27 avril 2016

Rosa Candida - Audur Ava Ólafsdóttir

Grâce à "Rosa Candida" je me suis en quelque sorte réconciliée avec cette auteure islandaise dont je n'ai pas aimé "L'Embellie".

Le roman regorge de charme et de tendresse: un père vieillissant, ses deux fils et l'amour qui les unit, une mère adorée qui disparaît dans un accident, un passionné de roses qui trouvera le bonheur d'être père en s'occupant de sa fille de quelques mois. 

Des personnages et des situations un peu décalés mais pas trop, cette fois-ci l'écrivaine a su garder un certain équilibre en dosant l'excentricité. Le côté gentiment déjanté du roman ne m'a donc pas trop dérangée et c'était une lecture plutôt agréable sans que je sois pour autant véritablement conquise par le style de l'auteure.


Résumé de l'éditeur:
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et le paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait: le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa Candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise enceinte.
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.
D'un réalisme sans afféterie, tout l'art d'Audur Ava réside dans le décalage de son personnage, candide, cocasse et tendre. Cette insolite justesse psychologique, étrange comme le jour austral, s’épanouit dans un road movie dont notre héros sort plus ingénu que jamais, avec son angelot sur le dos.

Zulma - 2010 - traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson - 336 pages

COULEUR chez Enna
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14 commentaires:

  1. Je sais pas trop quoi penser mais je sus intriguée :)

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  2. J'ai fait le chemin inverse mais avec le même résultat : assez séduite par ce Rosa Candida et plutôt déçue par ses romans suivants (je n'ai pas beaucoup aimé L'exception non plus).

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    1. Je pense que pour l'instant je m'arrêterai là.

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  3. J'aime beaucoup cet auteur et son univers

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    1. J'ai peut-être trop les pieds sur terre pour pouvoir l'apprécier.

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  4. J'ai beaucoup aimé ce roman, mon préféré de l'auteure à ce jour (mais je n'ai pas tout lu)

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    1. Elle en a sorti quatre apparemment, en France en tout cas. En Pologne cette auteure n'est pas du tout connue... Je suis contente d'avoir lu Rosa Candida qui m'a laissé de meilleures impressions mais je m'arrêterai là en préférant découvrir d'autres auteurs.

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  5. Une lecture qui m'avait déçue, je n'avais pas aimé la traversée de la forêt.

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    1. Tout comme je n'ai pas aimé le road trip dans L'Embellie.

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  6. J'ai lu les trois parus chez Zulma avec une petite préférence pour L'embellie et Rosa candida... C'est un univers que j'aime beaucoup. Et ton billet m'a fait aller voir chez l'éditeur, qui en publie un autre le 1er septembre ! j'en suis ravie !

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    1. Je suis sûre qu'il y en aura beaucoup d'autres, ravi(e)s comme toi :-)

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  7. Bonjour Edyta, moi non plus, je n'avais pas beaucoup aimé L'embellie que j'avais lu après Rosa Candida (qui m'avait touchée). Je n'ai rien lu d'autre d'Olafsdottir. Bonne après-midi.

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    1. Bienvenue dasola. Ce 2ème roman qui est sorti après Rosa Candida (même s'il a été écrit avant, il me semble) a déçu de nombreux lecteurs.

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