2 septembre 2018

Un fils obéissant - Laurent Seksik

De cet auteur j'ai beaucoup aimé "L'exercice de la médecine" et j'ai entendu pas mal d'éloges sur ses autres romans ("Le cas Edouard Einstein" et "Les derniers jours de Stefan Zweig") qui me tentent aussi. Après avoir exploré dans ses précédents livres la relation père - fils, Laurent Seksik consacre son dernier roman à son propre père et les liens très forts entre eux. 

Je ne suis pas adepte de l'autofiction et avant d'entamer ma lecture je me suis demandée si ce roman allait me plaire mais très vite je me suis rendue compte que Laurent Seksik a des choses à raconter et il le fait d'une façon passionnante et avec une énorme délicatesse.

Dans l'avion pour Israël afin de se recueillir sur la tombe de son père un an après son décès, l'auteur confie à sa voisine de siège son histoire mais aussi celle de son père et de son grand oncle. Il évoque ses deux métiers de médecin et d'écrivain, le devoir et la passion. Il se dégage de ce texte très personnel beaucoup de respect et de pudeur mais aussi une certaine distance quand il parle de ses origines, de sa vie de famille et des métiers qu'il exerce. 

Ce roman sur l'amour filial est un très bel hommage à son père d'un fils sortant du deuil.

J'ai mis un certain temps à entamer cette lecture dans une période où j'avais perdu un peu l'envie de lire sans raison particulière. J'ai ainsi partagé le sentiment de l'auteur qui lui même avait perdu le goût de lire après le décès de son père. Petit à petit l'envie m'est revenue et j'ai repris mon activité favorite. "Un fils obéissant" y est peut-être pour quelque chose.

Quelques citations:
J'avais toujours pensé que le présent ne s'accordait pas avec mon écriture. Jusqu'à sa dernière heure, un être humain s'améliore ou régresse, il n'en a jamais fini avec lui-même. Le coucher sur le papier grave son caractère dans le marbre, lui ôte cette capacité d'évoluer. Ecrire son histoire avant qu'elle ne s'achève lui interdit toute possibilité de réconciliation avec les autres et avec lui-même, ravit sa part d'humanité à venir. 
Ce patient qui refuse de guérir malgré les moyens mis en oeuvre, déçoit les attentes, trompe les espoirs du médecin et trahit en quelque sorte l'essence de sa vocation. Il offense bien malgré lui la bonne volonté de l'équipe soignante. Au bout de quelque temps, las de se voir incompris, le médecin finira, inconsciemment, par se tourner vers d'autres patients compliants aux soins et dont l'état répondant au traitement flattera son ego.
L'esprit d'entreprise est comme l'âme des pionniers, il souffle à toute heure du jour et de la nuit. Nous devons être à son écoute pour concourir au bien-être et à la prospérité du monde libre.
Je le vois comme un puzzle qui, une fois la dernière pièce posée, résoudra une partie de l'énigme d'une vie, répondra peut-être aussi à la question de pourquoi j'écris. Peut-être que le mot "fin" viendra aussi clore cette période de deuil d'une année, m'aidera à tourner la page sans pour autant me conduire à l'oubli. Il y sera sans doute question de la façon dont j'ai accompagné mon père jusque dans ses derniers instants. 
Flammarion - 2018 - 256 pages


1 septembre 2018

Słowik (Le Chant du rossignol) - Kristin Hannah

O Słowiku juz sporo napisano ale dorzucę swoje trzy grosze. Zawsze z obawą podchodzę do tak zwanych bestsellerów bo nie jeden raz juz się rozczarowałam. Po rozreklamowanego "Słowika" sięgnęłam jednak z ciekawością bo rzecz dzieje się w Francji podczas drugiej wojny a ten okres w literaturze bardzo lubię no i opinie na temat powieści były więcej niz zachęcające.

Vianne Mauriac i Isabelle Rossignol są siostrami, które nie spędziły ze sobą wiele czasu. Po śmierci matki ojciec oddał je na wychowanie obcej kobiecie. Vianne odnalazła szczęście u boku ukochanego męża, młodsza Isabelle nie może sobie znaleźć miejsca i zmienia szkołę za szkołą. Po wybuchu wojny i mobilizacji męża Vianne zostaje sama z córeczką Sophie w rodzinnym domu w dolinie Loary. Po kapitulacji Francji, jest zmuszona przyjąć pod swój dach niemieckiego oficera. Z kolei Isabelle wybiera ryzykowną drogę konspiracji i zostaje jedną z liderek francuskiego ruchu oporu.

Początkowo nieco sceptycznie przewracałam kolejne strony mając trochę zastrzeżeń do raczej przeciętnego języka ale i ja w końcu dałam się ponieść dobrze skonstruowanej fabule. Trzeba przyznać, że scenariusz jest iście amerykański i historia dwóch sióstr bardzo wciąga. Książka aż się prosi o ekranizację i pewnie się jej doczekamy. Oprócz stylu, ktory trochę mnie rozczarował i kilku nieścisłości językowych to w zasadzie nie mam się do czego przyczepić. Dodatkowo dowiedziałam się też o istnieniu działaczki ruchu oporu Andrée de Jongh, której historią autorka się luźno zainspirowała. 

Książkę przeczytałam z przyjemnością i tym samym spełniła ona moje oczekiwania.


Świat Książki - 2017 - 560 stron 
Tłumaczenie Barbara Górecka



Le chant du rossignol

J'ai l'impression que ce livre qui a été un véritable bestseller aux Etats-Unis mais aussi en Pologne (il a même été élu le meilleur roman historique par l'équivalent de Babelio polonais) a été un peu moins populaire en France. Je me méfie toujours des livres qu'on voit partout sur les blogs (polonais) et les réseaux sociaux mais la 2ème guerre mondiale est une période que j'aime bien dans la littérature. Les critiques étaient plutôt élogieuses, je me suis donc laissée tenter par ce roman américain.

Vianne et Isabelle sont des sœurs qui n'ont pas passé beaucoup de temps ensemble. Après le décès de leur mère elles sont confiées par leur père à une étrangère dont elle ne gardent pas un bon souvenir. Si Vianne a vite retrouvé le bonheur auprès d'un mari aimant, Isabelle se sent rejetée et change souvent de pensionnat. En 1940 Vianne dit au revoir à son mari partant au front et après la défaite elle est obligée d'accueillir sous son toit un officier allemand. Quant à Isabelle elle fait le choix périlleux de s'impliquer dans la résistance.

Malgré ma méfiance du début je me suis laissée portée par l'histoire des deux sœurs qui prennent des voies différentes pour survivre et résister à l'occupant. Je pourrais émettre quelques remarques sur la qualité de l'écriture et/ou de la traduction (polonaise) mais le souffle romanesque du récit et sa construction effacent ces quelques imperfections. J'ai appris aussi que pour écrire ce roman Kristin Hannah s'est librement inspirée de la vie d'une résistante belge, Andrée de Jongh. En résumé, un roman agréable qui se lit vite et que je ne regrette pas d'avoir découvert.

Michel Laffon - 2016 - 525 pages
Le livre de poche - 2017 - 596 pages




10 juillet 2018

La saison des feux - Celeste Ng

Après avoir énormément aimé "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit", j'ai été impatiente de découvrir le deuxième roman de Celeste Ng. Je m'en réjouissais d'autant plus que toutes les chroniques que j'avais lues jusqu'à présent s'accordaient pour dire que "La saison des feux" était également une réussite.

Le roman commence par un drame. Un incendie ravage totalement la maison des Richardson, une famille modèle vivant à Shaker Hights, une ville paisible dans l'Ohio fondée par les Shakers, une branche de l'église protestante. Puis l'auteure déroule le fil des événements qui ont conduit à cette issue fatale. La tension monte petit à petit, un drame en cache un autre et le lecteur assiste à un enchaînement des situations conduisant à un dilemme qu'il est difficile de trancher.

Tout comme dans son premier roman Celeste Ng décortique la vie d'une famille américaine, qui sous son apparence irréprochable cache plus d'un vice. Elle nous dépeint ainsi une certaine Amérique conservatrice et hypocrite qui se veut pourtant ouverte et progressiste.  L'auteure qui est d'origine asiatique met l'accent sur l'importance de notre filiation dans la construction de notre personnalité et du milieu culturel dans lequel on grandit.

Je trouve ce deuxième roman encore plus maîtrisé, les portraits féminins finement ciselés sont encore plus convaincants et la critique de la société encore plus incisive. Tous ceux qui comme moi ont été séduits par "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit", sans aucun doute aimeront aussi "La saison des feux".

Merci aux Editions Sonatine qui m'ont envoyé ce superbe roman dans le cadre de leur partenariat avec #PicaboRiverBookClub.


Sonatine Editions - 2018 - 384 pages
Traduit par Fabrice Pointeau


24 juin 2018

Eugenia - Lionel Duroy

Le passage de l'auteur sur le plateau de la Grande Librairie m'a déjà donné envie de découvrir cette histoire mais ce sont surtout les avis très enthousiastes de Nicole et de Delphine qui m'ont finalement convaincue de lire ce roman. 

Dans la Roumanie des années trente Eugenia est étudiante à l’université de Jassy, une ville de l'est du pays. Un jour elle est témoin de l'agression par un groupuscule antisémite d'un jeune écrivain juif Mihail Sebastian, invité à un débat par sa professeure de français. Elle prend conscience à ce moment-là de ce qui se passe dans son pays: ce n'était pas la première fois qu'un juif se faisait frapper sur mon chemin, mais c'était la première fois que je ne détournais pas le regard et me retrouvais à le défendre. Cette première rencontre va à jamais changer sa vie.

C'est à travers le personnage fictif d'Eugenia que Lionel Duroy met en lumière l'écrivain roumain Mihail Sebastian. Il se glisse dans la peau de cette jeune femme, qui en tombe amoureuse, pour nous parler de son oeuvre mais surtout pour nous dépeindre la Roumanie des années avant et pendant la seconde guerre mondiale. Dans ce pays coincé entre l'Allemagne fasciste et la Russie communiste l'antisémitisme gagne en force. Le pogrom de Jassy est un des douloureux épisodes de cette période et ce roman en est un témoignage saisissant.

J'ai donc beaucoup apprécié cette leçon d'histoire sur un pays dont je ne savais pas grand chose tout comme ce joli portrait féminin que l'auteur a réussi à rendre convaincant. J'ai suivi avec bienveillance cette jeune femme amoureuse et audacieuse qui n'accepte pas ce qui se passe autour d'elle et n'hésite pas à s'opposer à sa propre famille, même si cela lui impose des sacrifices: Nous croyons aveuglément en la parole de nos parents, et plus tard nous la reprenons à notre compte pour la transmettre à nos enfants. Pourquoi est-il si difficile d'aller contre cette parole, de s'éveiller au doute, puis petit à petit à la conscience d'une "vérité" différente?

C'était ma première rencontre avec Lionel Duroy et j'ai été comblée par cette lecture. De la grande histoire, un personnage fortement attachant, une écriture de qualité, Eugenia est un roman enrichissant qui incite à la réflexion. Je ne peux que vous le recommander.

Editions Julliard - 2018 - 504 pages





16 juin 2018

Podpalacz (Pyromane) - Wojciech Chmielarz

Gdy po raz pierwszy zobaczyłam francuskie tłumaczenie "Podpalacza", zupełnie mi do tej pory nieznanego Wojciecha Chmielarza, pomyślałam sobie, że skoro książka trafiła na francuski rynek, musi ona oprócz ciekawej kryminalnej intrygi posiadać także inne zalety. I nie pomyliłam się bo, mimo że nie jestem wielką amatorką kryminałów, pierwsza częsć serii z komisarzem Mortką bardzo przypadła mi do gustu.

W mroźnej Warszawie grasuje niebezpieczny podpalacz. Gdy komisarz Mortka zostaje wezwany do podpalonego domu na Ursynowie dowiaduje się, że to trzeci taki przypadek. Tym razem w płomieniach ginie właściciel willi, biznesmen Jan Kameron, a jego żona z ciężkimi poparzeniami trafia do szpitala. Komisarza czeka niełatwe zadanie, tym bardziej, że jego poczynania nie zawsze spotykają się z aprobatą przełożonych. W śledztwie ma mu pomagać podkomisarz Dariusz Kochan, młody policjant z Ursynowa Skalski i policyjna psycholog Anna Brodka.

Książki nie przeczytałam ale wysłuchałam w świetnej interpretacji Andrzeja Mastalerza. Komisarz Mortka towarzyszył mi podczas joggingów przez ponad dwa tygodnie. Oprócz raczej nietypowego śledztwa, które bardzo mnie wciągnęło i zaskakującego zakończenia, przez te kilkanaście dni zdążyłam się też przywiązać do głównego bohatera z jego problemami, zaletami i wadami. Jako już dwudziestoletnią emigrantkę zaciekawił mnie też obyczajowy aspekt powieści i mala odsłona współczesnej Warszawy, jakiej nie znałam.

Książki słuchało mi się wyśmienicie i wybaczam komisarzowi Mortce jego nieznajomość Wyczółkowskiego czy niektóre prostackie odzywki Kochana.  "Farma lalek" już czeka w kolejce, tym razem w wersji papierowej.

Wydawnictwo Czarne - czyta Andrzej Mastalerz - 10 godzin 39 minut



Pyromane

J'avoue que je ne connaissais pas cet écrivain polonais avant qu'il soit traduit en français. Sans être une grande amatrice de polars j'avais envie de me plonger dans le premier opus avec le commissaire Mortka, d'autant plus que les critiques étaient plutôt élogieuses.

Un incendie suspect a ravagé une villa à Ursynow, un quartier de Varsovie. Quand le commissaire Mortka arrive sur place il apprend que c'est déjà la troisième maison incendiée dans le coin en peu de temps. En revanche c'est la première fois que quelqu'un trouve la mort dans les flammes. Il s'agit du propriétaire de la maison, Jan Kameron, un homme d'affaires au passé trouble. Sa femme,  une chanteuse populaire qui a connu son heure de gloire, se retrouve à l'hôpital gravement brûlée. Les constatations du capitaine des pompiers s'orientent vers l'acte d'un criminel ce que confirmera le rapport de la police scientifique. Un mystérieux pyromane sévit à Varsovie et l'enquête s'annonce difficile.

J'ai découvert ce roman en polonais dans sa version audio et le commissaire Mortka a accompagné mes joggings pendant plus de 15 jours. Cette enquête qui connaît de nombreux rebondissements m'a vraiment absorbée. Mortka finira par débusquer le pyromane mais le dénouement de l'affaire est tout à fait inattendu. Pendant ces deux semaines j'ai eu le temps de m'attacher au personnage principal, un flic intègre qui n'obéit pas toujours à sa hiérarchie. Je me suis intéressée à ses problèmes personnels, son récent divorce et les conflits avec ses colocataires. J'ai aimé me promener dans le rues de Varsovie en plein hiver et ce petit voyage littéraire en Pologne a été pour moi un véritable plaisir.


Le deuxième volume avec le commissaire Mortka "La ferme aux poupées" est déjà dans ma bibliothèque et j'espère que cette nouvelle enquête sera aussi passionnante que la première.


Agullo Editions - 2017 - 416 pages - traduit par Eric Veaux
Le Livre de Poche - 2018 - 448 pages









1 juin 2018

Testament à l'anglaise (Rodzinna afera) - Jonathan Coe

Après avoir lu "La Maison du sommeil" de Jonathan Coe que j'ai beaucoup aimé je me suis dit que je poursuivrais la découverte de cet auteur. L'occasion s'est présentée quand "Testament à l'anglaise" a été sélectionné par les membres du Blogoclub pour la lecture commune du 1er juin.

Dans ce pavé de plus de 600 pages on fait connaissance avec quelques membres d'une illustre famille de l'aristocratie anglaise. Les Winshaw aiment par dessus tout le pouvoir et l'argent. Tous les moyens sont utilisés pour parvenir à leurs fins. Seule Tabitha Winshaw, considérée comme folle, fait de l'ombre au parfait tableau familial. C'est elle qui est à l'initiative de la rédaction d'une véritable chronique sur sa famille qu'elle méprise profondément. Elle soupçonne que la mort d'un de ses frères n'est pas accidentelle et elle confie ce travail d'enquête à Michael Owen, un écrivain méconnu du grand public. Tout en pénétrant dans l'intimité du clan Winshaw c'est aussi son histoire qu'on découvre.

En dépeignant avec férocité une famille dont plusieurs membres occupent des postes stratégiques dans la finance, le gouvernement et les médias, Jonathan Coe s'attaque à tout le système d'un état moderne où seuls l'argent et la soif du pouvoir comptent véritablement. Dans chaque portrait plus cynique l'un que l'autre il dénonce l'immoralité, la brutalité et la cruauté de certains hauts responsables. Ecrit dans les années 90 ce roman fait écho à l'ascension de Saddam Hussein, l'invasion du Koweït par l'Irak et l'implication britannique dans la Guerre du Golfe, mais 30 ans plus tard le monde n'a pas tellement changé. Il y a donc beaucoup de politique, un peu trop à mon goût et certains passages m'ont un peu ennuyée mais l'intrigue est parfaitement ficelée, la manière dont l'auteur a lié l'histoire des Winshaw à celle de Michael est remarquable sans parler de la partie finale qui m'a bluffée. 

Oscillant entre polar captivant et satire décapante de la haute société britannique ce roman globalement m'a beaucoup plu mais j'ai été moins intéressée par certains développements politiques. Tout compte fait ma préférence va à ma précédente découverte de Jonathan Coe mais je ne m'arrêterai pas en si bon chemin.

Folio - 1997 - 688 pages
Traduit par Jean Pavans




30 mai 2018

Polska odwraca oczy - Justyna Kopińska

Zabierając sie za głośny juz zbiór reportaży Justyny Kopińskiej doskonale wiedziałam, ze nie będzie to lektura łatwa i przyjemna. Każdy z jej tekstów porusza i szokuje.

Justyna Kopińska podejmuje się trudnych tematów opisując nieludzkie traktowanie nieletnich w szpitalu psychiatrycznym i w ośrodku wychowaczym, śledztwa, w których ważniejsze są statystyki od ukarania winnych czy brutalną więzienną rzeczywistość. Autorka otwiera nam oczy na zaniedbania, luki w prawie, nierzadko absurdalne sytuacje, o których wolelibyśmy nie wiedzieć, a które dzieją się obok nas.

Rzeczowe, poparte faktami i opiniami specjalistów reportaże nikogo nie pozostawią obojętnym i co najważniejsze docierając do jak największej rzeszy czytelników odnoszą pozytywny skutek. Jak wynika z opisu nagłośnienie tych spraw poruszyło opinię publiczną a co za tym idzie doprowadziło do ukarania niektórych winnych, do wprowadzenia zmian w prawie i  do polepszenia warunków w zamkniętych instytucjach.

Książka, którą każdy powinien przeczytać.

Świat Książki - 2016 - 236 stron



27 mai 2018

Eleanor Oliphant va très bien (Eleanor Oliphant ma się całkiem dobrze) - Gail Honeyman

Habituellement ce genre d'histoires ne m'attire pas vraiment mais j'ai succombé à quelques bonnes critiques de ce roman écossais.

Eleanor Oliphant est une solitaire plutôt excentrique. Sa vie est rythmée par les journées d'un travail peu passionnant, les weekends arrosés de vodka et les sempiternelles conversations téléphoniques du mercredi avec sa mère. Quand un jour elle s'éprend d'un chanteur elle décide d'élaborer tout un plan pour le conquérir. Au même moment un de ses collègues de travail commence à lui manifester de l'intérêt et son existence, jusqu'à présent plutôt monotone, devient un peu plus excitante quand en sortant du travail ils sauvent la vie d'un sympathique papy.

Le plus grand atout de ce roman est bien évidemment le personnage d'Eleanor qui est une sorte de Bridget Jones mais en version plus tragique. Dès le début on sent qu'il y a une raison à son malaise et à son isolement. Difficile de résister au charme de cette trentenaire hors du commun; son franc parler, sa curiosité, sa naïveté et même ses bizarreries ont gagné ma sympathie. On ne peut pas s'empêcher de sourire à ses bévues mais cette histoire est finalement moins drôle qu'on aurait pu croire de prime abord.

Une lecture assez sympathique et un premier roman plutôt réussi.

Fleuve Editions - 2017 - 432 pages
Traduit par Aline Azoulay-Pacvon






Eleanor Oliphant ma się całkiem dobrze

Ta powieść chodziła za mną już do jakiegoś czasu, sama nie wiem dlaczego bo raczej stronię od tego typu lektur. Zaciekawił mnie opis, zaintrygował tytuł a ostatecznie do jej przeczytania zachęciło mnie kilka dobrych opinii na jej temat.

Eleanor Oliphant wiedzie samotne i raczej monotonne życie. W tygodniu mało pasjonująca praca, co środę rozmowa telefoniczna z mamą a w weekendy telewizor i butelka wódki. Gdy pewnego dnia Eleanor zadurza się w przystojnym piosenkarzu postanawia zrobić wszystko by podbić serce obiektu swoich westchnień. Nieoczekiwanie też zaczyna się nią interesować kolega z pracy i gdy ktoregoś wieczoru ratują życie spotkanego przypadkiem staruszka, szara do tej pory egzystencja nieco ekscentrycznej Eleanor zaczyna nabierać kolorów.

Największą zaletą powieści jest oczywiście jej główna bohaterka. Eleanor Oliphant to taka Bridget Jones w tragiczniejszej wersji. Od początku wiadomo, że jakiś dramat zawarzył na całym jej życiu. Nietuzinkowa Eleanor intryguje, czasami bawi, denerwuje, wzbudza sympatię, smutek a momentami litość. 

Nie jest to może porywająca lektura, którą czyta się z wypiekami na twarzy, nie jest to żadne literackie arcydzieło ale całkiem przyzwoita powieść obyczajowa i raczej udany debiut szkockiej pisarki.

Wydawnictwo Harper Collins - 2017 - 352 strony
Tłumaczenie Magdalena Słysz


14 mai 2018

Silva Rerum - Kristina Sabaliauskaite

Kończąc "Silvę Rerum" pomyślałam sobie że chętnie poznałabym dalsze losy rodziny Narwojszów co jak narazie nie jest możliwe bo do tej pory po polsku ukazała się tylko pierwsza część trylogii a o przetłumaczonych kolejnych dwóch tomach ani widu ani słychu.

Litwa, XVII wiek. Narwojszowie prowadzą raczej spokojne życie w majątku Milkonty po tym jak udało im się uniknąć krwawej śmierci z rąk kozackich napastników, którzy w 1655 roku spustoszyli Wilno. Elżbieta i jej dużo starszy mąż Jan Maciej mają dwójkę dzieci, bliźnięta, Urszulę i Kazimierza. Historia ich ponownie zatacza koło, gdy rodzina postanawia na nowo na jakiś czas przenieść się do Wilna by spełnić marzenie Urszuli, która postanawia zostać świętą i wstąpić do klasztoru. Kazimierz, który cudem unika śmierci w studenckiej bójce zawiera znajomość z wileńskimi wolnomyślicielami, którym przewodzi niejaki Jan Kirdej Biront.

Uwielbiam rodzinne sagi z historią w tle a w "Silvie Rerum" fikcyjne losy bohaterów są umiejetnie powiązane z mniej lub bardziej znanymi faktami historycznymi. Autorka ciekawie opisuje siedemnastowieczne Wilno, burzliwe studenckie życie, zakonne kulisy a także sielski żywot w szlacheckim majątku.

Oprócz rodzinnych perypetii Narwojszów, mądrego i rozsądnego Jana Macieja, niezależnej Elżbiety i ich dwójki dzieci poznajemy też inne, równie ciekawe postaci: ekstrawagancki i wyjątkowo uzdolniony, wspomniany juz Jan Kirdej Biront czy przyjaciel rodziny, francuski miłośnik ślimakow Jan Delamars uzupełniają interesującą i zróżnicowaną galerię portretów.

Napisaną z rozmachem opowieść czyta się właściwie jednym tchem. Brak dialogów czy długie zdania w ogóle mi nie przeszkodziły w jej odbiorze, wręcz przeciwnie, bogaty język i styl są na pewno dodatkowymi atutami tej godnej polecenia książki. Pozostaje mi tylko mieć nadzieję, że w niedługim czasie doczekam się dwóch pozostałych części tej bardzo udanej litewskiej sagi historycznej. 

Wydawnictwo Znak - 2015 - 514 stron
Tlumaczenie Izabela Korybut-Daszkiewicz






30 avril 2018

La valse des arbres et du ciel - Jean-Michel Guenassia

J'ai acheté ce roman, attirée par sa jolie couverture reproduisant un tableau de Van Gogh. Le résumé m'a intriguée et le nom de l'auteur ne m'était pas tout à fait inconnu. En effet, j'avais déjà entendu parler de son fameux "Club des Incorrigibles Optimistes".

Jean-Michel Guenassia imagine les dernières semaines de Vincent Van Gogh quand il arrive à Auvers  sur Oise pour se faire soigner par le Dr Gachet. Il y rencontre Marguerite, la fille du médecin, qui tombe éperdument amoureuse de lui. 

C'est elle qui se confie en nous révélant ses sentiments, ses ambitions, sa haine pour son père. Son récit est enrichi de coupures de presse de l'époque et d'extraits de lettres de Van Gogh, adressées à son frère Théo pour la plupart, qui nous permettent de mieux nous immerger dans l'ambiance de cette fin du XIXème.

Il s'agit d'une fiction qui pourtant n'est pas complètement infondée d'après certains sources, notamment en ce qui concerne le suicide de l'artiste. J'ai bien aimé ce point de vue qui met en lumière un être passionné par l'art, attentionné et moins ombrageux que ce qu'on aurait pu croire. J'ignorais sa soif de créer et sa prolificité à l'époque où il pouvait peindre un tableau par jour.

Le portrait de Marguerite Gachet est tout aussi intéressant. L'image de cette jeune fille indépendante et ambitieuse souffrant de l'absence de sa mère, prématurément décédée, contraste avec celle de son père despotique, cruel et égoïste.

Cette version imaginaire de la fin de vie de Van Gogh m'a donc beaucoup plu, d'autant plus qu'elle est si bien racontée. La qualité de l'écriture, la facilité avec laquelle l'auteur se glisse dans la peau d'une adolescente et des personnages bien incarnés constituent selon moi la belle charpente de ce roman bien réussi.

J'ai partagé cette lecture avec Jostein et je suis curieuse de connaître son avis.

Albin Michel - 2016 - 304 pages










29 avril 2018

La mise à nu - Jean-Philippe Blondel

J'ai été contente de retrouver Jean-Philippe Blondel avec ce nouveau roman. De l'auteur j'avais déjà lu "6h42", "Le Baby-Sitter" et surtout "Un hiver à Paris" qui a été un coup de cœur.

Louis est professeur d'anglais proche de la retraite. Il vit seul après son divorce et le départ de ses deux filles, il mène une vie tranquille dans une petite ville de province. Un soir pour tuer l'ennui il se rend au vernissage d'un de ses anciens élèves devenu un artiste peintre reconnu. Il ne s'attend pas alors à ce que cette rencontre bouleverse son quotidien paisible.

Dans ce roman aux accents autobiographiques l'auteur se sert de ces retrouvailles pour nous parler des liens familiaux qui se délitent, de la solitude, du temps qui passe. Le hasard et les rencontres qu'on fait façonnent notre vie et parfois peuvent la changer complètement. On se rend compte alors que l'image qu'on garde des autres ne correspond pas toujours à la réalité mais finalement on a peu d'occasions de constater ces différences.

J'ai bien aimé cette histoire, le personnage de Louis et cette rencontre avec son ancien élève. Par contre j'ai trouvé le portrait d'Alexandre peu convaincant. Peut-on encore devenir un peintre célèbre de nos jours? J'aurais presque préféré qu'il soit écrivain, acteur ou présentateur vedette pour gagner en crédibilité. 

Mis à part ce petit bémol ce roman se lit sans déplaisir, l'écriture de Jean-Philippe Blondel est toujours aussi plaisante et j'ai passé un agréable moment de lecture.

Buchet-Chastel - 2018 - 256 pages



8 avril 2018

Miłość z kamienia (Amour de pierre) - Grażyna Jagielska

Naprawdę bardzo niewiele książek polskich autorów doczekuje się francuskiego tłumaczenia i żadna z nich nie uchodzi mojej uwadze. Każda polska pozycja na francuskim rynku bardzo mnie cieszy i motywuje do jej przeczytania. Miłość z kamienia jest jedną z nich ale miałam pewne opory by po nią sięgnąć nie bądąc do końca przekonana, że to lektura dla mnie.

Grażyna Jagielska ze wszystkimi objawami syndromu stresu pourazowego trafia na parę miesięcy do kliniki psychiatrycznej. Z rozmów, które prowadzi z napotkanym tam Lucjanem, dowiadujemy się wielu szczegółów z życia ze słynnym korespondentem wojennym, którego nikomu nie trzeba przestawiać. Autorka wnikliwie i szczerze analizuje swoj nietypowy związek z wyjątkowym człowiekiem, całkowicie oddanym niebezpiecznej profesji. Opisuje ich wspólne początki i wzajemne uzależnienie. W pewnym momencie ciężar codziennych spraw, samotność, tkwiące w pamięci obrazy wojennych tragedii i narastający latami strach o męża  przerodziły się w ciężką chorobę psychiczną.  

To bardzo intymne studium opisujace bolesne przeżycia trudnego związku jest też świadectwem silnego uczucia i wzajemnego szacunku, które pomogły w jego przetrwaniu. Czytałam z przejęciem, pełna podziwu dla wieloletniego poświęcenia i ostatecznego kompromisu, które wiele kosztowały każdą ze stron. Bardzo osobista, momentami przejmująca i dobrze napisana książka, która nikogo nie pozostawi obojętnym.

Wydawnictwo Znak - 2013 - 208 stron

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AMOUR DE PIERRE

Je me réjouis de chaque traduction française d'un livre polonais, il y en a si peu.  C'est par hasard que je suis tombée sur Amour de pierre dans ma médiathèque mais comme d'habitude j'ai préféré attendre un peu pour pouvoir le lire en version originale tout en jetant un œil sur quelques passages en français.

Wojciech Jagielski est un grand reporter de guerre, assez connu en Pologne. Grażyna, sa femme est atteinte d'un stress post-traumatique et passe plusieurs mois dans une maison de repos quelque part en Europe. Elle y rencontre Lucien, un autre pensionnaire polonais auquel elle se confie. Grâce à ces échanges nous apprenons beaucoup sur sa vie de couple, pas tout à fait comme les autres. Elle décrit leurs premières années de mariage et leur amour fusionnel. Elle lui révèle sa peur, le poids du quotidien, les images traumatisantes, transmises par son mari, qu'elle n'arrive pas à chasser de sa mémoire. Elle lui confie également sa solitude et son anxiété qui ont marqué sa vie auprès d'un homme passionné par son métier et exposé au danger. C'est sûrement cet amour et l'envie de tout partager avec celui qu'elle aime qui l'ont poussée à l'accompagner quelques fois dans des pays en guerre.

Amour de pierre est un récit très intime des années de souffrance psychique qui a conduit à la maladie. C'est aussi une preuve d'amour, de dévouement, de respect mutuel et finalement de compromis qui ont permis d'éviter un divorce. J'ai lu ce texte avec beaucoup d'intérêt en découvrant le métier de reporter de guerre à la fois excitant et traumatisant. J'ai aussi admiré cette femme qui a tant souffert et qui a passé sa vie de couple à redouter l'appel téléphonique annonçant le décès de son mari. 

Un récit pudique et plein de sincérité qui m'a bouleversée.

J'ai prévu de publier initialement ma chronique pour le mois de l'Europe de l'Est chez Eva, Patrice et Goran mais malheureusement j'ai pris un peu de retard. 



Editions des Équateurs - 2013 - 240 pages
Traduit du polonais par Anna Smolar






29 mars 2018

Les Lisières - Olivier Adam

Si j'apprécie les lectures communes c'est parce qu'elles me permettent de faire baisser ma pile à lire. Quand un livre qui est resté quelques années dans ma bibliothèque s'avère un coup de cœur, je me réjouis d'autant plus. C'est ce qui s'est passé avec Les lisières d'Olivier Adam.

Paul Steiner, le double littéraire d'Olivier Adam, jouit d'une certaine notoriété en tant qu'écrivain. Il vit en Bretagne à proximité de son ex-compagne et de ses deux enfants et souffre beaucoup de cette séparation. Il retourne chez ses parents en banlieue parisienne pour aider son père vivant seul depuis l'hospitalisation de son épouse. Pour Paul c'est l'occasion de rencontrer ses anciennes connaissances mais aussi de dresser le bilan de ces années adolescentes dont il ne garde pas un très bon souvenir.

J'ai retrouvé dans ce roman les thèmes chers à Olivier Adam; un homme solitaire et fragile rattrapé par son passé, la banlieue parisienne qu'il a fuie, les côtes bretonnes et le Japon à la fois inspirants et apaisants.

D'aucuns qualifieraient ce roman de très sombre et pessimiste alors qu'il décrit la vie telle quelle est sans l'enjoliver. Certes, le portrait de la France d'aujourd'hui dressé par l'auteur n'est pas très réjouissant mais il est tellement authentique et son analyse de l'actualité et de la société françaises est si juste.

Je me suis bien sentie en compagnie de Paul Steiner, j'ai aimé son histoire et celle de sa famille, j'ai aimé sa vision du monde qui l'entoure, sa sensibilité et sa franchise. Si j'ai énormément apprécié cette lecture c'est aussi grâce au style direct de l'auteur, si reconnaissable à sa cadence et son rythme soutenus. 

Décidément, je ne me lasse pas des romans d'Olivier Adam et ça tombe bien, j'en ai encore trois dans ma bibliothèque.

J'ai partagé cette lecture avec Jostein

Flammarion - 2012 - 458 pages