Récemment j'ai eu l'occasion de lire en peu de temps deux livres sur les Indiens Ojibwé alors que jusqu'à présent je n'avais jamais entendu parler de ce peuple. Après LaRose, le très beau roman de Louise Erdrich, je découvre enfin "Les étoiles s'éteignent à l'aube" qui me tentait depuis pas mal de temps, j'ignorais pourtant que son auteur est lui même un Indien Ojibwé tout comme les personnages de ce roman.
A 16 ans Frank vit dans une ferme avec un vieil homme qui l'a élevé seul. Son père Eldon dont il ne sait pas grand chose est mourant et demande à Frank de l'emmener dans la montagne sauvage où il veut être enterré. Pendant ces quelques jours qu'ils passeront ensemble au milieu de la nature, Frank va apprendre qu'Eldon n'a pas toujours été cet alcoolique instable qui l'a déçu plus d'une fois. Il saura aussi qui était sa mère ainsi que ce vieil homme à qui il doit tant.
Ce périple m'a rappelé celui de L'homme de l'hiver qui a permis le rapprochement entre un père et un fils, seuls au milieu de la nature sauvage. J'ai beaucoup aimé cette histoire qui souligne l'importance de connaître ses racines familiales pour s'accomplir. Je me suis vite liée d'affection pour Frank, un garçon si mature et sensible et pourtant privé d'amour maternel, un manque qui lui a pesé beaucoup. Je me suis attachée aussi à l'homme qui l'a éduqué et ensuite à son père qui, submergé par son chagrin, a sombré dans l'alcool. Il y a beaucoup de pudeur dans ce roman au style enlevé sans bavardages inutiles ce qui fait tout son charme.
Un roman à la fois rude et émouvant qui a séduit plus d'un lecteur. Alex, Kathel et krol l'ont beaucoup aimé aussi.
Un roman à la fois rude et émouvant qui a séduit plus d'un lecteur. Alex, Kathel et krol l'ont beaucoup aimé aussi.
Editions Zoe - 2015 - 288 pages
Traduit de l'anglais par Christine Raguet
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