J'ai été contente de retrouver Jean-Philippe Blondel avec ce nouveau roman. De l'auteur j'avais déjà lu "6h42", "Le Baby-Sitter" et surtout "Un hiver à Paris" qui a été un coup de cœur.
Louis est professeur d'anglais proche de la retraite. Il vit seul après son divorce et le départ de ses deux filles, il mène une vie tranquille dans une petite ville de province. Un soir pour tuer l'ennui il se rend au vernissage d'un de ses anciens élèves devenu un artiste peintre reconnu. Il ne s'attend pas alors à ce que cette rencontre bouleverse son quotidien paisible.
Dans ce roman aux accents autobiographiques l'auteur se sert de ces retrouvailles pour nous parler des liens familiaux qui se délitent, de la solitude, du temps qui passe. Le hasard et les rencontres qu'on fait façonnent notre vie et parfois peuvent la changer complètement. On se rend compte alors que l'image qu'on garde des autres ne correspond pas toujours à la réalité mais finalement on a peu d'occasions de constater ces différences.
J'ai bien aimé cette histoire, le personnage de Louis et cette rencontre avec son ancien élève. Par contre j'ai trouvé le portrait d'Alexandre peu convaincant. Peut-on encore devenir un peintre célèbre de nos jours? J'aurais presque préféré qu'il soit écrivain, acteur ou présentateur vedette pour gagner en crédibilité.
Mis à part ce petit bémol ce roman se lit sans déplaisir, l'écriture de Jean-Philippe Blondel est toujours aussi plaisante et j'ai passé un agréable moment de lecture.
Buchet-Chastel - 2018 - 256 pages

