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11 novembre 2018

Aleja Niepodległości (Allée de l'Indépendance) - Krzysztof Varga

"Aleja Niepodległości" ukazała się po francusku w 2015 roku a więc kilka lat po polskiej premierze. Jakiś rok później książka znalazła sie w mojej bibliotece gdy przypadkiem trafiłam na nią w księgarni. Polską wersję zakupiłam w zeszłym roku i znów upłynęło kilka miesięcy zanim w końcu zabrałam się za jej lekturę i muszę przyznać, że tę napisaną 8 lat temu satyrę na polską post komunistyczną rzeczywistość czytało mi się wyśmienicie.

Nie spoileruję treści gdy zdradzę, że główny bohater książki Krystian Apostata ginie w katastrofie lotniczej bo autor uśmiercił go już na pierwszej stronie. Ciąg dalszy to historia jego czterdziestoparoletniego życia przed feralnym lotem. To także opowieść o zawartej w dzieciństwie przyjaźni między tym niedoszłym artystą, alkoholikiem samotnie spędzającym noce przy filmach porno i wykreowanym przez media królem parkietu Jakubem Fidelisem. Te dwa skrajnie różne życiorysy, osadzone w Polsce sprzed i po upadku komunizmu, są potraktowane z dużą dozą ironii, którą autor posługuje się po mistrzowsku.

Kipiąca z każdej strony i zaserwowana w najlepszym stylu drwina jest na pewno dużym atutem powieści. Pisarzowi uda o się w niej także umiejętnie połączyć nostalgię i czarny humor; beznadzieję i szarą rzeczywistość równoważy parodia i komizm sytuacji.

Książka o straconych złudzeniach i o kruchości ludzkiej egzystencji, która ma zawsze ten sam koniec; jakkolwiek potoczy się nasze życie śmierć jest nieunikniona i w większości przypadków to nie my decydujemy o tym kiedy i w jaki sposób nas dopada. A gdy nadchodzi koniec zapada "dziwna, niekończąca się cisza". Trudno nie zgodzić się z Andrzejem Stasiukiem, dla którego "Aleja Niepodległości" jest "straszna i zarazem bardzo śmieszna. Melancholijna i bezlitosna."

Moje pierwsze i na pewno nie ostatnie spotkanie z prozą Krzysztofa Vargi.

Wydawnictwo Czarne - 2010 - 270 stron









Allée de l'Indépendance

Comme cela m'arrive assez souvent, je découvre un auteur polonais en tombant sur la traduction française de son livre. J'ai mis un certain temps à me procurer sa version originale qui est parue en Pologne en 2010. Quand je l'ai ouvert je ne savais pas du tout à quoi je devais m'attendre et cela commençait plutôt bien:

 " Lorsque le Boeing 767 de la compagnie aérienne polonaise LOT explosa en plein vol au dessus de l'Atlantique, Krystian Aposta était déjà complètement soûl. Et même, il était bourré comme une pute, totalement niqué par l'alcool, sérieusement déchiré ou encore raide défoncé. Son état juste avant l'explosion de l'avion était digne de toutes les expressions vulgaires ayant trait à l'ébriété dont est capable la langue polonaise, au reste peu inventive".

Je ne vais pas spoiler si je vous révèle que le personnage principal Krystian Aposta périt dans cette catastrophe aérienne, on le sait depuis le début. La suite de ce roman est l'histoire de sa vie et de son ancienne amitié avec Jakub Fidelis, une star des médias alors que Krystian n'est qu'un artiste raté alcoolique. Une enfance et une adolescence semblables dans la Pologne communiste deviennent deux existences différentes dans la Pologne d'aujourd'hui. Si on ressent une certaine nostalgie quand l'auteur remonte dans le temps, il n'en est rien quand il décrit les années suivant l'effondrement du régime communiste en 1989.

J'ai adoré cette satire de la réalité polonaise post communiste dont l'écrivain se moque ouvertement. L'ironie dont il se sert à merveille est présente dans chaque page de ce roman à la fois drôle et tragique. Cette histoire bien ancrée dans le paysage polonais est beaucoup plus profonde et universelle qu'elle en a l'air. Un livre sur les illusions perdues, le sens de la vie et sa fragilité. Quoi qu'on fasse sur cette terre, la mort est inévitable et dans la plupart des cas ce n'est pas nous qui choisissons le moment et la façon dont nous quittons le monde des vivants. Un livre intelligent, bien écrit et une fin surprenante. Un nom que j'ajoute volontiers à ma liste des auteurs polonais préférés.

J'ai quitté ma Pologne natale à l'âge de 25 ans, mon avis est forcément très subjectif. J'aimerais beaucoup connaître le vôtre. Si la lecture de ce roman vous tente, mon exemplaire français est à votre disposition si vous voulez bien publier votre avis sur votre blog et/ou les réseaux sociaux. 

Les Editions Noir sur Blanc - 2015 - 264 pages - traduit du polonais par Agnieszka Żuk


Résumé de l'éditeur:

L’allée de l’Indépendance est l’artère qui relie le centre-ville de Varsovie à ses banlieues sud. Elle traverse Mokotów, un quartier que Krystian Aposta quitte rarement. Il y est né en 1968 et il y est resté. En secondaire, à l’école catholique Saint-Augustin, il s’est lié avec Jakub Fidelis, un garçon du quartier qui lui ressemblait tant qu’on pouvait les confondre. Mais bien vite leurs destins divergent. Fidelis connaît une célébrité fulgurante, il est le danseur que les télés s’arrachent, il fait la une des magazines, tandis qu’Aposta s’enfonce dans l’échec et doit bientôt admettre qu’il est un peintre raté, un de ces artistes conceptuels dont le talent a fait long feu : il passe désormais ses jours à boire et à traîner sur les sites pornos. Entre les deux hommes, il y a Kasia, une éternelle jeune fille à la recherche du grand amour. D’abord ensorcelée par la noirceur d’Aposta, elle finit par rejoindre Fidelis, dont le visage, comme celui de Dorian Gray, échappe aux ravages du temps.
L’allée de l’Indépendance : ce nom sonne amèrement pour la génération de l’auteur et de ses personnages, ceux qui ont eu vingt ans lors de l’émancipation de la Pologne en 1989. Cette liberté tant attendue, qu’en ont-ils retiré ? Qu’ont-ils été capables d’en faire ? Quelles autres chaînes ont remplacé celles de l’idéologie ? Les noms évocateurs des protagonistes, leurs illusions et leurs épreuves, tout nous porte à considérer cette histoire comme une parabole moderne et cruelle sur le sens de la vie.

1 juin 2018

Testament à l'anglaise (Rodzinna afera) - Jonathan Coe

Après avoir lu "La Maison du sommeil" de Jonathan Coe que j'ai beaucoup aimé je me suis dit que je poursuivrais la découverte de cet auteur. L'occasion s'est présentée quand "Testament à l'anglaise" a été sélectionné par les membres du Blogoclub pour la lecture commune du 1er juin.

Dans ce pavé de plus de 600 pages on fait connaissance avec quelques membres d'une illustre famille de l'aristocratie anglaise. Les Winshaw aiment par dessus tout le pouvoir et l'argent. Tous les moyens sont utilisés pour parvenir à leurs fins. Seule Tabitha Winshaw, considérée comme folle, fait de l'ombre au parfait tableau familial. C'est elle qui est à l'initiative de la rédaction d'une véritable chronique sur sa famille qu'elle méprise profondément. Elle soupçonne que la mort d'un de ses frères n'est pas accidentelle et elle confie ce travail d'enquête à Michael Owen, un écrivain méconnu du grand public. Tout en pénétrant dans l'intimité du clan Winshaw c'est aussi son histoire qu'on découvre.

En dépeignant avec férocité une famille dont plusieurs membres occupent des postes stratégiques dans la finance, le gouvernement et les médias, Jonathan Coe s'attaque à tout le système d'un état moderne où seuls l'argent et la soif du pouvoir comptent véritablement. Dans chaque portrait plus cynique l'un que l'autre il dénonce l'immoralité, la brutalité et la cruauté de certains hauts responsables. Ecrit dans les années 90 ce roman fait écho à l'ascension de Saddam Hussein, l'invasion du Koweït par l'Irak et l'implication britannique dans la Guerre du Golfe, mais 30 ans plus tard le monde n'a pas tellement changé. Il y a donc beaucoup de politique, un peu trop à mon goût et certains passages m'ont un peu ennuyée mais l'intrigue est parfaitement ficelée, la manière dont l'auteur a lié l'histoire des Winshaw à celle de Michael est remarquable sans parler de la partie finale qui m'a bluffée. 

Oscillant entre polar captivant et satire décapante de la haute société britannique ce roman globalement m'a beaucoup plu mais j'ai été moins intéressée par certains développements politiques. Tout compte fait ma préférence va à ma précédente découverte de Jonathan Coe mais je ne m'arrêterai pas en si bon chemin.

Folio - 1997 - 688 pages
Traduit par Jean Pavans




14 janvier 2018

Luz ou le temps sauvage (Luz jak światło) - Elsa Osorio

Après la lecture de "La garçonnière" d'Hélène Grémillon qui évoque les atrocités de la dictature en Argentine dans les années 1970, on m'a conseillé de lire "Luz ou le temps sauvage" qui est une véritable plongée dans cette époque-là.

Nous faisons connaissance de Luz à Madrid. Elle y rencontre un certain Carlos qui est en réalité son père biologique, retrouvé après de longues recherches. Luz est une jeune épouse et maman épanouie qui découvre à l'âge adulte qu'elle était la fille d'opposants politiques, l'un de ces "bébés volés" donné en adoption à un couple proche d'un militaire haut gradé. C'est seulement à la naissance de son fils qu'elle commence à se douter de quelque chose et avec beaucoup d'obstination se met à enquêter sur ses origines.

C'est à Carlos que Luz confie ses recherches depuis sa naissance et jusqu'à son adolescence et sa vie d'adulte. Son histoire personnelle est étroitement liée avec celle de son pays, une Argentine sous le joug de la dictature militaire. Le récit de Luz nous plonge dans ces temps pleins d'abominations faites aux prisonniers politiques (détention dans des camps, tortures, disparitions) et dans les recherches des disparus par les "Grands-mères de la place de Mai". Ce livre relate ces tristes événements mais il est aussi une véritable quête d'identité et l'histoire de familles déchirées.

Malgré plusieurs fils narratifs et de nombreux protagonistes je m'y suis facilement retrouvée et j'avais du mal à lâcher ce roman qui est absolument passionnant. Un récit bouleversant fait de rebondissements et de drames. Un de mes coups de cœur de l'année dernière et je me réjouis de la parution d'un nouveau roman d'Elsa Osorio prévue pour ce mois de janvier.

Métailié - 2000 - 356 pages - traduit de l'espagnol par François Gaudry


Luz
jak światło

Jeszcze do niedawna tak naprawdę nie miałam pojęcia do jakich okrucieństw doszło w Argentynie w latach siedemdziesiątych za czasów dyktatury wojskowej. Po przeczytaniu jednej z francuskich powieści, która nawiązywała do tych tragicznych wydarzeń, polecono mi sięgnięcie po "Luz jak światło" Elsy Osorio, która jest jeszcze bardziej wstrząsająca.

Luz jest młodą mężatką i mamą rocznego synka. Poznajemy ją w trakcie podróży do Madrytu, gdzie spotyka się z niejakim Carlosem, który w rzeczywistości jest jej biologicznym ojcem. Luz już jako dorosła kobieta po wielu poszukiwaniach dowiaduje się, że jako niemowlę została adoptowana  i pozbawiona swojej prawdziwej tożsamości a jej rodzicami byli opozycjoniści wojskowej junty.

To w trakcie rozmowy z Carlosem dowiadujemy się o wielu szczegółach z życia Luz; jej narodziny i pierwsze dni życia owiane tajemnicą, okres dojrzewania i wreszcie pierwsze kroki w dorosłość. Jej losy są ścisle związane z historią Argentyny z okresu dyktatury wojskowej. Jej opowieść niezwykle realistycznie opisuje tamte czasy nie szczędząc drastycznych detali. Więzienie, tortury a nie rzadko śmierć groziły wszystkim, którzy nie zgadzali się z rządami wojskowych. Tysiące ofiar, z którymi niewiadomo co się tak naprawdę stało, setki niemowląt odebranych zamordowanym rodzicom i ich rodziny pozostawione bez jakichkolwiek wieści, to Argentyna sprzed czterdziestu lat. 

Elsa Osorio niezwykle ciekawie odtwarza tamtą smutną rzeczywistość ale "Luz jak światło" jest także historią o skomplikowanych rodzinnych relacjach i o poszukiwaniu własnej tożsamości. Naprzemienna narracja, wydarzenia przedstawione z różnych punktów widzenia, sporo interesujących postaci i narastające napięcie sprawiają, że książkę czyta się jak bardzo dobry thriller, którego nie ma się ochoty przerwać. Jest to jedna z moich najlepszych przeczytanych powieści ubiegłego roku i na pewno sięgnę po inne pozycje tej pisarki, niestety nie po polsku bo jak do tej pory tylko ta książka doczekała się polskiego tłumaczenia.

Wydawnictwo Foksal - 2012 - 452 strony - tłumaczenie Wojciech Gilewski


6 janvier 2018

Dygot - Jakub Małecki

Podczas gdy wszyscy się zachwycali "Rdzą" ja zdecydowałam się sięgnąć po równie zachwalaną wcześniejszą powieść Jakuba Małeckiego. Tym samym miniony rok zakończyłam bardzo pozytywnym akcentem bo "Dygot" okazał się moim absolutnym hitem 2017 roku.

Poznajemy naprzemiennie losy dwóch polskich trochę nietypowych rodzin, od czasów przedwojennych po współczesność. Milka Gelda w dzieciństwie cudem uniknęła śmierci po wybuchu niewypału i po tym nieszczęśliwym wypadku pozostały jej szpetne blizny na całym ciele. Wiktor Labendowicz jest albinosem dzielnie stawiającym czoła nieustającym obelgom i zaczepkom ze strony otoczenia. Tych dwóch wyrodków, naznaczonych przez los, połączy miłość, chwilowe wytchnienie w ich niełatwym żywocie.

Jakub Małecki pisze w taki sposób, że ani na chwilę nie miałam ochoty przerwać tej fascynującej wiejskiej eskapady po Wielkopolsce. Sięgając po "Dygot" możemy przeczytać o polskiej wsi, takiej jaka była i pewnie ciągle gdzieś tam jest (biednej i zabobonnej) i takiej, jaka nam się marzy (autentycznej i magicznej). Tragizm w połączeniu ze sporą dawką humoru okazał się świetną kombinacją bo bulwersujące losy bohaterów i kumulację nieszczęść równoważą czasami wręcz komiczne sytuacje. Całości dopełnia rodzinna tajemnica i kryminalny wątek. 

Jest to osobliwa historia o życiu, które zatacza krąg, o cierpieniu i radości, o ludzkich pragnieniach i słabościach. Niezwykła atmosfera, niecodzienne postaci, świetny język, po prostu wspaniała książka.

Wydawnictwo SQN - 2015 - 320 stron

30 septembre 2017

Nos années sauvages (Nie posiadamy się ze szczęścia) - Karen Joy Fowler

Tous ceux qui ont lu ce roman et qui ont partagé leurs impressions de lecture savent qu'il est n'est pas facile d'en parler et le résumer est quasiment impossible. Je me rappelle avoir lu pas mal de chroniques le concernant et je félicite tous ceux qui m'ont donné envie de l'acheter.  "Stupéfiant", "bizarre" ou "déroutant" ont été les adjectifs le plus souvent employés. Il est vrai que la surprise a été totale et je répéterai après les autres que c'est un roman assez insolite et je suis très contente de cette découverte.

C'est l'histoire d'une jeune femme pas tout à fait comme les autres, de sa famille un peu particulière et de l'intensité des liens familiaux. Il y est question des souvenirs d'enfance et de la perception des événements passés, différente pour chaque individu. Le roman n'est pas dénué d'humour ni de personnages un peu cocasses ce qui ne nuit pas à sa profondeur. Je l'ai aimé pour l'originalité de l'histoire et de la forme. 

C'est un livre plein de charme dont je ne parlerai pas davantage pour préserver le plaisir de sa lecture à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Quelques citations:
Le coucher de soleil qu'on voit sera toujours plus beau que celui qu'on ne voit pas. 
La parole est un moyen de communication si imprécis que je me demande parfois pourquoi nous nous donnons tant de mal.
Les mots prononcés transformaient le savoir individuel en savoir commun, et une fois qu'on avait sauté le pas, il n'y avait pas de retour en arrière possible.
Il y a des moment pour se plaindre de nos parents et il y a des moments pour les remercier.
Presses de la Cité - 2016 - 368 pages  - traduit de l'américain par Karine Lalechère.

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NIE posiadamy SIĘ ZE SZCZĘŚCIA


Ci, którzy książkę już przeczytali wiedzą, że niełatwo cokolwiek o niej napisać by nie zdradzić o czym i o kim opowiada. Przeczytałam sporo opinii na jej temat i "zaskakująca", "dziwna", "niespotykana "to były słowa, które powracały w nich najczęściej. Dziś, gdy poznałam historię "Nie posiadamy się ze szczęścia" mogę tylko potwierdzić, że książka jest rzeczywiście osobliwa a jej lektura była dla mnie sporym zaskoczeniem.

Jest to historia Rosemary, która tylko z pozoru wydaje się być zwyczajną młodą kobietą, historia pewnej rodziny, nietypowej i niepodobnej do innych. Powieść o tym jak wielką rolę odgrywają wczesne lata dzieciństwa, o tym jak różnie odbieramy te same słowa czy wydarzenia i jak mogą one zaważyć na naszym życiu. Sporo w niej humoru, niecodziennych sytuacji, nieszablonowych postaci ale też i głębokich refleksji na temat rodzinnych więzów i postrzegania świata. Książka, którą polubiłam za oryginalność treści i formy i która na pewno jest warta przeczytania.

Wydawnictwo Poradnia K - 2016 - 352 strony - tłumaczenie Kamila Sławińska


7 septembre 2017

L'homme de la montagne (Gdyby nie ona) - Joyce Maynard

"L'homme de la montagne" est le deuxième roman de Rachel Maynard que j'ai lu après "Les filles de l'ouragan" que j'avais beaucoup aimé. Je m'attendais donc à passer un bon moment de lecture ce qui fut le cas mais mon enthousiasme a été altéré par quelques petits bémols.

Rachel et sa sœur Patty vivent avec leur mère au nord de San Fransisco dans un endroit plutôt calme et paisible. Jusqu'à ce qu'une série de meurtres de jeunes femmes fasse la une des journaux pendant plusieurs mois. C'est le père des fillettes, l'inspecteur Torricelli, qui sera à la tête de cette interminable enquête.

J'ai aimé le récit de Rachel qui revient sur l'été de ses 13 ans où tout a commencé. Ses liens forts avec Patty, leurs jeux dans la forêt, l'amour inconditionnel pour son père, le divorce de ses parents, leur précarité et cette affaire de l’Étrangleur à laquelle son père consacre tout son temps. Si j'ai bien aimé suivre les deux sœurs qui passent beaucoup de temps ensemble, j'ai un peu moins apprécié les passages où Rachel use de la notoriété de son père pour se faire valoir auprès de ses copines ainsi que ses premières expériences amoureuses. J'aurais bien voulu que la mère soit un peu plus présente dans l'histoire. J'ai eu de la sympathie pour cette amoureuse de livres, un peu dépressive et dépassée par le quotidien. Il aurait été intéressant de connaître son histoire, sa version des faits, ses ressentis. Quant à l'enquête, je trouve qu'elle traîne un peu en longueur et a du mal à rebondir. Les meurtres s'enchaînent, on a l'impression que cette affaire ne sera jamais résolue.

Malgré ces quelques réserves, j'ai passé un agréable moment en compagnie des deux adolescentes, d'autant plus que l'écriture de Joyce Maynard est fluide et plaisante. A la fois thriller psychologique et roman d'apprentissage, ce roman qui nous tient en haleine est en même temps un touchant regard sur l'adolescence. Il nous livre plein de réflexions sur la famille, la vie, le temps qui passe et cela a été pour moi une parfaite lecture de vacances.

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune du blogoclub et je publie mon avis avec quelques jours de retard à cause d'un petit incident à l'occasion de travaux qui m'a privée d'internet pendant plus d'une semaine.

Editions 10/18 - 2015 - 360 pages



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Gdyby nie ona

"Gdyby nie ona" jest moim drugim spotkaniem z tą amerykańską pisarką, dość we Francji popularną, w Polsce trochę mniej bo do tej pory tylko cztery jej powieści zostały przełożone na polski. Szkoda, bo myślę, że znalazłyby uznanie polskich czytelników.

Trzynastoletnia Rachel mieszka ze swoją młodszą o dwa lata siostrą Patty i matką w dość spokojnym zakątku w pobliżu San Fracisco. Spokojnym dopóki okolicy nie nawiedzi seryjny morderca, który upodobał sobie młode kobiety lubiące samotne wyprawy do lasu. Śledztwem kieruje ojciec dziewczynek, przystojny inspektor Toricelli, który bez reszty oddaje się skomplikowanej sprawie.

Narratorką jest Rachel, która już jako uznana pisarka powraca wspomnieniami do wydarzeń sprzed lat. Beztroskie i szczęśliwe dzieciństwo przed rozwodem rodziców, silne więzy łączące dwie siostry, ich wspólne zabawy w lesie, niekończące się śledztwo, które zupełnie pochłania czas ukochanego ojca i depresja matki, która ciężko wiążąc koniec z końcem, zaniedbuje nastolatki. To świat widziany oczami rezolutnej trzynastolatki z dużą wyobraźnią.

Książkę czytało mi się całkiem przyjemnie, choc fragmenty opisujące zabiegi Rachel o względy swoich pseudo przyjaciółek czy jej pierwsze doświadczenia seksualne miejscami są nużące. Samo śledztwo trochę się ciągnie i w pewnym momencie ma się wrażenie, że nigdy nie zostanie rozwiązane. Szkoda też, że tak niewiele dowiadujemy się o matce dziewczynek, która mimo swego małego zaangażowania w wychowanie córek wzbudziła moją sympatię. Mimo tych kilku minusów, moje kolejne spotkanie z Joyce Maynard mogę uznać za udane. "Gdyby nie ona" jest umiejętnym połączeniem powieści o dojrzewaniu z psychologicznym thrillerem i ta nostalgiczna a zarazem trzymająca w napięciu historia na pewno jest warta przeczytania.

Wydawnictwo Muza - 2015 - 400 stron - tłumaczenie Agnieszka Jędrzejewska


30 juillet 2017

Vernon Subutex 1 - Virginie Despentes

La récente sortie de Vernon Subutex 3 m'a incitée à lire enfin le premier opus de cette trilogie à succès. Cela a été également ma première rencontre avec Virginie Despentes.

Vernon, ancien disquaire, au chômage depuis que sa boutique a fait faillite, se voit retirer ses droits au RSA. Sans ressources et privé de l'aide de son ancien ami chanteur, récemment décédé, lequel de temps en temps lui payait son loyer, il est obligé de quitter son appartement. Commence alors une errance pendant laquelle il est logé par ses connaissances avant finalement de se retrouver à la rue.

J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Vernon, un gars plutôt sympathique, qui malgré sa situation peu réjouissante ne se laisse pas abattre et profite de ses nombreux contacts pour trouver un coin où dormir. Difficile de s'ennuyer avec un personnage aussi cocasse qui s'entoure d'individus tout aussi pittoresques. Cette galerie de portraits, souvent extravagants et à la marge de la société, est vraiment très intéressante. Côtoyer tous ces gens dans leurs univers variés s'est avéré une expérience hors du commun que je ne manquerai pas de renouveler, d'autant plus que le style de Virginie Despentes me plaît beaucoup. J'ai apprécié son propos mordant et sans concession qui m'a un peu plus fait connaître les faces obscures de la société actuelle.

Grasset - 2015 - 400 pages



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VERNON SUBUTEX

Niedawno wydana trzecia część trylogii właśnie podbija francuski rynek wydawniczy a ja w końcu zdecydowałam się sięgnąć po jej pierwszy tom. Było to też moje pierwsze spotkanie z popularną i niepokorną Virginie Despentes.

Vernon, były właściciel sklepu z płytami na bezrobociu prowadzi raczej beztroskie życie do czasu gdy pewnego dnia kończy mu się prawo do przysługującego mu do tej pory zasiłku. Sytuacja pogarsza się, gdy umiera jego znajomy, dość znany piosenkarz, który od czasu do czasu opłacał mu czynsz. W tym momencie nie pozostaje mu nic innego jak opuścić własne mieszkanie by kątem pomieszkiwać u swoich dalszych czy bliższych znajomych by i tak w efekcie znaleźć się na ulicy.

Niesamowita lektura, która zabrała mnie w podróż po ciemnych zakamarkach dzisiejszego francuskiego społeczeństwa. Vernon, który absolutnie nie jest wzorem do naśladowania, ma swoisty urok, któremu trudno się oprzeć a barwna galeria portretów, stworzona przez Virginie Despentes jest niezwykle interesująca. Trudno się nudzić śledząc losy nietuzinkowego bohatera i jego ekstrawaganckich znajomych nie tylko ze środowiska showbiznesu. Książka o obłudzie, zepsuciu, konsumpcjoniźmie i wyrachowaniu współczesnego świata napisana w lekko kąśliwym, bezpardonowym i pełnym werwy stylu, który bardzo mi przypadł do gustu. Świetny pierwszy opus literackiego fenomenu ostatnich lat. Polecam.

Wydawnictwo Otwarte - 2016 - 376 stron - tłumaczenie Jacek Giszczak

29 juin 2017

Juste avant le bonheur (Dwie sekundy przed cudem) - Agnès Ledig

La toute récente parution de ce roman en polonais m'a incitée à le sortir enfin de ma bibliothèque et tout en entamant la lecture de mon premier livre d'Agnès Ledig, je me demandais si je partagerais l’engouement général qu'il a suscité.

Julie élève seule son petit garçon de trois ans. Pour survivre, elle travaille en tant que caissière dans un supermarché. Elle ne peut pas compter sur ses parents ni sur le père de son enfant, son seul soutien est une amie d'enfance. Malgré la précarité dans laquelle elle se trouve, Julie garde le moral et ne se laisse pas abattre par les difficultés de la vie quotidienne. Tant bien que mal, elle essaie de faire au mieux pour que le petit Ludovic qu'elle adore, ne manque de rien. Un jour, son chemin croise celui de Paul qui, ému par cette jeune femme en train d'essuyer une larme, lui propose de venir avec lui en vacances en Bretagne. Les vacances qui vont bouleverser à jamais leurs existences mais aussi celle du grand fils de Paul qui les accompagne.

Un roman truffé de clichés; une pauvre caissière pleine de courage et un riche célibataire, tout juste quitté par sa femme, qui tombe sous le charme de la jeune maman, sans oublier le fils, un jeune veuf, qui a du mal à retrouver le goût de la vie. Tout est tellement prévisible. Une histoire qui ne m'a pas du tout convaincue ni emportée autant que je l'aurais souhaité malgré le drame qui survient et auquel il est difficile de rester indifférent. La relation entre Julie et son petit Ludovic est assez touchante et la fin est porteuse d'espoir. Le roman se lit facilement et je ne regrette pas ma lecture mais je m'attendais à moins de banalités, moins de pathos sans parler de l'écriture qui ne m'a pas non plus enthousiasmée.

Pocket - 2013 - 336 pages
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DWIE SEKUNDY PRZED CUDEM


Powieść Agnès Ledig ukazała się we Francji w 2013 i spotkała się z dość dużym entuzjazmem czytelników. Kieszkonkową wersję ksiażki posiadałam już od jakiegoś czasu i ukazanie się polskiego tłumaczenia było dobrą okazją by w końcu po nią sięgnąć.

Julie sama wychowuje swojego trzyletniego synka i pracując jako kasjerka w supermarkecie ciężko wiąże koniec z końcem. Nie ma żadnego oparcia w rodzicach, którzy się od niej odsunęli, nie wspominając o ojcu dziecka. Mimo trudnej sytuacji Julie się nie poddaje i dzielnie stawia czolo życiowym przeszkodom by zapewnić synkowi możliwie beztroskie dzieciństwo. Pewnego dnia Julie poznaje pewnego sześćdziesięciolatka, który nieoczekiwanie proponuje jej wspólne jesienne wakacje w Bretanii. Towarzyszy im syn Paula, który nie może się odnaleźć po samobójstwie żony. Te razem spędzone dni na zawsze odmienią losy naszych bohaterów.

Chyba trudno o bardziej banalną historię, biedna ale pełna optymizmu kasjerka, która przypadkiem trafia na porzuconego przez żonę starszego pana. Ten oczywiście nie ma żadnych finansowych problemów i wzruszony losem młodej mamy proponuje jej wspólny pobyt nad morzem. Mimo dramatu, który się rozegra i który poruszy każdego, powieść nie wzbudziła we mnie większego entuzjazmu. Agnès Ledig z czułością opisuje matczyną bezwarunkową miłość i trudno pozostac obojętnym na jej cierpienie znając osobiste przeżycia autorki. Nie ukrywam, że w pewym momencie ja też uroniłam łezkę ale ta łatwo przewidywalna, momentami patetyczna i napisana w przeciętnym stylu historia absolutnie mnie nie zachwyciła. Nie żałuję mojego pierwszego spotkania z twórczością Agnès Ledig ale przed następnym zapewne się powstrzymam.

Andromeda - 2017 - 319 strony - tlumaczenie Eliza Kasprzak-Kozikowska


11 mai 2017

Szum - Magdalena Tulli

Książka trafiła do mnie przypadkiem w ramach koleżeńskiej wymiany. O autorce oczywiście wcześniej już słyszałam ale nie miałam do tej pory okazji przeczytać żadnej jej powieści. 

"Szum" mnie nie zachwycił ani nie poruszył choć temat wydawać by się mogło budzący emocje. W tej autobiograficznej powieści autorka powraca do niezbyt łatwego dzieciństwa naznaczonego samotnością i niezrozumieniem. W rodzinie z tragiczną obozową przeszłością, o której matka woli milczeć, z mało obecnym ojcem, mającą  zawsze rację ciotką i stawianym za wzorzec kuzynem, ciężko jest się jej odnaleźćZapewne szczere osobiste przeżycia przekazane są bez upiększania i bezimiennie. Trudno mi było się choć trochę utożsamić z główną bohaterką czy wykrzesać do niej odrobinę sympatii, tym bardziej że, by zaistnieć i zwrócić na siebie uwagę w szkole i w domu, często ucieka do agresji i matka nierzadko jest wzywana do szkoły, która nie toleruje żadnych wybryków.

Książkę  odebrałam jako swojego rodzaju terapię  będącą rozliczeniem się  pisarki z rodziną i z przeszłością, z którą do tej pory się zmaga i tego rodzaju autofikcja coraz mniej mnie zachwyca. Mimo że te przelane na papier nierzadko bolesne wspomnienia nie wzruszyły mnie tak jak się tego spodziewałam, kiedyś jeszcze powrócę do twórczości Magdaleny Tulli bo jej język i styl, będące jak dla mnie największym atutem "Szumu", są na pewno warte tego bym dała autorce drugą szansę. 

Znak literanova - 2014 - 192 strony

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