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11 novembre 2018

Aleja Niepodległości (Allée de l'Indépendance) - Krzysztof Varga

"Aleja Niepodległości" ukazała się po francusku w 2015 roku a więc kilka lat po polskiej premierze. Jakiś rok później książka znalazła sie w mojej bibliotece gdy przypadkiem trafiłam na nią w księgarni. Polską wersję zakupiłam w zeszłym roku i znów upłynęło kilka miesięcy zanim w końcu zabrałam się za jej lekturę i muszę przyznać, że tę napisaną 8 lat temu satyrę na polską post komunistyczną rzeczywistość czytało mi się wyśmienicie.

Nie spoileruję treści gdy zdradzę, że główny bohater książki Krystian Apostata ginie w katastrofie lotniczej bo autor uśmiercił go już na pierwszej stronie. Ciąg dalszy to historia jego czterdziestoparoletniego życia przed feralnym lotem. To także opowieść o zawartej w dzieciństwie przyjaźni między tym niedoszłym artystą, alkoholikiem samotnie spędzającym noce przy filmach porno i wykreowanym przez media królem parkietu Jakubem Fidelisem. Te dwa skrajnie różne życiorysy, osadzone w Polsce sprzed i po upadku komunizmu, są potraktowane z dużą dozą ironii, którą autor posługuje się po mistrzowsku.

Kipiąca z każdej strony i zaserwowana w najlepszym stylu drwina jest na pewno dużym atutem powieści. Pisarzowi uda o się w niej także umiejętnie połączyć nostalgię i czarny humor; beznadzieję i szarą rzeczywistość równoważy parodia i komizm sytuacji.

Książka o straconych złudzeniach i o kruchości ludzkiej egzystencji, która ma zawsze ten sam koniec; jakkolwiek potoczy się nasze życie śmierć jest nieunikniona i w większości przypadków to nie my decydujemy o tym kiedy i w jaki sposób nas dopada. A gdy nadchodzi koniec zapada "dziwna, niekończąca się cisza". Trudno nie zgodzić się z Andrzejem Stasiukiem, dla którego "Aleja Niepodległości" jest "straszna i zarazem bardzo śmieszna. Melancholijna i bezlitosna."

Moje pierwsze i na pewno nie ostatnie spotkanie z prozą Krzysztofa Vargi.

Wydawnictwo Czarne - 2010 - 270 stron









Allée de l'Indépendance

Comme cela m'arrive assez souvent, je découvre un auteur polonais en tombant sur la traduction française de son livre. J'ai mis un certain temps à me procurer sa version originale qui est parue en Pologne en 2010. Quand je l'ai ouvert je ne savais pas du tout à quoi je devais m'attendre et cela commençait plutôt bien:

 " Lorsque le Boeing 767 de la compagnie aérienne polonaise LOT explosa en plein vol au dessus de l'Atlantique, Krystian Aposta était déjà complètement soûl. Et même, il était bourré comme une pute, totalement niqué par l'alcool, sérieusement déchiré ou encore raide défoncé. Son état juste avant l'explosion de l'avion était digne de toutes les expressions vulgaires ayant trait à l'ébriété dont est capable la langue polonaise, au reste peu inventive".

Je ne vais pas spoiler si je vous révèle que le personnage principal Krystian Aposta périt dans cette catastrophe aérienne, on le sait depuis le début. La suite de ce roman est l'histoire de sa vie et de son ancienne amitié avec Jakub Fidelis, une star des médias alors que Krystian n'est qu'un artiste raté alcoolique. Une enfance et une adolescence semblables dans la Pologne communiste deviennent deux existences différentes dans la Pologne d'aujourd'hui. Si on ressent une certaine nostalgie quand l'auteur remonte dans le temps, il n'en est rien quand il décrit les années suivant l'effondrement du régime communiste en 1989.

J'ai adoré cette satire de la réalité polonaise post communiste dont l'écrivain se moque ouvertement. L'ironie dont il se sert à merveille est présente dans chaque page de ce roman à la fois drôle et tragique. Cette histoire bien ancrée dans le paysage polonais est beaucoup plus profonde et universelle qu'elle en a l'air. Un livre sur les illusions perdues, le sens de la vie et sa fragilité. Quoi qu'on fasse sur cette terre, la mort est inévitable et dans la plupart des cas ce n'est pas nous qui choisissons le moment et la façon dont nous quittons le monde des vivants. Un livre intelligent, bien écrit et une fin surprenante. Un nom que j'ajoute volontiers à ma liste des auteurs polonais préférés.

J'ai quitté ma Pologne natale à l'âge de 25 ans, mon avis est forcément très subjectif. J'aimerais beaucoup connaître le vôtre. Si la lecture de ce roman vous tente, mon exemplaire français est à votre disposition si vous voulez bien publier votre avis sur votre blog et/ou les réseaux sociaux. 

Les Editions Noir sur Blanc - 2015 - 264 pages - traduit du polonais par Agnieszka Żuk


Résumé de l'éditeur:

L’allée de l’Indépendance est l’artère qui relie le centre-ville de Varsovie à ses banlieues sud. Elle traverse Mokotów, un quartier que Krystian Aposta quitte rarement. Il y est né en 1968 et il y est resté. En secondaire, à l’école catholique Saint-Augustin, il s’est lié avec Jakub Fidelis, un garçon du quartier qui lui ressemblait tant qu’on pouvait les confondre. Mais bien vite leurs destins divergent. Fidelis connaît une célébrité fulgurante, il est le danseur que les télés s’arrachent, il fait la une des magazines, tandis qu’Aposta s’enfonce dans l’échec et doit bientôt admettre qu’il est un peintre raté, un de ces artistes conceptuels dont le talent a fait long feu : il passe désormais ses jours à boire et à traîner sur les sites pornos. Entre les deux hommes, il y a Kasia, une éternelle jeune fille à la recherche du grand amour. D’abord ensorcelée par la noirceur d’Aposta, elle finit par rejoindre Fidelis, dont le visage, comme celui de Dorian Gray, échappe aux ravages du temps.
L’allée de l’Indépendance : ce nom sonne amèrement pour la génération de l’auteur et de ses personnages, ceux qui ont eu vingt ans lors de l’émancipation de la Pologne en 1989. Cette liberté tant attendue, qu’en ont-ils retiré ? Qu’ont-ils été capables d’en faire ? Quelles autres chaînes ont remplacé celles de l’idéologie ? Les noms évocateurs des protagonistes, leurs illusions et leurs épreuves, tout nous porte à considérer cette histoire comme une parabole moderne et cruelle sur le sens de la vie.

16 juin 2018

Podpalacz (Pyromane) - Wojciech Chmielarz

Gdy po raz pierwszy zobaczyłam francuskie tłumaczenie "Podpalacza", zupełnie mi do tej pory nieznanego Wojciecha Chmielarza, pomyślałam sobie, że skoro książka trafiła na francuski rynek, musi ona oprócz ciekawej kryminalnej intrygi posiadać także inne zalety. I nie pomyliłam się bo, mimo że nie jestem wielką amatorką kryminałów, pierwsza częsć serii z komisarzem Mortką bardzo przypadła mi do gustu.

W mroźnej Warszawie grasuje niebezpieczny podpalacz. Gdy komisarz Mortka zostaje wezwany do podpalonego domu na Ursynowie dowiaduje się, że to trzeci taki przypadek. Tym razem w płomieniach ginie właściciel willi, biznesmen Jan Kameron, a jego żona z ciężkimi poparzeniami trafia do szpitala. Komisarza czeka niełatwe zadanie, tym bardziej, że jego poczynania nie zawsze spotykają się z aprobatą przełożonych. W śledztwie ma mu pomagać podkomisarz Dariusz Kochan, młody policjant z Ursynowa Skalski i policyjna psycholog Anna Brodka.

Książki nie przeczytałam ale wysłuchałam w świetnej interpretacji Andrzeja Mastalerza. Komisarz Mortka towarzyszył mi podczas joggingów przez ponad dwa tygodnie. Oprócz raczej nietypowego śledztwa, które bardzo mnie wciągnęło i zaskakującego zakończenia, przez te kilkanaście dni zdążyłam się też przywiązać do głównego bohatera z jego problemami, zaletami i wadami. Jako już dwudziestoletnią emigrantkę zaciekawił mnie też obyczajowy aspekt powieści i mala odsłona współczesnej Warszawy, jakiej nie znałam.

Książki słuchało mi się wyśmienicie i wybaczam komisarzowi Mortce jego nieznajomość Wyczółkowskiego czy niektóre prostackie odzywki Kochana.  "Farma lalek" już czeka w kolejce, tym razem w wersji papierowej.

Wydawnictwo Czarne - czyta Andrzej Mastalerz - 10 godzin 39 minut



Pyromane

J'avoue que je ne connaissais pas cet écrivain polonais avant qu'il soit traduit en français. Sans être une grande amatrice de polars j'avais envie de me plonger dans le premier opus avec le commissaire Mortka, d'autant plus que les critiques étaient plutôt élogieuses.

Un incendie suspect a ravagé une villa à Ursynow, un quartier de Varsovie. Quand le commissaire Mortka arrive sur place il apprend que c'est déjà la troisième maison incendiée dans le coin en peu de temps. En revanche c'est la première fois que quelqu'un trouve la mort dans les flammes. Il s'agit du propriétaire de la maison, Jan Kameron, un homme d'affaires au passé trouble. Sa femme,  une chanteuse populaire qui a connu son heure de gloire, se retrouve à l'hôpital gravement brûlée. Les constatations du capitaine des pompiers s'orientent vers l'acte d'un criminel ce que confirmera le rapport de la police scientifique. Un mystérieux pyromane sévit à Varsovie et l'enquête s'annonce difficile.

J'ai découvert ce roman en polonais dans sa version audio et le commissaire Mortka a accompagné mes joggings pendant plus de 15 jours. Cette enquête qui connaît de nombreux rebondissements m'a vraiment absorbée. Mortka finira par débusquer le pyromane mais le dénouement de l'affaire est tout à fait inattendu. Pendant ces deux semaines j'ai eu le temps de m'attacher au personnage principal, un flic intègre qui n'obéit pas toujours à sa hiérarchie. Je me suis intéressée à ses problèmes personnels, son récent divorce et les conflits avec ses colocataires. J'ai aimé me promener dans le rues de Varsovie en plein hiver et ce petit voyage littéraire en Pologne a été pour moi un véritable plaisir.


Le deuxième volume avec le commissaire Mortka "La ferme aux poupées" est déjà dans ma bibliothèque et j'espère que cette nouvelle enquête sera aussi passionnante que la première.


Agullo Editions - 2017 - 416 pages - traduit par Eric Veaux
Le Livre de Poche - 2018 - 448 pages









18 février 2018

Bieguni (Les Pérégrins) - Olga Tokarczuk

Olga Tokarczuk jeszcze mnie nigdy nie zawiodła i byłam pewna, że "Bieguni" to będzie kolejna literacka uczta. Lekturę zaplanowałam wspólnie z Sentinelle z zaprzyjaźnionego francuskojęzycznego blogu by tego samego dnia podzielić się wrażeniami po przeczytaniu tej wyróżnionej nagrodą Nike książki, która doczekała się również francuskiego przekładu.

O ile wspaniała proza tej jednej z moich ulubionych polskich pisarek nie była dla mnie zaskoczeniem, to temat  no i przede wszystkim jego ujęcie byly dla mnie sporą niespodzianką. "Biegunów" trudno określić czy zakwalifikować. To nie jest jedna historia, to zbiór wielu dłuższych i krótszych opowieści, anegdot, przemyśleń mających wspólny mianownik. Wszystkie bowiem łączy podróżowanie a Olga Tokarczuk zafascynowana tym fenomenem pokazała nam różne jego oblicza bo człowiek niesiony najprzeróżniejszymi motywacjami podróżuje od zawsze i nic nie jest w stanie go zatrzymać. Podróżować można na wiele sposobów; w dosłownym tego słowa znaczeniu przemieszczając sie z jednego punktu do drugiego, z jednej półkuli na drugą, z wyspy na stały ląd, piechotą, statkiem czy samolotem. Podróżować też można w czasie cofając się w przeszłość czy wnikając w głąb ludzkiego ciała by odkryć jego tajemnice.

To niezwykle bogate w treść literackie spoiwo łączące osobiste przeżycia, fikcję i historię, zmyślonych bohaterów i autentyczne postaci zadziwia swą oryginalnością, erudycją ale przede wszystkim mistrzowskim przekazem. Książka do wielokrotnego czytania, uniwersalna, ponadczasowa, do której na pewno jeszcze kiedyś wrócę.

Wydawnictwo Literackie - 2007 - 460 stron



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Les Pérégrins

Olga Tokarczuk est l'écrivaine polonaise la plus primée et sans aucun doute ma préférée, elle ne m'a encore jamais déçue. Voici l'un de ses romans les plus connus qui a reçu le prix Nike (équivalent polonais du Goncourt) et l'un des six traduits en français. Je voulais le découvrir depuis longtemps et j'étais ravie de partager cette lecture avec Sentinelle.

Rien à voir avec Sur les ossements des morts qui a été pour moi un coup de cœur. "Les Pérégrins" est un livre inclassable qui m'a éblouie par son érudition sans parler de l'écriture qui m'a encore une fois épatée. C'est un étonnant mélange de récits, d'anecdotes et de réflexions sur le voyage. Un phénomène qui fascine l'auteure et dont elle nous livre les différentes facettes. On peut se déplacer d'un endroit à un autre, d'un continent à un autre, à pied, en avion, en bateau mais on peut aussi voyager dans le temps ou à l'intérieur du corps humain pour découvrir ses secrets. 

Depuis son origine l'homme est en perpétuel mouvement et Olga Tokarczuk nous décrit ses motivations dans un patchwork d'images, d'apparitions et de souvenirs. De courtes histoires tenant sur quelques pages, parfois seulement quelques lignes, des personnages fictifs ou réels forment un ensemble riche et original. J'ai beaucoup aimé ce livre, si différent de mes lectures habituelles. Sans début ni fin, on peut y piocher à volonté pour se régaler de l'imagination de l'auteure, de son intelligence et de son talent à nous livrer un texte à la fois profond et accessible. 

Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas à vous rendre sur le site des Editions Noir sur Blanc et le blog de  Sentinelle dont le billet est précédé de très intéressants carnets de lecture.

Editions Noir sur Blanc - 2010 - 390 pages 
traduit du polonais par Isabelle Jannès Kalinowski 






4 octobre 2017

Mes livres voyageurs

Il y a peu de romans polonais qui ont eu la chance d'être traduits en français. A part Zygmunt Miłoszewski, auteur des polars à succès, la littérature polonaise contemporaine est peu ou pas du tout connue du grand public. Faire découvrir les auteurs polonais a été l'une de mes motivations pour créer ce blog. 

Quand je tombe sur la traduction française d'un roman polonais, c'est plus fort que moi, je l'achète mais c'est en original que je les lis. Souvent j'en possède donc deux exemplaires et je vous propose de découvrir à votre tour trois romans polonais que j'ai beaucoup aimés.

La version française de chaque roman est à votre disposition. Il suffit qu'après votre lecture vous partagiez vos impressions sur votre blog (si vous en avez un) ou sur l'un des réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram). J'aimerais beaucoup que ces livres voyagent entre les lecteurs passionnés, qu'ils soient lus et commentés.

Il s'agit de trois romans dont j'ai parlé sur le blog récemment pour les deux premiers:

La fiancée de Bruno Schulz d'Agata Tuszyńska,

Sonia d'Ignacy Karpowicz et

Sur les ossements des morts d'Olga Tokarczuk, une des écrivaines polonaises les plus connues et les plus primées. Ce roman qui a été un de mes coups de cœur de l'année dernière, a été récemment porté à l'écran par la réalisatrice Agnieszka Holland et le film a été sélectionné candidat polonais aux Oscars. J'ai eu l'occasion de le voir l'été dernier et je l'ai beaucoup aimé. En attendant la version française, vous pouvez visionner la bande annonce en anglais.




Si un de ces trois romans vous tente, n'hésitez surtout pas à me le demander. "Sonia" a déjà fait son premier voyage et attend son prochain lecteur, "La fiancée de Bruno Schulz" et "Sur les ossements des morts" sont impatients de partir.

20 septembre 2017

Bezcenny (Inavouable) - Zygmunt Miłoszewski

Zygmunt Miłoszewski jest bez wątpienia najczęściej ostatnio tłumaczonym na francuski polskim pisarzem. Jego trylogia z prokuratorem Szackim cieszyła się tu sporym powodzeniem. Jak będzie z "Bezcennym", tego jeszcze nie wiem, bo książka ukazała się zaledwie parę dni temu ale pierwsze recenzje są obiecujące. Sam pan Zygmunt właśnie odbywa promocyjną kilkudniową trasę po Francji, jak zawsze w towarzystwie swego równie utalentowanego tłumacza Kamila Barbarskiego i tym razem udało mi się zamienić z nimi parę słów podczas jednego z paryskich spotkań.

"Bezcenny" zabiera nas w karkołomną podróż po Europie i za ocean i co jak co ale pisarzowi na pewno nie można odmówić rozmachu. Umiejętnie skonstruowana intryga wokół zaginionych podczas wojny obrazów i handlu dziełami sztuki, rodzinne sekrety, wartka akcja, szaleńcze gonitwy, nowoczesne technologie to na pewno duże zalety tej porywającej powieści sensacyjno szpiegowskiej. "Bezcenny" to takie skrzyżowanie Kodu Leonarda Da Vinci z Panem Samochodzikiem. Jest światowo, czasami nawet aż za bardzo ale są też i prowincjalne klimaty. Są superbohaterowie i czarne charaktery ale też i zwyczajni mieszkańcy Przemyśla.

Byłoby idalnie bo książka jest napisana w polubionym z trylogii o prokuratorze stylu i czyta się ją wyśmienicie ale według mnie autor racząc nas mało prawdopodobnymi sytuacjami momentami trochę przesadził, że o końcówce nie wspomnę. Naprawdę nie wiem co o niej myśleć, może trzeba ją potraktować z przymrużeniem oka albo odebrać jako swego rodzaju parodię powieści sensacyjno szpiegowskiej? Książka spodoba się amatorom gatunku, ja też mimo wszystko przeczytałam ją z przyjemnością choć brakowało mi trochę ponurej olsztyńsko sandomierskiej atmosfery z kryminalnej trylogii, którą wspominam z dużą nostalgią.

WAB - 2013 - 496 stron
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INAVOUABLE

Ces derniers temps Zygmunt Miłoszewski est sûrement l'auteur polonais le plus traduit en français. J'ai beaucoup aimé sa trilogie avec le procureur Szacki et j'ai profité de mon séjour en Pologne pour me procurer son dernier roman en version originale alors que la traduction française vient tout juste de paraître. 

Dans "Inavouable" l'auteur a choisi de nous emmener dans un périlleux voyage en Europe et en Amérique même s'il n'abandonne pas complètement la province polonaise. L'intrigue autour des tableaux disparus pendant la dernière guerre est très intéressante. Je ne me suis pas ennuyée en compagnie de nos (super) héros plutôt attachants, entre les trafics des œuvres d'art, les courses poursuites et les secrets de famille. Le talent de l'auteur à nous tenir en haleine et à rendre cette lecture addictive est indéniable, son style teinté d'humour et légèrement moqueur est facilement reconnaissable.

J'avoue tout de même que certaines situations m'ont paru un peu trop rocambolesques, y compris le dénouement qui est tellement improbable que je me suis demandée pourquoi l'auteur est allé si loin. En imaginant cette fin c'est comme s'il voulait, en quelque sorte, parodier le roman d'espionnage. Malgré ces quelques reproches, je trouve ce livre plutôt distrayant et j'ai passé un très bon moment de lecture, même si le côté bougon du procureur et la morosité de la province polonaise des romans précédents m'ont un peu manqué.

Fleuve Editions - 2017 - 608 pages - traduit du polonais par Kamil Barbarski





14 septembre 2017

Narzeczona Schulza (La fiancée de Bruno Schulz) - Agata Tuszyńska

Po raz pierwszy o książce usłyszałam, gdy pojawiła się wzmianka o jej nominacji do dwóch prestiżowych francuskich nagród literackich. Choć powieść Agaty Tuszyńskiej nie została nagrodzona, sama nominacja była juz sporym wyróżnieniem. I to była w zasadzie moja jedyna motywacja do jej przeczytania. O Brunonie Schulzu mało co wiedziałam, poza tym że jest autorem "Sklepów cynamonowych" i Sanatorium pod Klepsydrą", tytułów znanych mi zresztą tylko ze słyszenia. Było to też moje pierwsze spotkanie z prozą Agaty Tuszyńskiej, mimo że to jej nie pierwsza przetłumaczona pozycja na francuski.

Mało kto słyszal o Józefinie Szelińskiej i jej czteroletnim związku z drohobyckim artystą i pisarzem i ujęcie tematu z tej perspektywy jest niezwykle interesujące i oryginalne. Agata Tuszyńska zręcznie snuje opowieść o Brunonie Schulzu przez pryzmat tego krótkiego narzeczeństwa stawiając na pierwszym planie tę, która żyła w cieniu zamordowanego przez hitlerowców pisarza. 

Choć sporo możemy się z książki dowiedzieć o życiu i twórczości artysty, najwiekszą jej zaletą jest sposób w jaki autorka połączyla fakty z fikcją literacką. Lubię gdy wyobraźnia pisarska uzupełnia i wzbogaca trudną do zweryfikowania rzeczywistość. Agacie Tyszyńskiej wyszło to po mistrzowsku bo wiarygodnie wciela się w postać i intymny świat zagadkowej Juny. Niezwykle ciekawe są fragmenty nawiązujące do życia literackiego przedwojennej Polski. Trudno też pozostać obojętnym na tragiczne losy polskich Żydow podczas okupacji czy szerzący się antysemityzm w komunistycznej Polsce. Tę niezwykle poruszającą i naładowaną emocjami historię o miłości, straconych złudzeniach, samotności i tworzeniu dodatkowo wzbogacają wplecione w tekst zdjęcia i rysynki Brunona Schulza. Niezapomniana lektura.

Wydawnictwo Literackie - 2015 - 324 strony
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La fiancée de Bruno Schulz

Ce n'est pas le premier roman d'Agata Tuszyńska traduit en français mais c'est le premier à être nommé au Prix Femina et Prix Médicis 2015 ce qui m'a motivée à le découvrir. Je savais très peu de choses sur Bruno Schulz, auteur des fameux recueils de nouvelles "Les Boutiques de cannelle" et "Le sanatorium au croque-mort". J'ignorais l'existence de Józefina Szelińska qui pendant quatre ans a fréquenté l'artiste. 

C'est par le prisme de cette liaison que l’auteure aborde la vie et l'oeuvre de cet écrivain et dessinateur polonais d'origine juive. J'ai appris pas mal de choses sur Bruno Schulz, la vie littéraire de la Pologne d'avant guerre, ses contacts avec Witold Gombrowicz, Stanisław Witkiewicz, Zofia Nałkowska, les grandes figures de la vie artistique polonaise de l'époque. L'auteure aborde également le sort tragique des Juifs polonais pendant l'occupation et l'antisémitisme dans la Pologne communiste. 

Ce qui est tout de même le plus intéressant dans cette biographie romancée c'est l'aisance avec laquelle Agata Tuszyńska s’immisce dans la vie intime de Juna (Józefina) dont on sait très peu de choses. J'aime bien quand la fiction s’entremêle avec les faits connus, quand l'imagination littéraire comble les lacunes de l'histoire. Agata Tuszyńska le fait à merveille ce qui rend ce roman vraiment passionnant. 

Un roman enrichissant et chargé d'émotions que je suis contente d'avoir découvert. Dommage que la version française soit dépourvue de photos et de dessins de Bruno Schulz présents dans l'édition originale.

Si ce livre vous intéresse il peut voyager jusqu'à chez vous. Il suffit juste que vous le commentiez sur votre blog (si vous en avez un) et/ou sur les réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram etc).

Grasset - 2015 - 400 pages - traduit du polonais par Isabelle Jannès-Kalinowski
Quatrième de couverture:« Józefina Szelinska, dite Juna, fut entre 1933 et 1937 la fiancée de Bruno Schulz, peintre et écrivain de génie, âme tourmentée, assassiné en 1942 dans sa ville natale de Drohobycz, en Pologne. Elle fut sa compagne et sa muse. Mais Bruno Schulz était incapable d’aimer, sinon de vivre. Accaparé par sa seule véritable passion – son œuvre –, il devait inexorablement s’éloigner de Juna, et du monde. Elle ne l’oublia jamais, et continua de vivre avec son fantôme jusqu’à sa propre disparition, en 1991. De cette histoire, elle ne dit rien, à personne, pendant près d’un demi-siècle. Après guerre, à la rubrique “état-civil” des formulaires, elle écrivait : “seule”. Voilà pour les faits. Tout le reste n’est que le jeu de l’histoire, de la mémoire et de l’imagination. » – A. T.





10 septembre 2017

Sońka (Sonia) - Ignacy Karpowicz

Myślęże gdybym przypadkiem nie trafiła na "Sońkę" przetłumaczoną na francuski, pewnie nigdy książki Ignacego Karpowicza bym nie przeczytała. Często do moich rąk trafiają powieści polskich pisarzy, które doczekały się francuskiego przekładu. Skoro tak się stało, zapewne mają w sobie coś co sprawia, że warto się nimi zainteresować. Staram się je zawsze czytać w oryginale i z "Sońką" było podobnie. Nie mogłam się powstrzymać od zakupu francuskiej wersji ale cierpliwie poczekałam aż w moje ręce wpadnie pięknie wydany polski egzemplarz powieści.

Książkę czytałam nieśpiesznie delektując sie prozą Karpowicza podczas dwóch wakacyjnych dni. Jeszcze teraz od czasu do czasu ją sobie podczytuję, na przemian po polsku i po francusku. Nie sposób nie wzruszyć się tą przejmującą historią o miłości z góry skazanej na porażkęTrudno pozostać obojętnym na tragiczne losy Sońki w niełatwych wojennych czasach i w miejscu, gdzie kobiece życie niewiele było warte. Zachwyca jej szczerość, prostolinijność, mądrość życiowa i siła przeżycia. 

"Sońka" to pięknie wymalowany portret kobiecy, oryginalnie przekazany bo autor umiejętnie lawiruje pomiędzy deskami teatralnymi a małą wioską na Podlasiu. Ta narracyjna płynność czasowo-przestrzenna mnie bardzo pozytywnie zaskoczyła i dopełniła zachwytu nad opowieścią o zadziwiającej Sońce.

Wydawnictwo Literackie - 2014 - 208 stron


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Sonia

Cet auteur polonais, je ne le connaissais que de nom et un jour je suis tombée par hasard sur la traduction française de "Sonia". Depuis, ce livre était en attente de lecture dans ma bibliothèque. Cet été, en Pologne, je me suis procuré la version originale. D'ailleurs, c'est souvent comme cela que je fais de belles découvertes en littérature polonaise. Si un livre a la chance d'être traduit en français, je me dis qu'il s'agit d'un bon roman et en général c'est la cas.

"Sonia" est l'histoire d'un amour tragique aux temps de guerre, court, intense et sans avenir. Difficile de rester indifférent au triste sort de cette vieille femme qui se confie à Igor, un metteur en scène, dont la voiture tombe en panne dans un coin perdu de la Pologne. Sonia n'a pas échappé à la misère, la violence et les horreurs de la dernière guerre. Elle se croit pourtant chanceuse d'avoir vécu l'amour de sa vie. C'est un beau portrait d'une femme passionnée, forte et courageuse qui m'a beaucoup touchée. 

La narration d'Ignacy Karpowicz nous balade tout en finesse d'un village perdu jusqu'aux planches d'un théâtre de la capitale polonaise où l'histoire suit son cours. J'ai beaucoup apprécié la fluidité avec laquelle on passe d'un lieu à l'autre, parfois même sans s'en rendre compte. C'est un petit bijou qui se déguste tout en douceur le temps d'une journée.

Ce livre vous tente? Vous avez envie de découvrir Ignacy Kasprowicz, un jeune écrivain polonais? C'est très simple. Si vous vous engagez à lire et commenter ce roman sur votre blog (si vous en avez un) et/ou sur les réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram), il peut voyager jusqu'à chez vous. Si vous êtes plusieurs à vouloir le lire et en parler (j'espère en bien), j'en serai ravie. J'aurais un peu de mal à m'en séparer mais il sera sûrement mieux entre les mains de lecteurs passionnés que dans ma bibliothèque où je vais ranger mon exemplaire polonais.

Noir sur Blanc - 2017 - traduit du polonais par Caroline Raszka-Dewez - 192 pages
Quatrième de couverture: 
« L’invité prit tout son temps pour déplier le petit paquet. D’abord, un peu étonné, et curieux aussi, il le soupesa. Il n’était pas bien lourd, sauf que ce qui est important ne pèse jamais bien lourd. »
Un chiffon ensanglanté et un vieux chien au collier marqué de lettres gothiques, une histoire perdue dans la plus terrible des guerres, une histoire de haine et d’humiliation, mais avant tout une histoire de désir et d’amour interdit, puissant, inconcevable, qui fait fi de tout le reste.La Mercedes d’un jeune metteur en scène de Varsovie, Igor Grycowski, tombe en panne à l’entrée d’un hameau de Podlachie. Sonia, une petite vieille dont l’unique fortune est une vache, invite l’étranger dans sa chaumière, lui verse du lait et se met à lui raconter sa vie. Igor saisit en un éclair que le destin de Sonia offre la matière d’une pièce sur le grand, l’impossible amour. Sonia a grandi sans sa mère, elle a été battue et violée par son père, forcée comme une bête aux travaux domestiques. De la sueur, des larmes et du sang, jusqu’à l’arrivée des Allemands dans son village en juin 1941… Mais il apparaît peu à peu que l’histoire de cette passion ne nous parvient pas directement : Igor la traduit à mesure, et surtout il lui applique le langage et les formes du théâtre à la mode. Le lecteur se méfie – c’est bien ce qu’attend de lui Ignacy Karpowicz.