

Największą zaletą powieści jest oczywiście jej główna bohaterka. Eleanor Oliphant to taka Bridget Jones w tragiczniejszej wersji. Od początku wiadomo, że jakiś dramat zawarzył na całym jej życiu. Nietuzinkowa Eleanor intryguje, czasami bawi, denerwuje, wzbudza sympatię, smutek a momentami litość. 

Nie jest to może porywająca lektura, którą czyta się z wypiekami na twarzy, nie jest to żadne literackie arcydzieło ale całkiem przyzwoita powieść obyczajowa i raczej udany debiut szkockiej pisarki.

Wydawnictwo Harper Collins - 2017 - 352 strony
Tłumaczenie Magdalena Słysz