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4 juin 2017

La faute - Michaël Sztanke ~ Alexis Chabert

Une vie en Corée du Nord

Il y a si peu d'ouvrages sur la Corée du Nord, cette couverture rouge a donc tout de suite attiré mon attention. L'auteur a eu l'occasion de visiter le pays trois fois et ce roman graphique est le fruit de ses voyages. L'intrigue est inventée mais les situations et les dialogues sont bien réels.

Chol Il est agent touristique dans la capitale nord coréenne. Il a pour fonction d’accueillir et de surveiller les rares étrangers qui ont eu l'autorisation de pénétrer dans ce pays isolé et hermétique. Comme chaque citoyen, il est obligé de porter le badge représentant les deux précédents dirigeants du pays mais un jour il ne le retrouve plus et à partir de ce moment-là ses ennuis commencent.

L'auteur dresse une image glaçante de ce régime totalitaire où l'état contrôle tout, où le quotidien des habitants n'a rien à envier. Surveillance constante, dénonciations, traque, peur, pauvreté, famine, isolement, une réalité bien triste et bien réelle. J'ai vécu dans un pays communiste mais mon expérience et mes souvenirs n'ont rien à voir avec ce qui se passe dans ce pays où le totalitarisme avec sa propagande et son endoctrinement est poussé à l'extrême. 

Les couleurs de cette bande dessinée n'ont pas pu être mieux choisies, les tons gris pour un quotidien bien sombre et terne, le rouge, symbole du parti communiste omniprésent. Quelques photos prises pendant les voyages documentent cet ouvrage à la fois didactique et bouleversant que j'ai beaucoup apprécié.

Delcourt / Mirages - 2014 - 114 pages

Quelques citations:
"Un million de Nord-Coréens avaient déjà péri lors de la grande famine de 1997."
"La Corée du Nord applique la culpabilité par association. Une famille peut être victime du régime sur trois générations si un de ses membres est reconnu coupable d'opposition ou de faute grave." 
"Les Nord-Coréens ont l'obligation d'aimer leur leader. Ils ne savent pas ce qui se passe à l'extérieur de leur pays. Il peuvent se retrouver en prison à tout moment et pour n'importe quelle raison ... on estime à deux cent mille le nombre de Nord-Coréens enfermés dans des camps de travail."
"Dans les campagnes chinoises du nord, des femmes Nord-Coréennes sont achetées par des paysans. Traquées par le gouvernement chinois et obligées de se cacher, elles n'ont pas d'autre choix que d'accepter cette situation. Les récits de femmes battues, violées ou tenues en esclavage abondent."
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19 mai 2017

Watertown - Jean-Claude Götting

Quand j'ai aperçu cette bande dessinée dans le rayon "nouveautés" de ma médiathèque, je l'ai embarquée aussitôt. J'aime bien les polars en BD et pour celle-ci je me suis laissée tenter par les avis de quelques blogueurs.

Philippe Whiting est un employé des assurances sans histoire. A l'occasion d'une visite chez son frère dans une ville voisine, il tombe par hasard sur une femme qui ressemble étrangement à la vendeuse de la boulangerie où il achetait régulièrement ses gâteaux. Celle-ci a disparu deux ans auparavant, le lendemain de la mort accidentelle du propriétaire de la boutique. La femme nie être la personne qu'il a cru reconnaître. Cela lui semble étrange et il commence à faire des recherches en y consacrant tout son temps et toute son énergie.

J'ai adoré cette enquête parsemée de coïncidences et de disparitions que notre détective en herbe découvre au fur et à mesure. Même si je ne suis pas très fan des dessins aux contours bruts dans les tons jaune gris, je trouve qu'ils connotent parfaitement le récit, très prenant et dont le dénouement m'a vraiment surprise.

Casterman - 2016 - 96 pages
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4 février 2017

La délicatesse - Cyril Bonin

Je n'ai pas lu le roman de David Foenkinos, j'ai vu le film dont je garde quelques images sans plus très bien me rappeler l'intrigue. 

Redécouvrir cette histoire d'amour à travers les planches de Cyril Bonin a été un pur plaisir. Un amour réveillé par un baiser inopiné. Un coup de foudre pour Marcus et un malentendu pour Nathalie. Un homme quelconque qui n'a rien d'un séducteur et une femme triste, belle et travailleuse que tout le monde adore. Le début d'un joli conte de fée moderne naissant sur le lieu de travail.

De belles couleurs et un trait non dépourvu de charme font de cet album plein de tendresse une bande dessinée réussie.
✮✮✮✮✩
Résumé de l'éditeur: Nathalie et François sont heureux, ils s’aiment et semblent avoir la vie devant eux... Mais, un jour, la belle mécanique s’enraye. François décède brutalement. Le cœur de Nathalie, veuve éplorée, devient une forteresse où même les plus grands séducteurs vont se heurter. Sauf un : Markus, un collègue terne et maladroit, sans séduction apparente. Sur un malentendu, il obtient de la belle un baiser volé. Pour cet outsider de l’amour, c’est un signe du destin : il se lance à sa conquête... tout en délicatesse.
Futuropolis - 2016 - 96 pages


27 janvier 2017

Cases blanches - Sylvain Runberg ~ Olivier Martin

Alors que tous les amateurs de BD attendent la parution du 2ème tome du Sentier des Ombres, une série à succès, Vincent Marbier, son dessinateur, a beaucoup de mal à se mettre au travail. Entre footings, festivals, visites de sa librairie préférée, il essaie en vain de trouver l'inspiration. N'ayant pas trop d'idées pour sortir de cette impasse, il n'hésitera pas à faire croire à son éditeur qu'il avait oublié les précieuses planches, tant attendues, dans le train.

Je n'ai pas vraiment accroché au scénario, j'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Vincent qui en fait un peu trop mais j'ai apprécié cette plongée dans le monde de la bande dessinée. L'envers du décor dévoile les difficultés des dessinateurs à s'imposer, leur précarité et la pression des éditeurs. J'ai beaucoup aimé le graphisme et même si cette histoire ne m'a pas touchée plus que ça, j'ai passé plutôt un bon moment en tournant les pages de cet album aux cases joliment dessinées.

Quatrième de couverture: Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d’inspiration depuis plusieurs années après l’énorme succès qu’a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l’album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d’imaginer arrêter la carrière de dessinateur. De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la presse et l’incontournable festival de Saint-Malo, Vincent s’engage dans la quête de l’inspiration retrouvée dans un récit didactique et haletant au cœur de la création et des coulisses de l’édition BD.
Grand Angle - 2015 - 82 pages
✮✮✮✩✩

19 janvier 2017

Zaï Zaï Zaï Zaï - Fabcaro

Sans sa vignette "Coup de cœur de la bibliothèque", je serais sûrement passée à côté de ce petit album dont la couverture n'a rien d'accrocheur. Et ça aurait été dommage de se priver de cette histoire déjantée et pleine d'humour.

Partir en cavale à cause d'une carte de fidélité oubliée dans la poche d'un pantalon, rien de plus prometteur. Loufoque jusqu'au bout, cette bande dessinée est une satire réussie de notre société de consommation, des médias et de la politique. Des situations absurdes qui dénoncent les préjugés, les apparences, la rumeur, les clichés. Pas vraiment conquise par le dessin et la couleur, je m'y suis habituée au fil des pages.

C'est fin, intelligent, très drôle et plein de dérision.

Petit accent polonais:
En bonus,  quelques phrases en polonais, volontairement non traduites, qui m'ont bien amusée. 
✮✮✮✮✩
Présentation de l'éditeur:
Pour n'avoir pu présenter sa carte de fidélité au supermarché, un auteur de bandes dessinées est confronté à un vigile avec qui il a une altercation. Il parvient à s'enfuir et sa traque par la police provoque une réaction en chaîne: les médias s'emballent, la société se divise.

Editions 6 pieds sous terre - 2015




12 janvier 2017

Les esclaves oubliés de Tromelin - Sylvain Savoia

Avant de découvrir cette bande dessinée, je n'avais qu'une vague connaissance de ce tragique épisode dans l'histoire de l'esclavagisme, par contre le nom de l'auteur ne m'était pas inconnu. J'ai adoré sa série avec Marzi qui, à travers les aventures d'une petite fille, nous livre une chronique de la vie quotidienne dans la Pologne communiste des années 1980.

Sylvain Savoia a participé à l'une des expéditions archéologiques sur l'île de Tromelin. Cet album alterne reportage détaillé et personnel de cette expérience et histoire du naufrage et de ses survivants. Le dessinateur a essayé de retracer la vie de ces esclaves rescapés pendant 15 ans qu'a duré leur infortune.

J'ai vraiment apprécié de me plonger dans cette incroyable aventure tantôt à travers une chronique retraçant la vie quotidienne et le travail d'une équipe de chercheurs sur ce petit bout de terre, tantôt à travers l'histoire romancée de Simavio, une jeune esclave malgache qui a pu être sauvée, en même temps que sa mère, son bébé et six autres femmes. On imagine difficilement la vie sur cet îlot sablonneux difficile d'accès, balayé par les vents, presque sans ressources et envahi par les bernard l'hermite. Une maigre source leur donnait l'eau nécessaire et ils se nourrissaient essentiellement en attrapant des oiseaux, nombreux sur l'île.

Ce magnifique album, à la fois émouvant et instructif, est un bel hommage à ces esclaves oubliés, libres et prisonniers en même temps, que le destin a mis à rude épreuve. C'est également un témoignage fort de la survie dans des conditions extrêmes.

✮✮✮✮✮

Quatrième de couverture:
En 1761, un vaisseau de la Compagnie des Indes fait naufrage sur un îlot perdu de l'océan Indien. Quatre-vingts esclaves vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n'est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que l'enseigne de vaisseau Tromelin portera secours à huit rescapés: sept femmes et un enfant de huit mois. 
Max Guérout, archéologue et ancien officier de marine, a monté plusieurs expéditions pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Il a invité le dessinateur Sylvain Savoia à les rejoindre lors d'une expédition sur l'île de Tromelin. De là est né ce livre: une bande dessinée qui redonne la parole à ces esclaves oubliés, mêlée au journal de bord d'une mission archéologique. Après le succès international de "Marzi", Sylvain Savoia offre à nouveau aux lecteurs une magnifique leçon d'humanité et de dignité.

Dupuis - 2015 - 120 pages


29 décembre 2016

Rouge comme la neige - Christian de Metter

Je serais sûrement passée à côté de cette bande dessinée, si je n'étais pas tombée sur l'avis enthousiaste d'une blogueuse. Je l'avais aperçue dans ma médiathèque et même si j'aime beaucoup le graphisme de Christian de Metter, ce western ne me tentait vraiment pas.

Finalement, j'ai passé un bon moment en découvrant cette histoire au scénario captivant, digne d'un bon film du Far West, et au dénouement inattendu. Le récit est triste, parfois dur et cruel comme l'était la vie des habitants de l'Ouest américain au siècle dernier. Le dessin monochrome avec quelques touches de rouge de temps à autre, s'y prête parfaitement. Une belle BD.

C'est grâce à Violette que je me suis décidée à l'emprunter.

✮✮✮✮✩
Quatrième de couverture:
Cela fait six ans que la veuve Mackinley a perdu son mari à la bataille de Woundeed Knee ainsi que sa fille, disparue mystérieusement quelques mois plus tard. L'annonce d'un procès en ville vient rouvrir les blessures du passé: ce Buck Macfly que l'on accuse de kidnapping semble savoir où se trouverait Abby. Mais il ne parlera qu'un échange de sa liberté. Commence alors une cavale désespérée pour une mère en quête de vérité.

Casterman - 2014 - 112 pages



28 octobre 2016

Les beaux étés - Zidrou & Jordi Lafebre

1. Cap au sud!

A force de la voir un peu partout, j'ai eu, moi aussi, envie de feuilleter cette bande dessinée qui avait l'air tout à fait sympathique. 

Aucune déception à la découverte de l'album, drôle et touchant, dont j'ai aimé l'histoire et le dessin. Un moment agréable en compagnie d'une famille belge en route pour les vacances, tant attendues. 

Une histoire sur l'insouciance de l'enfance, la magie des vacances en famille, les tracas du quotidien, les illusions perdues, la maladie, un scénario efficace dicté par la vie. Une lecture distrayante qui correspondait exactement à mes attentes.

Avis enthousiaste de Violette

Quatrième de couverture:
Cette série ne contient ni bagarres sanguinolentes ni complots internationaux. Elle parle de la vie, la vraie. La vie - jolie - de gens qui, l'année durant, travaillent dur pour se payer des vacances d'été. Avec la famille Faldérault, direction les vacances!

Dargaud - 2015 - 58 pages




9 octobre 2016

La mort dans l'âme - Sylvain Ricard ~ Isaac Wens

Quand je tombe sur un "coup de cœur de la bibliothèque" à la section bande dessinée, en général je n'hésite pas longtemps.

"La mort dans l'âme" aborde avec beaucoup de pudeur le thème de la fin de vie. C'est l'histoire d'un père atteint d'un cancer en phase terminale et d'un fils en souffrance face à cette situation; la mort proche et inéluctable d'un être cher. Il n'est jamais évident ni pour le malade ni pour son entourage de renoncer aux traitement curatifs pour ne s'en tenir qu'à des soins de confort. Une fois le pas franchi, un service de soins palliatifs est un lieu adapté, et pour certains nécessaire, pour que cette fin de vie soit la plus digne possible en limitant dans la mesure du possible les souffrances physiques et psychiques.

Tout en accompagnant M. Vanadris pendant ses dernières semaines admis dans une structure adaptée, sont évoquées avec beaucoup de délicatesse les questions de la foi, de l’impuissance des proches et de l'euthanasie. Les soins palliatifs sont une sorte d'alternative quand la mort est proche et annoncée:
"Le sujet de l'euthanasie n'est de toute façon applicable que pour les cas des souffrances désespères mais jamais dans le cadre d'une fin de vie digne et certaine. Les soins palliatifs sont une lutte contre la souffrance de la personne sous toutes ses formes, ils se proposent comme solution à la demande d'euthanasie active mais ils ne faut surtout pas la confondre avec le souhait de non acharnement thérapeutique." 
C'est là le message fort de cette bande dessinée qui touche et questionne en même temps. Très bien servie par le dessin monochrome aux traits bruts cette histoire, qui traite un sujet difficile et des moments douloureux, est pour moi une réussite.


Quatrième de couverture:
Nous avons tous deux vies:
La vraie, celle que nous rêvons dans l'enfance,
Que nous continuons de rêver adultes, sur fond de brouillard;
La fausse, celle que nous partageons avec les autres,
La vie pratique, la vie utile, 
Celle où l'on finit dans un cercueil.

                             Fernando Pessoa Fragments d'un voyage inutile

Futuropolis - 2011 - 130 pages

28 juillet 2016

Le fantôme arménien - Laure Marchand ~ Guillaume Perrier ~ Thomas Azuélos

Je rencontre beaucoup d'Arméniens dans mon travail et tous ces noms se terminant par -ian me sont familiers. Quand je suis tombée sur cette bande dessinée, je me doutais bien, avant même de lire son résumé, qu'il parlait du génocide arménien et je voulais en savoir un peu plus.

En forme de reportage, cette BD décrit le voyage en Turquie de Varoujan, en compagnie de sa femme, où il organise une exposition sur les rescapés du massacre. Diyarbakir, la capitale kurde de Turquie, est le point de départ de ce pèlerinage. C'est cette ville qui abritait la plus grande cathédrale du Moyen Orient avant que les Turcs la dévastent. Des 70 000 Arméniens qui peuplaient la ville et ses environs, il n'en restait que 3000 après 1915. La région de Dersim où Varoujan et Brigitte se rendent ensuite, majoritairement kurde et alévie, a connu aussi un autre génocide, celui de 1937, qui a décimé la population arménienne. Puis, ils empruntent la route de  la déportation pour atteindre Bogazdere, le village natal du grand-père de Varoujan qui a trouvé refuge en France. Lors de ce voyage, le couple fait de belles rencontres avec les descendants des rescapés, qui, pour survivre et ne pas trahir leur origine, n'ont pas d'autre choix que de se fondre dans la population turque et de pratiquer la religion musulmane.

C'est un beau témoignage aux couleurs kaki d'un retour aux origines sur les traces d'un peuple meurtri. A la fois instructive et émouvante, cette bande dessinée est une réussite.

Quatrième de couverture:
C'est l'histoire d'un réveil ou selon les mots de Varoujan d'un véritable "saut dans le réel". Jusqu'en 2013, Varoujan n'avait jamais envisagé d'aller en Turquie, au risque de "piétiner les ossements de ses ancêtres". Le voyage jusqu'à cet "Auschwitz à ciel ouvert" n'est pas seulement un pèlerinage. Varoujan et sa femme Brigitte partent à la rencontre des descendants des Arméniens qui sont restés en Turquie et qui ont réchappé au massacre. Car aujourd'hui ces Arméniens kurdes, turcs, alévis, musulmans, sortent de l'ombre, racontent leur histoire et aspirent à retrouver une identité perdue dans un pays qui continue de nier officiellement, cent ans après, le génocide.

Futuropolis - 2015 - 130 pages

GROS MOT chez Enna

20 juillet 2016

Le beau voyage - Springer ~ Zidrou

Léa est une jeune femme qui travaille dans le show-biz. Le jour où elle se fait voler son téléphone portable, son père, gravement malade, l'appelle pour la dernière fois et tombe sur la messagerie. C'est sa tante qui lui apprend son décès.

Elle revient dans la maison familiale et de vieux souvenirs d'enfance resurgissent, pas très réjouissants pour la plupart mais il y a eu quelques bons moments aussi. C'est une BD pleine de nostalgie, d'amertume et de regrets mais "Qui a dit que la vie était un Beau Voyage"? Je l'ai repérée chez krol et comme elle, j'ai préféré la relire pour mieux l'apprécier.


Quatrième de couverture:
Comme Léa, chacun de nous voyage avec, dans ses bagages, son souvenir préféré, son numéro 1. On le gonfle de temps en temps, à la manière d'une bouée, pour s'aider à rester à la surface de la vie. Chacun a également, dans ses poches, un souvenir lourd comme une poignée de cailloux, un souvenir que l'entraîne au fond de la piscine. Qui a dit que la vie était un "Beau Voyage"?

Dargaud - 2013 - 56 pages
VOYAGE chez Enna

13 juillet 2016

Le temps perdu - Rodolphe ~ Vink

Cet album est une petite merveille. J'ai d'abord été attirée par les dessins mais je me suis dit qu'avec un titre pareil, cette bande dessinée devait raconter une belle histoire.

De retour d'un salon, Guillaume, dessinateur de bande dessinée, fait étape à l'hôtel "Le temps perdu". D'étranges gravures décorent sa chambre...

Il y a de la magie, de la nostalgie, des souvenirs d'enfance et de l'amour dans ce conte de fée.

Les dessins sont d'une finesse, d'une légèreté et d'un réalisme remarquables. En cadeau, à la fin, des esquisses de Vink. Un bijou de bande dessinée.

Quatrième de couverture:
Au kilomètre 51 de la N711, il était un lieu où mon passé et mon avenir se croisaient. Et je m'y étais arrêté par hasard.

Galerie Daniel Maghen - 2014 - 74 pages